Grève illimitée
Grève illimitée, les portes se ferment La Sorbonne libre, Censier, l’Odéon
Les piquets se forment Partout l’amitié
Grève illimitée La Sorbonne libre
Les bras fatigués délaissent la chaîne Ils nous ont chassé à coups de matraque
Les tours sont muets Ils nous ont volé
Grève illimitée, grève illimitée La Sorbonne libre, la Sorbonne libre
Quand elle monte des usines Quand on bâillonne la colère
La colère, la colère La colère, la colère
Quand elle monte des usines Quand on bâillonne la colère
La colère a la voix des machines Elle fait le tour de la Terre
Ce n’est qu’un début, tout s’immobilise Ce qu’un début, on est toujours là
On parle de crise Tenons le combat
Ce n’est qu’un début Ce n’est qu’un début
On marche beaucoup, Paris sans essence Nous avons le temps d’aller en prison
Dialogue partout Nous avons vingt ans
Ce n’est qu’un début, ce n’est qu’un début Ce n’est qu’un début
Ce n’est qu’un début
Quand elle marche dans la rue Continuons le combat
La colère, la colère Ce n’est qu’un début
Quand elle marche dans la rue Continuons le combat... (ad lib.)
La colère n’a que ses poings nus
La Révolution, le mot est lâché (Paris, juin 1968)
En plein mois de mai
La Révolution
Entre les pavés des fleurs vont pousser
Pour tous ceux qui font
La Révolution, la Révolution
Quand elle unit des camarades
La colère, la colère
Quand elle unit des camarades
La colère monte en barricades