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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante de gauche.


… et le sourire de la crémière…

Publié par prs 57 sur 25 Août 2007, 23:00pm

Catégories : #pas content et on le dit!

… et celui de la femme du boulanger en prime !

Qu’entends-je ? Au royaume du sarkozysme triomphant, les routes ne sont pas pavées de roses pour le salarié de base ? Ce ne serait pas du mauvais esprit, des fois, de prétendre ça ? Parce que finalement, la vie augmente, oui, comme partout, et toujours. Alors, on se plaint de quoi exactement ? Vous dîtes ? Flambée des prix des matières premières ? Flambée… Mazette ! Vous n’y allez pas avec le dos de la main-morte (comme dirait une mienne copine, qui sait ce que citation veut dire !) Va pour flambée, si vous y tenez.

Alors, des exemples, comme s’il en pleuvait :

- cacao : + 27 %

- maïs : + 44 %

- lait : + 3 % (là, ça va, c’est à peu près honnête)

- blé : (le bien nommé, du coup !!!) + 48,7 %

- beurre : + 62 %

- poudre de lait : + 65 %

Tout ça depuis un peu plus d’un an. Alors, j’en connais qui vont me dire qu’à côté de ça, la corde à linge ou le dentifrice aux herbes de la pampa ont baissé de 1,5 %. Oui, imparable, l’argument, n'empêche, Micheline, quand elle fait son marché, elle va voir la douloureuse qui monte, qui monte, qui monte, comme certaine bébête. Encore des exemples ? Les produits transformés qui vont inévitablement en prendre un vieux coup dans l’affichage : le pain, le porc, les pâtes, les volailles, la bière, les produits laitiers, les sucreries. T’as qu’à voir ce qui va rester stable, dans ton caddie… Le caviar et le thé au jasmin. À peu de choses près. Déjà qu’avec l’euro, on ne s’était pas vraiment senti gagnant, là c’est le bouquet. L’alimentation représente le deuxième poste budgétaire des ménages. Ça va cogner, dans les tiroirs-caisses. Pour info, et pour finir là-dessus, le pouvoir d’achat (en moyenne, le vôtre, le mien, pas celui des P.D.G. équipés de parachutes en platine, évidemment !) a augmenté de 1,9 % en dix ans. Par contre, en 2006, les loyers ont pris 3,5%, le gaz de ville : 17,2 %, l’essence : 6%, les transports : 2,8%... Cherchez l’erreur !  Si à ça, vous ajoutez l’augmentation du prix du cartable de sixième, ou de troisième, d’ailleurs… mais vous allez sûrement me dire que là, décidément, je fais du mauvais esprit… brigitte blang prs 57

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D
Ci-joint un article relevé dans l'Huma qui fait écho au vôtre.<br /> Le pain, symbole des hausses de la rentréePain, pâtes, lait, yaourts, beurre, fromage, les produits d’origines végétale et animale utilisant des céréales vont augmenter sensiblement en France.On la sentait venir. La hausse des prix alimentaires va réduire le pouvoir d’achat des ménages dès le retour des congés d’été. La baguette augmente cette semaine de 5 % à 8 %. La hausse mondiale des cours du blé de près de 100 % en un an est mise en avant pour justifier les augmentations de prix en cascade d’une longue liste de produits alimentaires à base de céréales. La Confédération de la boulangerie estime que les augmentations de prix sont imputables pour moitié à la hausse des cours du blé et pour une autre moitié aux charges salariales dont l’augmentation du SMIC. L’Association nationale de la meunerie affirme de son côté qu’une augmentation de 10 % du prix de la farine ne suffira pas pour répercuter l’envolée du prix du blé.Plusieurs causesCette flambée du blé et les céréales secondaires résulte du cumul de plusieurs causes. Les dernières récoltes n’ont pas été bonnes dans de nombreux pays et les stocks mondiaux de report sont inférieurs à soixante jours de consommation. Les stocks de sécurité ont été abandonnés ces vingt dernières années dans presque tous les pays du monde à l’exception notable de la Chine. La montée en puissance de la production de bioéthanol dans certains grands pays producteurs de céréales a accentué cette pénurie relative au niveau planétaire. Enfin, les spéculateurs en quête de profits rapides misent sur le marché à terme des céréales.En France, cette hausse profite surtout aux gros céréaliers installés sur les zones les plus productives de l’Hexagone. Mais elle pénalise les éleveurs spécialisés de porcs et de volailles qui doivent acheter des aliments composés. Le prix de revient du kilo de viande de porc a augmenté de 10 centimes d’euro en quelques semaines. Les aliments complémentaires à l’herbe pour les vaches laitières sont également en hausse. Un bras de fer s’engage aujourd’hui sur la manière de répercuter la hausse des coûts depuis les producteurs agricoles jusqu’aux distributeurs en passant par les abatteurs d’animaux de boucherie et les transformateurs de l’industrie agroalimentaire. Dans ce secteur, seules les grandes firmes osent donner des indications. Le volailler LDC a annoncé dès juillet une hausse des prix de 5 % sur ses poulets. Le laitier Lactalis parle de hausses de 4 % à 5 % sur ses produits transformés.Contenir les prixInterrogé dimanche soir par TF1 sur cette flambée des prix alimentaires, François Fillon a indiqué que le gouvernement entendait favoriser une concurrence plus vive qu’aujourd’hui afin de contenir les prix. Ce faisant, il confie un rôle de police à la grande distribution. Si elle contient les hausses dans des limites « raisonnables » en rackettant ses fournisseurs, le gouvernement fermera les yeux sur ses marges. En tout état de cause, les consommateurs à faible pouvoir d’achat seront les grands perdants dans cette guerre des marges. Les PME de l’agro-industrie ont aussi du souci à se faire.Gérard Le Puill
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