Laurent Fabius a qualifié mardi
"Nous sommes extrêmement opposés à cette TVA anti-sociale", a déclaré l’ancien Premier ministre, lors du point de presse quotidien du PS. "Avant les élections c’est le temps des douceurs mais après vient le temps des additions", a-t-il ironisé.
Cette TVA "signifie qu’on va financer des avantages fiscaux réservés à quelques uns par une ponction sur l’ensemble de la population puisque tout le monde paie
Il a fustigé la proposition du président da la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis (UMP), mardi dans Les Echos d’augmenter
Ce serait "faire passer
Evoquant l’exemple de l’Allemagne évoqué par Jean-Louis Borloo (Economie), il s’est dit "pas rassuré" car "les Allemands ont augmenté de trois points
"Quand on nous dit transfert entre les cotisations, je n’y crois pas", a-t-il asséné. "Les friandises fiscales qui représentent entre 10 et 15 milliards d’euros ne sont pas financées et ce serait irresponsable d’augmenter la dette" a-t-il assuré. "Quand vous avez une avalanche de dépenses prévues et des moindres recettes, il est évident qu’il y a sous la table quelque chose" a-t-il argué.
Laurent Fabius a exclu mardi toute "combinaison" entre le PS et le MoDem en vue du second tour des législatives après le coup de téléphone de Ségolène Royal à François Bayrou. "Ce sont les électrices et les électeurs qui décident".
"Il n’y a pas lieu d’avoir de combinaison sur ce point entre les responsables, entre les appareils. C’est aux électrices et aux électeurs de décider", a sermonné l’ancien Premier ministre lors d’un point de presse.
Il a écarté l’idée d’un désistement des candidats socialistes en position de se maintenir en faveur du MoDem, comme dans la circonscription de Jean Lassalle (4e des Pyrénées-Atlantiques). "Partout où les candidats socialistes peuvent faire valoir leurs chances par rapport à des candidats de droite, ils sont là pour défendre leurs chances", a-t-il estimé.
La question des désistements "ne se pose que lorsqu’il y a des accords généraux entre formations sur des plates-formes", a martelé Laurent Fabius, "on ne peut pas faire les choses comme ça au coup par coup, il faut avoir des règles". Lundi, Ségolène Royal avait appelé le PS et le MoDem à joindre leurs forces "circonscription par circonscription".
Interrogé sur les tensions internes au PS sur cette question, l’ancien Premier ministre s’est présenté comme un "sage actif" qui se garde d’envenimer le débat, espérant que ce positionnement soit "contagieux". "Combativité et unité !", a-t-il invité.
Mercredi, il devait apporter son soutien aux candidats de gauche dans l’Allier, puis se rendre jeudi en Gironde. Vendredi, avant-veille du second tour, il arpentera sa circonscription de Seine-Maritime, où il a manqué la réélection au premier tour de peu.