MALGRE LES SIENS
En ce qui me concerne je me sens validé dans mes démarches récentes de bien des façons. Ceux qui au PS ont brocardé mon engagement en faveur d’une candidature unique de l’autre gauche se gardaient bien de répondre au problème que je soulevais, avec mes amis, de cette façon. Le voici directement servi sur les genoux des méprisants d’hier : avec qui comptez-vous faire une majorité ? Rocard y répond. Et les autres ? Comment comptez-vous dynamiser la gauche en direction des désemparés et des désorientés qui vont faire la décision cette fois-ci ? Enfermés dans leur vision patrimoniale de l’électorat, les habiles not appliqué leur énergie d’influence pour pousser l’autre gauche dans ses mauvais penchants à la division et les écologistes dans leur nombrilisme. Tout a été conçu pour que la candidature socialiste puisse bénéficier avant toute chose de l’argument du vote utile anti Sarkozy en face d’une poussière de concurrents. Possible que ça finisse par marcher. Electoralement. Au niveau de la conviction acquise et de l’adhésion construite c’est une autre affaire…
Je pense aussi que cet épisode tranche le débat sur l’utilité ou non de faire campagne contre François Bayrou. Je suis heureux du travail accompli avec le groupe des socialistes au Sénat qui a accepté de se mobiliser pour produire les argumentaires de cette campagne. J’ai bien noté partout où je suis passé que les arguments et les citations ainsi produits ont marqué, fait avancer les débats et les esprits mieux que les diabolisations simplettes qui not signalé l’affolement de ceux qui n’avaient rien préparé de sérieux. J’observe que le tract de PRS qui compare les trois programmes de droite est bien accueilli et beaucoup diffusé. Etre en campagne ce n’est que cela : se rendre utile à la cause que l’on soutient. Parfois malgré les siens.