Aujourd’hui 20 novembre, journée de la réhabilitation de la marche à pied. Nous sommes nombreux, ici et là, à l’avoir célébrée à notre façon, y compris en musique !
Pour nous (prs 57 et 67, unis dans la militance, comme toujours), ce fut Strasbourg. Mal partie, la journée, des bouchons de folie pour arriver en ville. Encore un coup des grévistes du rail pour prendre en otage la journée des fonctionnaires. Belle belle manif, et même pas de pluie. On avait eu raison de ne pas rester en Lorraine. Des milliers de grévistes de tous les secteurs. Drapeaux et banderoles. Pancartes pleines d’humour, mais aussi d’amertume, devant tant d’impudence. Un peu partout, on demandait nous aussi 140% d’augmentation. Des enseignants déterminés à ne pas s’en laisser conter, mais qui savent compter, oui oui. Des parents d’élèves solidaires. Des gaziers, des électriciens, des postiers, des étudiants plein plein, même des policiers, comme je vous le dis ! En grandes vedettes : les cheminots ! Bien sûr ! D’un peu partout, on leur disait : Bravo les gars ! Quelques-uns s’essayaient même au : Merci camarades ! Sarko the first a dû avoir les oreilles qui chauffaient, avec tous les jolis slogans qu’on lui a susurré dans les tuyaux. Un chouette concert sous les fenêtres de la presse locale les DNA, ça c'était drôlement sympa, curieux de voir comment ils vont relayer l'événement demain... Un bien beau moment, comme vous le racontent les photos (droits réservés prs 57 !!!). On a terminé au bistrot, comme on avait commencé… Une très belle journée, je vous dis. Sauf peut-être un truc, un couac, oh trois fois rien, les infos ce matin, à la radio. On interroge une représentante éminente de l’opposition. Ségolène quelque chose, si j’ai bonne mémoire. Bien évidemment, on lui demande son sentiment sur les mouvements sociaux, ben oui, c’est quand même l’opposition… Et qu’est-ce qu’elle répond, à votre avis ? La même chose que Woerth, Bertrand, Fillon et leurs copains : que les grévistes prennent les français en otage… En otage, elle aussi. Celle qui a demandé aux travailleurs de voter pour elle, il y a un peu plus de six mois… Je vous prie de croire que les types, ce n’est pas demain qu’ils vont se laisser convaincre. Tu te retiens pour ne pas flanquer ton poste par la fenêtre, parce que, malgré tout, il te reste un brin de raison… Mais ça a failli. La prochaine fois, je vous promets que je le fais, et tant pis pour qui passera dessous, et si c’est elle, eh bien tant mieux !
brigitte blang prs 57