La gauche, ça eut vendu
Inexistante sur le plan politique, inaudible dans les médias, la gauche ne fait plus recette ! Au point qu'oser faire sa une sur l'opposition est presque devenu, pour la presse, une gageure.
Le constat s'impose de lui même, au Parti Socialiste, il n'y a désormais ni opposition, ni journalistes relayant le message – quel message ?- de l'opposition. La gauche est un terrain vague, sorte de mirage insaisissable, de son inaudible. Un trou noir et lointain. Cette journée de mardi fut à ce titre très symbolique : un barnum ahurissant, à la limite du grotesque, entre le concert privé et le show VIP pour la conférence de presse de Nicolas Sarkozy : 600 journalistes se battant pendant plus de deux heures pour accéder au micro. Laurent Fabius allant même jusqu'à évoquer un « Sarkozysme dégoulinant » dans les médias.
Du côté du PS, un Waterloo médiatique, une dizaine de représentants de la presse, quelques interventions radios, TF1, France 2 et
Un phénomène observé dans d'autres newsmagazines. Certains allant jusqu'à dire qu'en termes de marketing pur, la gauche est devenue une « zone interdite », un produit frelaté ! Ainsi le numéro du Nouvel Observateur portant sur Ségolène Royal a été un échec : « Je ne suis pas sûr qu'il y a un évitement de la gauche, je crois que Ségolène Royal est absolument nulle et la gauche n'est pas guérie de cet épisode pathétique » affirme Claude Askolovitch, journaliste au Nouvel Observateur.
Plus profond que le fond
Une observation qui rejoint en partie l'analyse du PDG de Libération, Laurent Joffrin, « c'est sûr que quand nous faisons un événement sur la gauche, les ventes ne sont pas formidables mais ce n'est pas désastreux non plus. Nous restons dans notre moyenne, mais cela ne suscite pas franchement de curiosité ».
Le courrier des lecteurs du journal, par ailleurs, témoigne de cette déroute du peuple de gauche : « Même la magie Ségolène semble s'effriter. Au moment où elle a sorti son livre, nous pensions faire de bonnes ventes, et sans être catastrophique, nous avons fait un score tout juste normal » ajoute Laurent Joffrin qui confirme un intérêt beaucoup plus net pour le président de 
Déjà fragilisé par la stratégie politico-médiatique du président de
« C'est le président de
Attention quand même, nul n'est jamais sûr d'avoir vraiment touché le fond. Il y a toujours plus profond que le fond !
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