"Torturer un taureau pour l'amusement, c'est plus que torturer un animal...
Tant qu'il y aura des êtres qui paieront pour voir une corrida, il y aura des guerres..."
Victor Hugo
En écho à ce qui se disait ici il y a peu, quelques couplets. À commencer, évidemment par Cabrel. Lui, il s’est mis du côté du héros de la fête. Je veux dire le taureau, bien sûr.
Dans cette chambre noire
J’entends qu’on s’amuse et qu’on chante
Au bout du couloir ;
Quelqu’un a touché le verrou
Et j’ai plongé vers le grand jour
J’ai vu les fanfares, les barrières
Et les gens autour
Qu’il fallait seulement se défendre
Mais cette place est sans issue
Je commence à comprendre
Ils ont refermé derrière moi
Ils ont eu peur que je recule
Je vais bien finir par l ’avoir
Cette danseuse ridicule…
Les prairies bordées de cactus
Je ne vais pas trembler devant
Ce pantin, ce minus !
Je vais l’attraper, lui et son chapeau
Les faire tourner comme un soleil
Ce soir la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles
Presque touché leurs ballerines
Ils ont frappé fort sur mon cou
Pour que je m’incline
Ils sortent d’où ces acrobates
Avec leurs costumes de papier ?
J’ai jamais appris à me battre
Contre des poupées
C’est fou comme ça peut faire du bien
J’ai prié pour que ça s’arrête
Andalousie je me souviens
Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe
Je ne pensais pas qu’on puisse autant
S’amuser autour d’une tombe
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?...
Si, si hombre
Baila baila
Hay que bailar de nueva
Y mataremos otros
Otras vidas, otros toros
Venga, venga
Venga, venga a bailar…