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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante de gauche.


le salon où il cause...

Publié par prs 57 sur 25 Février 2008, 00:00am

Catégories : #prs57

salon.jpgLe dernier salon où l’on va

Monsieur le président qui habitez à l’Élysée, c’est encore moi. Vous allez dire, celle-là, elle insiste. Oui, j’insiste. Mais il faut dire aussi de votre côté, vous ne faîtes pas beaucoup d’effort pour me rendre la vie facile. Déjà depuis deux ou trois semaines, vous m’agaciez, vous m’énerviez, vous me rendiez tout chiffon. Là, depuis hier soir, vous me rendez triste. Triste pour mon si beau pays que j’aime tant. Le pays de Jaurès, d’Hugo, de Beaumarchais, un pays qu’on nous envie tellement que le monde entier vient le voir de partout. Et aussi le regarde, ça n'est pas rien. Anecdotique l’épisode du salon de l’Agriculture ? Sûrement, oui. Si c’était un quidam de passage, un peu échauffé par le goûtage de boissons diverses et variées. Celui-là se fait bousculer, il se fâche, il envoie des noms d’oiseau au malotru. Ce n’est pas bien civil, mais on ne va pas en faire un fromage non plus…  Ça nous est arrivé mille et mille fois. Mais là, tout de même ? Vous êtes, faudrait-il vous le rappeler, le Président de ce pays. Le Président, avec tout ce que ce mot sous-entend de grandeur, de contenance, de maintien, et de maîtrise de soi. Vous voilà donc arrivé au salon. Le salon où l’on mange, où l’on meugle, bêle, piaille, grogne, hennit, tout cela dans une ambiance surréaliste, des types en costard, d’autres en salopette, d’autres encore en costumes régionaux. Vous aviez l’air aussi à l’aise en ce lieu incongru pour vous, le champion du clinquant Fouquet’s, que moi à une procession de la Fête-Dieu, c’est pour vous dire. Bonjour à droite, sourire un peu crispé à gauche, poignées de mains et sourire commercial. Et puis, boum, ça  a fini par déraper, comme l’autre jour avec les marins-pêcheurs ou les cheminots. Il aura donc suffi qu’un gars vous dise que de vous serrer la louche, ça ne l’inspirait pas plus que ça, les jolis mots fleuris se sont pointés. Alors oui, depuis ce matin, chacun y va de son couplet, le type n’aurait pas été bien poli, vous étiez fatigué, la foule, la chaleur, tout ça. On veut bien. Mais, vous êtes le président, monsieur Sarkozy. Mon président aussi, même si je vous jure que je n’ai pas fait grand-chose pour que vous en arriviez là… !  Alors, personne ne vous a forcé à le devenir. Vous l’êtes parce que vous l’avez bien voulu. Et quoi qu’en pensent vos amis, vos soutiens, vos partisans, à ce poste-là, le minimum, c’est de garder ses nerfs. Ça va faire comment lors d’un sommet international si un de vos petits camarades de jeu vous fait comprendre qu’il n’est pas sur la même longueur d’ondes que vous ? Vous allez le traiter de quoi ? Et puis vous nous faîtes ce caprice à un moment bien mal choisi. Juste quand votre ministre « des écoles et des gens qui sont dedans » venait de nous faire savoir qu’en toutes circonstances, il faut rester maître de son langage et de ses gestes. Ça tombe mal, ce coup de sang. Je comprends, le Conseil Constitutionnel vous met des bâtons dans les roues avec une loi que vous vouliez nous fourguer en douce, vous êtes en mauvaise posture dans les sondages, vous pensiez que vos épousailles avec une princesse en papier glacé allait vous réconcilier avec le bon peuple, vous vous étiez imaginé qu’un pays, ça fonctionne comme Neuilly, à coup de champagne et de petits fours. Et bien non. Mauvaise pioche… C’est du sérieux, figurez-vous. On n’est pas là (que) pour rigoler. Il faut aussi se tartiner les paysans pas contents, les cheminots fâchés, les fonctionnaires en rogne, les gardiens de le Constitution qui ne sont pas tous vos copains et vous font des tracasseries, les grosses dames à biser, les petits enfants à dorloter, madame Merkel à flatter, et encore vous n’êtes pas allé à Buckingham ! C’est pour tout ça que je suis triste, depuis hier soir. Parce que je pense sincèrement, monsieur le président, que mon beau pays vaut mieux que ça. En un mot, vous ne le méritez pas, ce pays d’art et de culture, de bonnes manières et de langage châtié, de bons vins et de mets délicats, d’amour et de tendresse, d’idées et de liberté. Il est trop bien pour vous ce pays. Et ça, c’est insupportable pour qui a un peu d’amour-propre. Il va falloir que vous vous en rendiez compte, et pas trop tard, s’il vous plait. Parce que nous, ici et là, bientôt on ne va plus pouvoir continuer à faire semblant. Au cas où certains auraient même commencé...
brigitte  blang pour prs 57

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D
Un type dit à Chirac: " Connard! " Chirac s'avance, lui tend la main et répond: " Enchanté! Moi, c'est Chirac..." L'art et la manière d'adapter sa répartie à l'air du temps. Quand on vous le dit qu'il finira par nous le rendre sympathique, le corrézien.
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S
Ah oué.                                        
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