Juste une question de vocabulaire…
Le petit Robert nous l’affirme, bien clairement, c’est une « chose sans importance, un élément non essentiel, une bagatelle, une broutille, une vétille », un truc de rien du tout, donc, si on a tout compris. Alors, pourquoi se faire tant de soucis pour cette chose de trois fois rien, pourquoi s’arc-bouter dessus qu’on croirait que le destin de l’humanité tout entière en dépend ? Ce mot-là, on nous l’avait déjà servi il y a vingt ans, dans une autre bouche (pas bien fréquentable, d’ailleurs…), et souvenez-vous, on s’en était bien émus, en ce temps-là. Et le voilà qui nous revient, ce petit mot de trois fois rien, en douce, comme ça, c’est un premier ministre cette fois qui nous le ramène. Premier ministre, c’est sérieux comme boulot. On n’oserait pas trop le contester le petit mot qui fait mal aux oreilles, c’est quand même le premier ministre qui le dit. Ça doit donc être vrai. Alors, cette fois-ci, on a été un peu assourdis par le silence qui a suivi. Tout juste un ou deux relais ici et là et très vite, circulez, y a plus rien à entendre, ni à commenter. Bizarre tout de même comme on se fait à tout, dans ce pays… Alors, monsieur le Premier Ministre (tiens, je veux bien lui mettre des majuscules, s’il m’écoute…) si vraiment, vraiment, votre histoire de fichage ADN n’est pas plus importante que vous le dîtes, si vraiment elle n’est qu’un détail, comme vous le pensez, alors, qu’attendez-vous pour le retirer ce texte ?
brigitte blang prs 57