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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante de gauche.


que du lourd, dans l'actu...

Publié par prs 57 sur 12 Février 2008, 00:00am

Catégories : #prs57

Les petits bonheurs d’un week-end.  

C’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de rire de la droite, en un bon peu de mois, dans notre beau pays. Alors depuis hier, tu parles si on se marre. L’affaire se passe en banlieue. C’est une sombre histoire de voyous et de traîtrise. Le parrain, il a nommé un filleul, pour lui succéder on va dire. Un garçon pas franchement charismatique, le menton mollasson, et rien que de le voir, tu sens la poignée de main pas bien énergique et le regard un peu fuyant. Juste ce il faut pour être manipulé sans que ça se voie trop, on l’a choisi pour ça. Bon, le parrain, il l’a bombardé candidat. Il n’a pas vraiment convaincu les foules, l’héritier. Et pourtant, il était le protégé de la femme du patron. Alors, bien sûr, le jour où il y a eu de l’eau dans le gaz entre le parrain et sa régulière, il est légèrement tombé en disgrâce, le jeunot. Le fils du parrain, pendant ce temps-là, il s’est glissé dans les habits du possible repreneur de la boutique. Eh ! Logique ! Puisqu’héritier il doit y avoir, autant qu’il soit légitime, tant qu’à faire. (Surtout que vous l’avez vu le fils Sarko ? le portrait de son père, en blond, avec des cheveux, et le même sourire carnassier… Nom d’un chien ! On n’a pas fini de les voir, la dynastie a encore de beaux jours devant elle…) Et voilà le travail. Tout le monde s’énerve, tout le monde crie au loup, mais à mon pauvre avis, on ne saura pas de si tôt qui a flanqué un coup de canif dans le contrat. Ah la la, il s’en passe de belles en banlieue, ma pauv’ dame ! Y compris dans les plus fréquentables…. Depuis des mois, le président nous avait habitués à  semer la zizanie chez nous. Si à présent il se met à faire pareil dans sa famille, là, on  a peut-être un peu d'espoir, et on n'a pas fini de rigoler...

Quoi d’autre ? Le feuilleton SMS. Alors ça, quand même, c’est comme dans une série télé, non ? Certains disent il l’a envoyé, d’autres, mais non, mais non, pas du tout et d’abord il est raide dingue de Carla ; qu’est-ce que tu veux qu’il lui envoie encore des textos à l’autre ? Voilà quand même un type que 53% de citoyens responsables ont envoyé à la tête d’un des plus grands pays de la planète. Et ce gars-là, il se fait piéger comme un collégien avec son portable. Si ça se trouve, ce n'est même pas Cécilia qui l'a reçu le SMS.  Parce que finalement, vraie ou pas, cette salade, ce n’est pas le propos. Ce qui compte, c’est qu’on nous soûle avec ça depuis des jours et des lunes. Ils ont envoyé la secrétaire d’État aux Droits de l’Homme en première ligne. Il fallait bien ça, au minimum, pour contrer l'adversaire dans un scandale humanitaire comme celui-là, non? Charognards, qu’elle les a appelés, les journalistes. Charognards. Comme elle y va ! D’abord, il n’y a pas eu mort d’homme, pour commencer, donc pas de charogne. Mais, si on admet que ce sont bien des charognards, c’est que la victime est un cadavre… C’est une blague, cette histoire, une blague de potache et on en fait une affaire d’État. Quelle misère…

Ça, c’était dans la journée. Le soir, comme souvent devant la télé, on choisit le truc le plus facile qui puisse exister. Hier soir, bonne pioche, c’était « La Vérité si j’mens ». Oui, bon, pas du grand film, ça on le sait. Mais de quoi sourire. C’est déjà ça. Et puis, là, au détour des images, j’ai eu comme des flashs, dis donc. Les dialogues, tu le crois ou pas : du président dans le texte. Oui. En gros, je me suis demandée lequel du metteur en scène ou du locataire de l’Élysée avait copié l’autre. Vous voyez ce que je veux dire. D’abord, les montres et les gourmettes et les chaînes de cou. Tout en bling-bling, promis. Et puis, le gars, il descend de l’avion et il présente sa nouvelle « fiancée » à ses copains, et je vous le donne en mille, ce qu’il leur dit : « Eh ! Effi et moi, c’est du sérieux… » Comme l’autre, la dernière fois à sa conférence de presse. Impressionnant, et troublant. Parce que ce qui est censé nous faire rire au ciné n’est pas obligatoirement recommandé en République. Non ?

Pendant ce temps-là, plus bas, à Lourdes, on célèbre un anniversaire. Encore un. À démoraliser tout ce que la France compte de rationalistes, mes amis, mes camarades. C’était bien la peine d’arriver au XXIème siècle pour ça. Il faut dire aussi, lorsqu’on voit la teneur des commentaires ici ou là, dès qu’on touche au sacro-saint statut local concordataire, on ne s’étonne plus de rien. Si nous parlons de ce problème avec cette opiniâtreté, c’est bien que ce statut est justement incohérent et rétrograde dans une république laïque digne de ce nom. Ces mêmes censeurs seraient bien inspirés de mettre leurs propos en accord avec leurs idées. Ou du moins ce qui devrait être leurs idées. Peut-on se prétendre socialiste et accepter ce dysfonctionnement de l’institution ? Je serais curieuse de les entendre si on imposait soudain d’enseigner le Coran dans nos écoles mosellanes…  Et pourquoi pas, après tout, une vraie république laïque ne devrait privilégier aucun culte… C'est même la définition du mot.

brigitte blang prs 57 

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J
On se trompe ou bien il y a un faux air de Funès dans la photo montage Sarko-fils-et-père?
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