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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante de gauche.


perdre son âme, on va dire

Publié par prs 57 sur 23 Septembre 2007, 23:00pm

Catégories : #médias

"Il semblait si heureux d’être là, chaque matin, à France Inter, la saison dernière. A casser du sucre sur tout le monde, en particulier sur sa propre station ! Ça faisait libre et impertinent. Mais voilà, à ce petit jeu, Guy Carlier s’est usé. En plus, il attendait un enfant. Alors, les petits problèmes du monde médiatique d’un seul coup lui sont apparus bien insignifiants. Pourtant, le revoilà, sur RTL cette fois. Station que pourtant il ne semblait pas porter dans son cœur. Va-t-il accepter de ne plus pouvoir assassiner une émission ainsi : « Je vous ai trouvé une nullité, un rien, un néant, c’est sur RTL 9... » ? Ou extrapoler à partir d’un film diffusé sur France 3 : « Cette histoire a été inspirée par un fait divers réel qui nous touche ici même, à Radio France. Nous aussi, nous avons trois petits vieux très attachants : José A., Claude V. et Macha B. José et Claude vivent avec Macha, c’est pour ça qu’on les appelle "Les vieux de la vieille"  ! Et, comme dans le film, nos petits vieux ne veulent pas aller à "Gouillette". Il faut savoir que dans le monde de la radio, "Gouillette" s’appelle RTL. C’est une maison de retraite où l’on met de vieux animateurs décolorés comme Fabrice, qui sont homophobes, machistes et vulgaires. RTL, c’est la dérive des incontinents !... » Monsieur Carlier se croyait mal considéré à France Inter. C’est sans doute pour cette raison qu’il part dans une maison qu’il méprise."   A.M.G. (de télérama)


Guy Carlier, qui a commencé par vendre les images de son idylle à Gala (voir ci-dessous), puis à Paris-Match, pour mieux faire savoir à la France ébahie ce que "vraie presse" veut dire, probablement. Moi, j'aimais bien Guy Carlier. Il me faisait rire, ou pleurer, c'est selon. Puis j'ai compris, un jour, qu'il s'arrangeait toujours pour ne pas servir ses critiques aux invités concernés en direct (tiens donc, plus fastoche la veille ou le lendemain...) et là, bizarrement, je me suis mise à écouter d'une autre oreille ses commentaires au vitriol sur les uns et les autres. Et à ne plus bien savoir qui était vulgaire dans tout ça. Parce que, bon, une chose est de s'acharner sur Patrick Bruel qui pose dans la "presse pas fréquentable" avec sa chérie, une autre est de se commettre dans les mêmes colonnes, quelques mois plus tard... Ah! Gloire! Quand tu nous tiens... bb prs 57 
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L’avis dIvan Levaï, dans sa revue de presse, dimanche, sur France Inter.<br /> «  Une pleine page dans le MONDE, consacrée à Guy Carlier, qui nous quitte, pour rejoindre Nicolas Poincaré, sur RTL.« Vous comprenez dit notre ami chroniqueur Guy Carlier, c’est dur à 58 ans de se lever de bonne heure, quand on travaille comme moi, sur le fil du rasoir, avec le stress et le danger que peut entraîner, un mot de trop, un dérapage, une polémique.Et dans l’interview accordée à Martine Delahaye, Carlier précise, j’avais demandé, au directeur d’Inter de faire un petit effort financier, mais l’administration a dit non. Ca m’a déçu, on voulait que je fasse une chronique supplémentaire, au même tarif que les autres. Pire, on m’a dit que je coûtais bon an, mal an 80.000 euros à la station. Et que c’était trop.Dieu merci… Guy Carlier complète sa doléance du travailler plus pour gagner moins, en avouant qu’il a un côté, enfant gâté. Que c’est même indécent quand on sait ce que vivent les français. Il ajoute aussi, que sa rupture avec Inter est amoureuse. Qu’il reste avec nous, au fond du cœur… Et qu’il a toujours été, derrière ce micro, entièrement libre ! »<br />  
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