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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante de gauche.


y a du mou dans la corde à noeuds!

Publié par prs 57 sur 26 Octobre 2007, 23:00pm

Catégories : #un petit tour chez les socialistes

Les «20 euros» quittent le navire PS

Les nouveaux adhérents tentés par la désertion.

Olivier Bertrand (à Lyon), MOURAD GUICHARD (à Orléans) et Haydée Saberan (à Lille)

Après la vague, la décrue. L’an dernier, le Parti socialiste avait enregistré l’adhésion de nombreux nouveaux militants, attirés par l’inscription en ligne à 20 euros et la possibilité de choisir le candidat à la présidentielle. Six mois après la défaite, l’inquiétude gagne la direction du PS qui assiste à un début de désertion militante. Exemple dans trois fédérations.

Tendance inquiétante. Dans le Rhône, les chiffres sont encore provisoires, mais un tiers des nouveaux militants aurait pris le large (les socialistes étaient passés dans ce département de 2 000 militants environ en 2003 à 5 300 fin 2006). «Beaucoup étaient venus pour amplifier le mouvement royaliste, estime Christiane Demontès, sénatrice et première fédérale du Rhône. On les a vus pour la désignation, puis Ségolène Royal a été battue et ils sont passés à autre chose. Je crois même que certains d’entre eux ont depuis rejoint le Modem Ce que les militants du Mouvement démocrate confirment.

Mais les premiers scrutins internes ont dégagé une autre tendance, plus inquiétante: 300 à 400 anciens militants n’auraient pas payé leur cotisation. «C’est très nouveau, grimace la première fédérale. Ce sont des gens qui habituellement votaient à chaque élection interne, et se mettaient à jour à cette occasion. Cette fois, ils ne sont pas venus.» Pour quelles raisons? «Il y a la défaite du mois de mai, les livres de règlements de compte, le départ au gouvernement de quelques-uns, la cacophonie et l’absence de ligne. Les gens sont déboussolés. Ceux qui restent aussi, d’ailleurs. Ils se demandent où nous allons.»

Le PS saura fin novembre si la tendance se confirme, lorsque toutes les sections auront voté. En attendant, un petit rayon de soleil éclaire la grisaille ambiante. A côté de cette vague de désertions, 300 nouveaux militants ont adhéré depuis le début de l’année. La plupart après la défaite du 6 mai.

Il y a tout juste un an, la fédération du Loiret revendiquait 1485 adhérents. Soit près du double des effectifs de 2005. Après les défaites électorales du printemps, la seule section orléanaise ne compte aujourd’hui qu’une petite moitié de cartes effectivement prorogées. «Les adhérents 2006 qui ont quitté le parti l’ont souvent fait parce qu’ils n’avaient pas soutenu Ségolène Royal», croit savoir un permanent de la fédération. «D’autres nous reprochent localement la guerre des courants, se disant dégoûtés. Mais cela représente une dizaine de personnes tout au plus.» «Il faut être un ancien pour comprendre les bisbilles internes», explique Daniel, un militant chevronné. Un cadre du parti ironise: «Quand ils auront vécu leur premier congrès, ils auront une bonne raison de prendre le large…».

«J’avais l’espoir que Ségolène change la vie politique, au-delà même du PS, dit Jean, informaticien. Je suis parti parce que j’en avais marre que la base travaille pendant que le sommet lâche des petites phrases. Ils mettent tout par terre. Trois têtes, trois discours différents. Ils se foutent du monde.» Un jeune adhérent qui avait tout misé sur la victoire de Royal vient tout de même de reprendre sa carte. «Je ne vais pas quitter le navire en pleine tourmente, explique-t-il. Mais si le congrès se passe mal, je claquerais définitivement la porte!»

«Univers clos». Dans une section de Lille, le nombre d’adhérents avait doublé avec l’arrivée des «20 euros» en 2006, mais est redescendu au nombre initial, selon les premiers chiffres 2007. A Hazebrouck, une centaine d’adhérents au départ, 25 adhésions à 20 euros, puis 7 départs parmi ces nouveaux, «dont deux juste après le vote interne, parce que leur candidat n’était pas passé», raconte Eddy Defever, le secrétaire de section. «C’est vrai qu’il y a des départs, de nouveaux adhérents découragés par la défaite, mais il y a aussi des adhésions de gens effrayés par Sarkozy», assure Joël Jaspart, secrétaire de section de Valenciennes.

«Les gens qui sont partis l’ont fait, pour la plupart, tout de suite. 90% des nouveaux adhérents du Nord n’ont même pas participé à la campagne», estime le politologue lillois Rémi Lefebvre, qui a analysé des réponses d’adhérents à 20 euros qui ont quitté le parti. «Ils ont adhéré pour voter le projet et désigner la candidate, mais contrairement à ce qu’on dit, ils n’étaient pas plus “ségolénistes” que les autres adhérents. Ceux qui sont partis plus tard l’ont fait parce qu’ils n’avaient pas de familiarité avec la vie du parti, ils n’étaient pas préparés à cet univers clos, replié sur lui-même, ils ne connaissaient pas les codes. En face, on ne les a pas accueillis, et pas retenus».

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/286435.FR.php

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B
Quel titre? Si c'est celui de l'article lui-même, c'est Libé qui l'a produit. Si c'est de l'accroche en tête que vous parlez, ici, nous pensons qu'en effet, ça commence sérieusement à se déjuger un peu partout dans le parti, c'est l'explication du "Y a du mou..." A bientôt sur ce site ou le vôtre.
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E
Sauf le respect que je vous dois, le titre de votre article ne rend pas bien compte de ce qui est dit dans l'article ..... le problème ce n'est pas les "20 euro", si on lit bien .... enfin c'est ma vision de "20 euro" ... qui a recotisé cette année :-)
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