T’as viré ta cuti ? Va voir un toubib !
Voilà qu’à peine rentrée d’un passionnant Conseil National de PRS, toujours bien revigorant et reconstituant pour les âmes meurtries par les résultats, au détour des infos, qu’apprends-je ? Je vous le donne en mille : Kouchner, notre bon ami le french doctor, aurait été « approché » par les antennes du Président élu (oui, c’est comme ça qu’il faut dire maintenant… Pourquoi ? Les autres, ils l’avaient volée, leur place ? Y a que lui qui est sorti des urnes ? Comprends pas…) Pendant qu’on y est, faut dire aussi « approcher » une personnalité de l’autre bord pour la faire entrer au gouvernement. Approcher ? Contacter ? Recruter ? Démarcher ? Débaucher ? Au petit jeu des synonymes, on va lancer un concours… Reste que l’ami Bernard, le voilà en partance pour le Quai d’Orsay, dis donc. Non que nous doutions une seule minute de ses capacités à faire le job, du tout, il semble même plutôt pas mal pour la fonction. Non, ce qui nous chatouille, c’est l’empressement de tout ce monde-là à répondre au chef. Empressement, le mot est faible, en réalité. Car que voyons-nous ? Un ancien ministre de gauche (de gauche ??? on veut bien…) qui envoie des signaux façon sémaphore à la droite, entre les deux tours. Et que les signaux, tellement ils étaient causants, les autres en face, ils finissent par les capter, et on l’ « approche». En même temps, Kouchner, on ne peut pas dire non plus que politiquement, ce soit une figure historique. En humanitaire, rien à dire sur ce terrain-là, il a été plus que bien. Mais pour ce qui est de l’engagement, on a vu plus solide dans les convictions. Dans la famille « Socialo approchés » lui, c’est le cousin. Après les deux oncles Allègre (oh !punaise ! Qu’ils le prennent à droite, et surtout qu’ils le gardent !) et Védrines, ils ont trouvé plus médiatique. Alors, résultat des courses, il va se retrouver dans une sacrée posture, entre deux chaises pour tout dire. De deux choses l’une : il accepte, et nous, ses « camarades » on voit en lui un félon à nos causes. Parce que, enfin, comment peut-on accepter de telles compromissions ? Deuxième option : il refuse, et c’est les autres qui vont le traiter d’irréductible sectaire. Pas commode ? On vous l’accorde. Ca lui apprendra à dire haut et fort que si on lui demande gentiment, il étudiera la question… Bien fait pour ses pieds. Ce midi, dans le poste, Bernard Poignant (un dangereux gauchiste, probablement !) comparait ce futur gouvernement à un pâté d’alouette, où la droite ferait l’éléphant et Kouchner l’alouette ! Dans le même temps, il lui demandait gentiment de ne pas se métamorphoser en « ministre sans frontières ». Bien vu ! Kouchner en caution de respectabilité d’un gouvernement Sarko. Sera plus présentable, ce gouvernement, avec lui ? Le doute m’effleure. S’ils n’ont rien trouvé de mieux que des faux-nez pour rendre leur truc regardable par la gauche, ce n’est pas bien brillant.
D’autres nouvelles des camarades : Strauss accuse Hollande d’être responsable de la défaite de dimanche dernier. Sympa… Ségolène Royal, vous savez bien, la madame qui rigole beaucoup plus quand elle perd que quand elle gagne, devant une forêt de micros tendus, réclame un candidat tout de suite, maintenant, pour 2012. Pourquoi faire ? Une campagne de cinq ans ? Ouh la ! Economise-toi, quand même. On t’a vue au demi-fond. Pas bien probant. Alors, le fond, c’est pas gagné… Hollande appelle à la refondation d’un grand parti de gauche, qui pourrait aller jusqu’au centre… Comme disait l’autre : dis, papa, c’est où, la gauche du centre ? Et tout ça, bien sûr, n’a même pas été seulement évoqué en conseil national, à
P.S. Et Christine Ockrent, elle va quitter la télé, elle aussi ? Ah, c’est comme ça que ça se pratique, maintenant… Impartialité, qu’ils appellent ça, encore une nouvelle référence à intégrer.
P'S' Vous avez remarqué: le gouvernement, on l'appelle "Sarkozy". Ca fait drôle, d'ordinaire, c'est le nom du premier ministre, qu'on donne au gouvernement... Ca vous a un petit air: c'est tout à moi, vu que c'est MOI que j'ai gagné le match!
P'' S'' Et pour finir, et vous faire rire, pour de bon, cette fois: le métro hier, Porte d'Orléans. Des tickets plein ma poche. Tous démagnétisés. La barbe. Ca commence à m'agacer. Se pointe un Archet du Roy, tout caparaçonné de bleu et harnaché jusqu'aux yeux.
-"Ils ne marchent pas, vos billets, madame? Je peux vous faire passer. Même si vous portez un badge qui ne me plait pas du tout. "
-Ah bon, que j'ai répondu, c'est déjà réglementé le port du badge? Excusez-moi, général, je ne savais pas. Le badge, c'était Gauche, unis-toi, le peuple a besoin de toi... No comment!
brigitte blang prs57