Depuis hier, un gros coup de vent souffle sur la France. Kyril ? Non. Pas du tout. Arnaud. Trop bête ce bon mot lâché sur une télé qui, en plus, fait de l’audience à cette « heure de grande écoute ». Ce n’est pas vraiment mon heure télé, mais hier, ça s’est trouvé comme ça, je regardais, et bon, c’était plutôt marrant sa petite phrase. Il a dit quoi, au juste, Arnaud ? Trois fois rien. Que le problème de Ségolène, c’est « son compagnon ». Parce qu’il y a encore des socialistes qui en doutaient ? Si on est un minimum honnête, on voit quoi depuis quelques mois ? Un premier secrétaire, candidat « naturel » d’un parti, qui se fait griller la politesse par une militante qui joue une carte pas vraiment orthodoxe. Il fait quoi, le chef, à votre avis ? En réalité, pas grand-chose. Il faut dire, la militante en question, elle est aussi, accessoirement, sa chérie… Là, c’est pour le coup que l’exercice devient délicat, sinon périlleux. Surtout quand on connaît un peu la dame. Pas franchement commode, la bergère. Donc, pour faire court, voilà notre gars un petit peu entre deux chaises. Il aurait voulu être dans le peloton final. Manque de pot, les médias en avaient décidé autrement. Déjà en 2002, la campagne lui était passée sous le nez. Jospin, Glavany et les autres l’avaient un tantinet tenu à l’écart des décisions à prendre. Et cette fois, rebelote, c’en est une autre qui passe devant. Que croyez-vous qu’il fît ? Qu’il se renfrognât dans son coin ? Pas le moins du monde. Ce n’est pas son genre. Alors, il ne rate pas une occasion de rappeler que c’est bien à la campagne des socialistes que nous assistons, et pas à une espèce de machin hybride. Exemple récent : la fiscalité. Oui, si on est de gauche, on pense sincèrement qu’il faut prendre l’argent « là où il est », c’est-à-dire dans la poche de ceux qui en ont. Logique… Lui, il y va carrément, sans se laisser démonter par l’opinion publique. Et que dire ? Il est dans son rôle, y a pas photo. Mais pendant ce temps-là, l’équipe de campagne de la dame, elle ne l’entend pas de cette oreille. Pas bien de dire trop de vérités au bon peuple. Surtout qu’on lui a fait croire, au bon peuple, que c’est lui qui devrait prendre les grandes décisions. Arnaud, lui, il est un des piliers de cette équipe, justement. C’est un type, pour tout dire, il n’avait pas l’habitude de faire des paquets-cadeaux avec sa pensée profonde. Depuis le mois d’Août, il a rallié la cheftaine. Et on a dû lui recommander de la mettre un peu en sourdine. De fait, m’est avis que ça devait le démanger sévèrement, Arnaud. Allez, un p’tit coup d’éclat pour la route, ça ne mange pas de pain… Sauf que c’est sur Canal, et qu’en face, il y a Morano, une des porte-flingue de Sarko. Il a eu beau s’excuser, Arnaud, ça n’a pas pris. Puni, qu’on l’a, le garçon ! Puni, vous dis-je !!! Un mois au piquet, et sans parler, s’il vous plait ! De deux choses l’une : ou bien, il a dit quelque chose de très grave, et dans ce cas, elle devait accepter la démission de son porte-parole. Ou bien, c’est pipeau, et il n’y a pas de sanction. Non, elle a choisi, et elle l’a dit, « l’autorité juste ». Pas mal, la formule. Pour une fois, c’est pas du Montebourg, c’est sûr !En tous cas, une chose est claire, son problème, à Ségolène, c’est bel et bien François Hollande... brigitte blang prs 57
@ Flavie ... ça progresse ... à la vitesse d'une organisation de 200 000 personnes !!!! Ségolène Royal s'est prononcée pour son exclusion ce jour sur Canal+
En avril 2006, le même déclarait au sujet de ces passages obligés dans des émissions de qualité discutables, du genre de celle de mercredi:" Nous ne pouvons pas faire autrement que d'aller nous faire ridiculiser par des animateurs qui ne connaissent rien des problèmes de notre pays... Je ne supporte plus cet avilissement. C'est décidé, je boycotte..." Eh bien, il aurait peut-être dû, en effet, s'en tenir là.