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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante de gauche.


service minimum

Publié le 9 Mai 2008, 01:46am

Catégories : #école

 

Nous aurions pu penser que la très substantielle défaite aux élections municipales aurait conduit le gouvernement à reconsidérer sa politique.

Nous aurions pu penser que les mobilisations croissantes dans l’éducation nationale auraient conduit Xavier Darcos à revoir sa politique et à entamer un vrai dialogue avec une communauté scolaire légitimement inquiète par les remises en cause concomitantes et brutales du service public de l’éducation nationale.
Malheureusement nous ne sommes pas face à un gouvernement qui recherche l’intérêt général. Nous sommes face à un gouvernement armé d’une volonté pathologique de revanche idéologique à l’encontre de l’école publique, laïque et républicaine. Cette volonté de revanche le conduit à multiplier les provocations dans le seul but de tenter de manière pathétique de dresser les parents contre les enseignants dans le seul but de diviser la communauté scolaire et d’affaiblir son indispensable mobilisation pour défendre un enseignement de qualité pour tous.
La dernière de ces provocations a été effectuée lors du congrès de la PEEP où Xavier Darcos a annoncé son intention de relancer la mise en place d’un service minimum dans l’éducation nationale. Pour ce faire le ministre a demandé aux communes de mettre en place un service minimum d’accueil des enfants les jours de grève. Il a proposé d’en financer le coût en indemnisant les communes au moyen des retenues de salaire des enseignants grévistes.
Que les choses soient bien claires, il est hors de question que la Ville de Paris apporte son concours à une telle provocation. Nous n’avons pas à être la voiture balai de la politique antisociale de ce gouvernement. Il est hors de question que nous nous prêtions à une manipulation consistant à utiliser des fonctionnaires territoriaux pour briser la grève de fonctionnaires nationaux. C’est au gouvernement d’assumer les conséquences de sa politique. Bien évidemment une grève des enseignants ne facilite pas la vie des parents. Mais il en va de tout mouvement social. C’est pourquoi le débat ne peut pas et ne doit pas être posé ainsi. Si le gouvernement souhaite réellement éviter des désagréments aux parents, alors qu’il s’emploie à mener une politique qui n’ait pas pour conséquence directe de provoquer la mobilisation à son encontre de la communauté scolaire.

  Pascal Cherki, adjoint au maire de Paris

 


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La provocation selon Xavier DarcosLe ministre entend poursuivre<br /> l’expérimentation du service minimum d’accueil, le 15 mai, jour de grève des<br /> enseignants. Les syndicats dénoncent « un rideau de fumée ».Xavier<br /> Darcos joue-t-il les provocateurs, comme l’estiment des organisations<br /> syndicales, en voulant poursuivre et même amplifier l’expérimentation du<br /> service minimum d’accueil dans les écoles primaires le 15 mai, jour de grève<br /> des enseignants ? Une annonce faite samedi par le ministre de - l’Éducation<br /> nationale, qui clôturait les débats du 89e congrès de la PEEP, la fédération<br /> des parents d’élèves classée à droite.Les<br /> inspections académiques sont en effet appelées à relancer le dispositif,<br /> « dans la perspective des mouvements sociaux prévus au cours du mois de<br /> mai », insiste une note du ministère envoyée aux recteurs et inspecteurs<br /> d’académie. Le 15 mai se présente comme une importante journée d’action,<br /> initiée par cinq fédérations de l’éducation, au sein desquelles figurent les<br /> trois principaux syndicats de professeurs des écoles. La journée, qui<br /> rassemblera aussi les lycéens et leurs enseignants, fait figure de test dans le<br /> combat que mène le monde éducatif contre les suppressions de postes.Saluée<br /> certes par la PEEP, cette décision a suscité un vif mécontentement chez les<br /> organisations syndicales, qui dénoncent une volonté de « remettre en cause<br /> le droit de grève ». Pour Gilles Moindrot, secrétaire général du<br /> SNUipp-FSU, l’annonce est un « rideau de fumée, un épouvantail pour éviter<br /> de parler des vrais problèmes. Nous avons des craintes sur le budget 2009, avec<br /> le remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, alors que<br /> l’on attend un nombre d’élèves plus important qu’en 2008 ».Peu<br /> d’élèves s’étaient déplacésSelon<br /> lui, Xavier Darcos « veut détourner l’attention de ces questions en<br /> essayant de remettre sur selle un dispositif qui a fait flop ». Une<br /> première expérimentation du système qui consiste à rémunérer des agents<br /> municipaux pour qu’ils gardent les enfants les jours de grève, grâce aux<br /> retenues sur salaire des grévistes, avait été réalisée le 24 janvier, au moment<br /> de la précédente journée de grève unitaire. Le ministre, de son côté, n’hésite<br /> pas à qualifier de « vrai succès » ce dispositif. Or, précise Gilles<br /> Moindrot, « à peine 2 000 communes sur 20 000 l’avaient mis en<br /> place » le 24 janvier. De plus, souligne-t-il, très peu d’élèves s’étaient<br /> déplacés là où il existait ».<br /> Zéro concertationLe<br /> service minimum d’accueil, qui ne concerne que les établissements primaires -<br /> l’obligation existe déjà dans les collèges et lycées, tenus de rester ouverts<br /> les jours de grève -, devait initialement entrer en vigueur à la rentrée<br /> 2008. Devant le tollé des syndicats et de la FCPE, il avait finalement été<br /> expérimenté le 24 janvier. Au soir de ce premier test, Xavier Darcos avait<br /> annoncé qu’il allait chercher un « accord » avec les organisations<br /> sur le service minimum. À défaut de cet accord « dans les deux<br /> mois », il avait prévenu qu’il passerait « par la loi » pour<br /> imposer son point de vue. Mais, selon le SGEN-CFDT, le ministre n’a pas<br /> « tenu ses engagements » sur la concertation. Le syndicat déplore<br /> donc ce qu’il qualifie lui aussi de « provocation ». Un constat<br /> partagé par le SE-UNSA, qui affirme qu’il « n’y a pas eu l’ombre d’une<br /> discussion sur le sujet ».Mina Kaci
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