Un comité du groupe Trèves vient d’annoncer la fermeture de l’usine PTPM d’Aÿ (Marne). Alors que le groupe a bénéficié du Fonds d’Etat de modernisation des équipements automobiles à hauteur de 55 millions d’euros, 700 emplois seraient supprimés en France, dont 130 à Aÿ. L’argent public, notre argent, serait donc utilisé pour fermer des sites et licencier.
Le groupe Trèves, sous traitant, est confronté aux diktats des donneurs d’ordre de l’industrie automobile (PSA, Audi, etc.) qui exigent une baisse sans fin des coûts de production. Mais il profite du contexte actuel de crise pour « restructurer » et pousser à la délocalisation.
Avec la complicité du gouvernement, la direction fait le choix de la casse, au lieu de développer les savoir-faire, de rechercher des alternatives et de nouveaux débouchés industriels, comme le proposent les salariés et leurs représentants. Il y a une alternative, que je soutiens, ce qui rend encore plus scandaleux le coup de force du groupe Trèves qui a bénéficié de l’appui du gouvernement, particulièrement du Ministre Luc Chatel. La course folle à la rentabilité capitaliste est à l’origine de la crise générale que nous connaissons. Au lieu de changer de politique, le MEDEF et la droite veulent franchir un pas de plus dans la désindustrialisation de notre pays ; quitte à abandonner des fleurons de l’industrie et à gâcher du savoir faire. Le député UMP Philippe Martin a démontré une fois de plus qu’il est complice de cette stratégie.
C’est un mépris pour les salariés, les familles, et pour les territoires.
C’est inacceptable et il n’est pas question de laisser faire. La solidarité doit continuer. La PTPM aurait déjà disparu sans la mobilisation des salariés et des habitants du bassin de vie, et sans l’intervention du Conseil régional notamment ces 3 dernières années. Aujourd’hui la lutte doit s’amplifier pour empêcher ce mauvais coup.
Karine Jarry
Conseillère régionale de Champagne-Ardenne
Présidente du groupe communiste