Un Congrès de Versailles qui divise le PS
Europe. À la veille de la réunion des députés et sénateurs, les divergences socialistes sur le traité de Lisbonne et son mode de ratification refont surface.
Ne pas faire obstacle à la ratification du traité de Lisbonne, sans paraître délaisser un terrain d’opposition à Nicolas Sarkozy, tout en maintenant le parti en ordre de bataille à la veille des échéances municipales et cantonales. C’est la délicate équation que doit résoudre la direction socialiste, appelée à débattre, la semaine prochaine, du mode de ratification du texte européen dont elle a approuvé le fond le 16 novembre dernier en dépit d’une forte opposition au sein du bureau national.
Alors que la réunion du Parlement en Congrès doit procéder, dans la semaine du 4 février, à Versailles, à la modification de
Pour Ségolène royal, ce sera « oui »
Aux yeux de nombreux responsables socialistes, si la voie référendaire, défendue par la candidate socialiste pendant la campagne présidentielle, eût été préférable, l’élection de Nicolas Sarkozy a finalement clos le débat. « Le président a choisi la ratification par Congrès. Je ne peux qu’en prendre acte et, en accord avec mes engagements socialistes, européens et internationalistes, je me prononcerai personnellement en faveur du "oui" lors de la réunion du Congrès, qui devrait intervenir fin janvier », résume la députée socialiste de l’Isère, Geneviève Fioraso.
D’autres plus isolés, à l’image de Jack Lang, vont jusqu’à saluer franchement « la relance » européenne permise selon eux par ce texte recyclant l’essentiel de
Certains prônent le boycottage.
Plus soucieux de ne pas apparaître comme se ralliant, sur cette question, à l’hôte de l’Élysée, d’autres plaident pour un boycottage ou une non-participation au vote lors du Congrès, posture qui, en définitive, laisserait passer le texte. Bruno Le Roux a ainsi estimé, hier, que « la solution la plus sage » consisterait à « ne pas aller à Versailles », tout en prenant soin de préciser que le PS n’avait « pas encore de position sur la procédure ». Une déclaration en forme de réponse à Laurent Fabius, qui a annoncé dimanche qu’il votera contre la révision de
Rosa Moussaoui