
Le temps d’une chanson…
En forme de réponse à Alain (voyez dans les liens à côté DMS chez Alain Piegay, son article du 28 décembre)
Oui, comme toi, sûrement, j’ai cru que nous pourrions voler « l’Orange » en 68, que les enfants de partout allaient s’aimer et vivre une « Belle Histoire » la même année, que « la Pluie » finirait par venir un jour en 76. Sur la Place Rouge, une nuit d’août en 85, avec Denis, Martine et Rémy, nous avons chanté « Nathalie », -fallait être gonflés, ou un peu gais… ou les deux !- juste avant que Larissa nous dise que le Café Pouchkine n’existait que dans l’imaginaire des Français. A Strasbourg, en février 96, nous avons accompagné Béatrice, là d’où on ne revient pas, en fredonnant tous « Je n’aurai pas le temps ». Et plein d’autres aussi. Mais je n’oublie pas qu’il était d’un gaullisme à faire pâlir d’envie Debré soi-même, qu’il avait dit en 81 que si Mitterrand était élu, personne ne pourrait plus jamais chanter « la Ballade des Gens Heureux », et qu’il avait récusé « l’Important c’est la Rose », parce que des esprits chagrins l’avaient utilisée pour qui vous savez… Alors, Alain, dans mon petit Panthéon perso, sont rangés Léo, et Jacques, et Serge, et quelques grands vivants aussi Jean, Pierre, et tous les autres, ceux qui chantent l’amour, oui, mais aussi la révolte, et l’amitié, et les gens, et la vie comme elle est, pas toujours rigolote. Mais tout ça est bien anecdotique, l’essentiel étant de chanter ensemble, n’est-ce pas ? brigitte prs 57