Sans-papiers, d’un bout à l’autre de la chaîne
Solidarité. Le comité de soutien aux travailleurs maliens des abattoirs de Montfort-sur-Meu (Bretagne) rencontre aujourd’hui les grévistes de Buffalo Grill en région parisienne.
Les deux bouts de la chaîne, de l’abattage à l’assiette du restaurant. Entre Montfort-sur-Meu, une petite ville à une vingtaine de kilomètres de Rennes (Ille-et-Vilaine), et la banlieue parisienne, des sans-papiers salariés depuis plusieurs années sont poursuivis pour avoir produit de faux documents d’identité et licenciés. Aujourd’hui, une délégation du comité de soutien aux 25 travailleurs maliens des abattoirs de
Toute la petite ville indignée
Les 25 Maliens salariés de
Chez Buffalo Grill, en région parisienne, c’est la justice qui tente désormais de cerner les responsabilités. La direction de la chaîne de restauration jure qu’elle ne savait rien et que les contrôles en cascade ont été déclenchés par une opération de la gendarmerie. Or, selon la préfecture des Yvelines citée par le Monde, c’est le manager du restaurant d’Orgival qui a alerté les forces de l’ordre. « Il a voulu se débarrasser d’un salarié qui s’était présenté aux élections professionnelles sous l’étiquette CGT », affirme Raymond Chauveau, responsable de l’union départementale CGT. Quant au parquet d’Évry (Essonne), il a ouvert une enquête préliminaire le 6 juin dernier et auditionné le président du directoire et le DRH de Buffalo Grill. « Aucun élément ne permet de mettre en cause la direction », en a conclu le procureur de
Samedi à Rennes, les militants du collectif Mali-Montfort ont distribué des tracts au marché des Lices et devant les Buffalo de la ville, avec d’un côté un texte de
Lénaïg Bredoux (Lu dans l’Humanité)