Hollande sonne la charge
Au bord de la rade militaire de Toulon, le premier secrétaire tire à boulets rouges sur le président, tout en approuvant, comme lui, la construction d’un second porte-avions.
(Toulon (Var), correspondant régional.)
« Dernier socialiste parti (en vacances), premier rentré » selon l’expression admirative du « patron » des socialistes varois, François Hollande a réussi, samedi dernier, un joli coup d’éclat médiatique en prenant de vitesse autant celle et ceux qui prétendent à sa succession à la tête du PS que - et ce n’est pas un mince exploit -, Nicolas Sarkozy, qui volait alors, rentrant des États-Unis, haut dans le ciel (et dans les sondages). Souriant et bronzé, le premier secrétaire du PS a donc fait sa fête, à sa manière, aux « cent jours de présidence » de celui que d’aucuns comparent déjà à Bonaparte, ou Napoléon, c’est selon. Pour François Hollande, il serait plutôt une réincarnation de Louis XIV : « l’État, c’est lui ! Pour Nicolas Sarkozy, présider c’est parler, de tout, sur tout, partout et tout seul (…) il préside seul ». Pour le dirigeant socialiste la « rupture », idée maîtresse du candidat Sarkozy, ne s’observe en fait que dans le style du président de
En regard, à quelques encablures de l’arsenal de Toulon, le premier secrétaire du PS s’est prononcé « pour la vente d’armements (à l’étranger), à condition de savoir lesquels et à quelles missions ils serviront » et, plus surprenant, pour la construction d’un second porte-avions avec l’Angleterre, question que Ségolène Royal avait éludée. Quant à la politique économique du président de
Il joue plutôt les Cassandres, prévoyant que la « facture » succédera bientôt à la rupture : « il y aura les franchises médicales, mais aussi une augmentation de
Philippe Jérôme