La septième vague…

C’était le titre d’un joli album de Voulzy l’année dernière. Sur la pochette, on le voyait sur fond bleu, face à la mer, plutôt pas mal. Tu mets M. Sarkozy, le président de
Hier soir : télé. On a encore eu droit à des morceaux de bravoure. Faudrait bien en faire un florilège, un jour. François Hollande, grave, normal, on vient de se prendre une veste de toute première qualité. L’ex-candidate socialiste en appelle à un sursaut citoyen. Elle n’a toujours rien compris. Les nouveaux adhérents, on leur avait vendu le truc, façon pub, souvenez-vous, ça disait à peu de choses près ceci : « Ne laissez pas les autres décider pour vous ! Venez choisir votre candidat à la présidentielle ! » Déjà, tu ne comprenais pas bien qui étaient ces « autres » dont on nous parlait là. À bien y réfléchir, ça devait être nous, ces autres. Nous les anciens du Parti, qui avions décidé les fois d’avant. Ils avaient donc payé leur carte, et ils étaient venus voter, comme un seul homme, pour celle dont les magasines leur avaient expliqué qu’elle était la meilleure. Et puis ? Et puis rien. On s’est retrouvés, comme d’hab, toujours les mêmes à distribuer nos tracts, à coller nos affiches, à faire corps autour du candidat. Est-ce qu’on peut leur en vouloir ? Certainement pas. Aussi longtemps qu’on lancera des opérations de ce genre, sans formation derrière, sans réellement expliquer ce qui se cache derrière ce beau mot « Camarade », aussi longtemps, on ne saura plus mener une vraie campagne. On nous a beaucoup dit aussi qu’il faut faire tomber les têtes au Parti. Les têtes… Quelles têtes ? Celle de Fabius ? De Hollande ? D’Emmanuelli ? Excusez du peu. À ce jeu de massacre, on risque bien de se priver de pointures indispensables. Regardez un peu les résultats de ceux-là, hier, vous verrez si on peut s’en passer… Hier soir, justement, à la télé, qui a mis Borloo en difficulté sur
On a beau nous dire aujourd’hui que les seules batailles perdues sont celles qu’on n’a pas menées, ça ne nous console pas de cette raclée monumentale, de cette désillusion terrible. Voilà mes camarades, on a perdu, et même pas avec les honneurs, c’est injuste, c’est triste. On va se donner rendez-vous aux cantonales. On ne pourra que faire mieux.
brigitte blang prs57
PS et qui n'a rien à voir: si vous voulez vous changer les idées, vous évader, imaginer un monde autrement, ne loupez pas ce soir, des Racines et des Ailes, sur France 3. Il y est question du Maroc, tout particulièrement du Haut Atlas, allez-y voir, vous n'en reviendrez pas.