Retour sur un grand moment de
Samedi dernier, sur le stand de PRS, à
C’est Éric Coquerel qui a ouvert le colloque, fustigeant la droite « cynique » qui se sert de Jaurès et de Guy Môquet, quitte à récupérer une image héroïque pour galvaniser une équipe de rugby, tout en ajoutant aussi qu’une gauche molle ne pourra jamais battre une droite dure.
Emmanuel Maurel suivait. Pour mémoire, un « jeune » socialiste, proche de ce qui animait Jean Poperen. Ah ça, comme référence, c’est plutôt du solide ! Qui disait qu’il n’y avait plus personne de fréquentable au PS ? Pour Emmanuel, l’heure n’est pas à l’euphorie. Les petits délinquants sont outrancièrement punis alors qu’on dépénalise le droit des affaires. Cherchez l’erreur ! En toute lucidité, il a fixé deux contrats :
- accompagner les dégâts pour les humaniser
- ne pas renoncer à changer le monde, même si beaucoup pensent que ce n’est plus la peine et se replient sur des actions locales, ne voyant plus que les barrières de nos divisions, empêcheuses de s’unir en rond.
Ce fut ensuite le tour de Christian Piquet, voix de stentor à faire trembler nos jolis meubles en carton ! et discours sans concessions, mais ça, ce n’est pas nouveau, de sa part… Son constat ? La rupture est double:
- avec Sarkozy, qui fait basculer le pays du côté d’une droite dure, qui gomme l’Égalité
- mais aussi avec le PS converti au blairisme, au schröderisme. Oui, il faut une gauche de gauche, - nous le savions déjà -, qui réponde aux besoins sociaux urgents. Et Robespierre fut appelé à la tribune, pour rappeler que « Le droit à l’existence doit passer avant le droit à la propriété ».

Clémentine Autain est arrivée à l’estrade, ronde d’espérances, très « en forme(s) » !!!, comme elle nous l’a dit et « pas seulement pour des raisons d’épanouissement personnel » (joliment tourné, non ? Mais est-ce que quelque chose de pas joli peut venir de Clémentine, Bruno ???), appelant de ses vœux une gauche qu’on entende tenir tête à Sarkozy, à l’heure où la chasse aux sans-papiers s’intensifie, puisqu’à présent, il faut « faire du chiffre ». Alors oui, réellement, il faut une force politique vraiment à gauche, et différente d’un PS droitisé.
Marc Dolez, tel qu’en lui-même. Tu as toujours l’impression qu’il est là par hasard (genre j’ai vu que vous étiez ouverts, je suis passé prendre un verre…) et puis, pour finir, un discours carré, net, pas une virgule de travers, tout bien tiré au cordeau. Magnifique. Marc refuse la liquidation du parti de Jaurès et de Mitterrand. Ne jamais renoncer à notre idéal, car même si le Parti est atteint dans son organisation (la déclaration de principes va changer, vous saviez ?), l’acte de décès n’est pas encore signé. Cette nouvelle force politique en construction devra déplacer le centre de gravité vers la gauche, résolument. Le traité « modifié » (modifié Sarkozy, surtout…) veut ramener par la fenêtre ce que nous avions jeté à la porte. Ne nous laissons pas faire. La question sociale est plus cruciale que jamais en ces temps de libéralisme triomphant, ne nous contentons pas d’une opposition systématique, proposons, sans jamais oublier que la gauche de transformation sociale pratique l’alignement par le haut. Le pouvoir appartient aux représentants du peuple. Il faut le leur redonner, en refusant la logique des institutions de

Jean Desessard, le représentant des Verts, a proposé un programme en 3 volets :
- projet
- stratégie
- organisation.
Il va donc falloir et très vite, si possible, remettre en cause le dogme de la croissance et retrouver les valeurs du socialisme. Puis prendre le pouvoir pacifiquement en gagnant les élections, en participant aux luttes sociales, ici et maintenant (tiens, j’avais déjà entendu ces mots-là. Où donc ?).
Claude Debons, presque pour finir, a exhorté à s’opposer à l’entreprise de démolition des avancées sociales. Regardons ce qui se passe ailleurs, en Allemagne, par exemple, où l’âge de la retraite a dépassé les 60 ans. Ne tombons plus dans les pièges de la division, la résistance se fera mieux si une alternative existe à gauche. L’heure est à bâtir un nouveau projet.
(Demain, ici, les points forts de l’intervention de Jean-Luc Mélenchon.)
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bb pour prs 57