La fête de l’Huma, ce sont des rencontres, des débats, des meetings, de la résistance, de la démocratie grandeur réelle, des expositions, de l’amitié, des échanges… C’est aussi une série de concerts uniques, l’occasion d’entendre de fichues pointures. On vous donne ici, à la louche, les horaires de la Grande Scène, pour ces 3 jours.
Vendredi 12
-17 h 45: Femi Kuti
-19 h 30: Dub Inc.
-20 h 35: N*E*R*D*
-22 h 5: Tiken Jah Fakoly
Samedi 13
-14 h 30: Gilles Servat
-16 h 00: Thomas Dutronc
-17 h 30: Arno
-19 h 00: Alain Bashung
-20 h 30: Babyshambles
-22 h 00: Roger Hodgson, la voix de Supertramp
Dimanche 14
-14 h 30 : Kurt Masur et l’orchestre national de France (la 7ème de Beethoven)
-17 h 00 : Cali
Pour tout dire, nous on a quelques chouchous, qu’on vous explique en deux mots.
Servat, bien sûr, parce que Bretagne, et poing levé, et nos vingt ans, et un vieux vynil acheté au Lido Musique, sur les Champs… Ça ne peut pas s’oublier, simplement… Thomas Dutronc, le gadjo manouche qui n’a désormais même plus à se faire un prénom, ni rien à prouver, et plutôt joli à regarder, ce qui ne gâte rien ! Tiken Jah Fakoly, parce que mon cœur revient toujours à ce printemps ivoirien où, dans un maquis*, tout au bout d’Abidjan… Ça non plus, ça ne s’oubliera jamais, et un homme africain qui parle avec ces mots-là de la condition des femmes, respect, respect absolu. On ne va pas en faire des tonnes sur Kurt Masur et l’ONF. C’est si grand qu’on se dit que la chance ne passe qu’une fois. Et puis, voilà, Bashung, qu’on vous en bassine depuis des semaines ! Le meilleur du monde, à écouter jusqu’à plus soif, si tant est que les oreilles, ça peut avoir soif ! J’en vois, là-bas au fond qui se demandent et pourquoi pas Cali. Pourquoi ? parce que je me suis engueulée grave avec lui en 2006 sur le Tour de France… La raison, toute bête : il avait fait un sketch pas possible après un meeting de Fabius à Rouen, au prétexte que les organisateurs avaient fait passer sa chanson « C’est quand le bonheur ? ». Après cet épisode, très vite, on l’avait découvert supporter en chef de Royal. Et on avait tout compris. Depuis ce temps-là, j’ai un peu de mal avec les leçons qu’il nous donne…
*un maquis, c’est un bistrot, dans ces coins-là…
Et pendant qu'on y est, pour ne pas oublier: ce sera aussi l'occasion de lui dire qu'on lui est tellement attachés, et qu'on ne veut pas le voir disparaître, ce journal indispensable. Et donc, de cotiser un chouia, pour qu'il vive, encore longtemps, longtemps, longtemps...