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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante de gauche.


un mot d'Henri Emmanuelli

Publié par prs 57 sur 12 Février 2008, 00:00am

Catégories : #un petit tour chez les socialistes

L'incroyable aveu de N. Sarkozy

Que le Président de la République ait pris la responsabilité, durant la campagne électorale, d’affirmer son choix en faveur d’une procédure de ratification parlementaire pour le « mini-traité » (curieuse dénomination), ne choquera que celles et ceux qui pouvaient croire, naïvement, que seul le peuple français détient la légitimité pour confirmer ou infirmer son choix du 29 mai 2005.

Mais qu’il vienne expliquer à la télévision, à l’occasion d’une communication unilatérale qui rappelle les mœurs des régimes où les journalistes étaient en uniforme, que l’éviction du peuple français du processus de décision était une condition posée par nos partenaires pour parvenir à un accord est proprement stupéfiant.

Je le cite : « il fallait, qu’en cas d’accord, nous nous engagions à le faire approuver [le traité] par voie parlementaire ».

Si je comprends bien le français, cela signifie que nos partenaires (qui, quand, où ?) ont posé comme condition à leur acquiescement une clause d’éviction du peuple français.

Croyant avoir mal entendu, j’ai attendu la retranscription écrite pour être sûr de ne pas me tromper. Pour être sûr qu’un Président de la République française avait accepté de se laisser dicter par des chefs d’Etats étrangers la nécessité d’évincer son propre peuple ! De s’entendre dire, en substance, et d’y consentir : « d’accord, mais à la condition que vous vous engagiez à mettre vos électeurs hors jeu ».

A l’occasion, on aimerait connaître l’identité de ces grands démocrates. Mais que dire de la conception qu’a le chef de l’Etat de son rôle ? Que subodorer sur l’estime qu’il porte aux françaises et aux français ? Que penser de l’opinion qu’il nourrit – avec ou sans le concours de sa plume parlante – sur la véritable substance de la démocratie au pays de Rousseau et du contrat social ? Où trouvera-t-il sa place dans le futur musée Charles de Gaulle : au stand des incongruités ? Force est de constater, pourtant, que ce manquement aux principes essentiels qui fondent notre démocratie aura fait couler moins d’encre qu’un présumé SMS, ou les déboires de Monsieur Martinon à Neuilly-sur-Seine : on vit sans doute les époques que l’on mérite ! Peu importe que le roi confonde son sceptre avec un joystick, les gazettes commentent les faits de cour.

Et que dire des silences et des connivences ubuesques, du lâche soulagement du Parti auquel j’appartiens : ne voit-il pas que le désastre programmé n’épargnera personne ?


 

(Ouf, on est rassuré, d'autres que nous, et pas n'importe qui, de surcroît, pensent aussi que le véritable scandale de la semaine se trouve bien dans ces deux votes honteux de lundi et de jeudi derniers.)

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J
(vu sur le site de Henri EMMANNUELLI Par Jfloris)<br /> "Oui je suis passionnément pour l’Europe. Oui je crois que l’avenir de la France ne peut se concevoir hors de l’Europe… mais au fait qu’elle Europe ?Celle des boutiquiers ou celle des citoyens, celle des financiers ou celle des peuples. Tout le débat est là.Et le PS avait la possibilité d’imposer une remise à plat des orientations fondamentales en bloquant cette révision constitutionnelle envoyant ainsi :-une mise en demeure au président de la République de respecter les citoyens en les consultant à l’aide d’un référendum-un message fort à nos partenaires européens leur indiquant que les objectifs de l’Europe (de notre avenir) avaient besoin d’être redéfinis.Et le PS s’est aplati, et d’éminents ( ?) responsables du PS ont joué les faux culs.Et j’ai honte.Et je suis en colère.Comment vais-je me justifier auprès de mes petits enfants d’avoir appartenu à un parti complice de cette forfaiture ? Je ne vois maintenant plus qu’une solution, leur apprendre à se comporter comme des salauds envers les autres. C’est plus efficace que la solidarité, la justice et l’ouverture aux autres.Heureusement je n’avais pas encore envoyé ma cotisation pour 2008. J’aurai au moins la satisfaction d’en faire bénéficier une asso ou une fondation.Adieu camarades socialistes je me tire de la nef des fous. Et j’en pleure."
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