Depuis quelques jours, sur ce blog, fleurissent des commentaires tous plus légers les uns que les autres, ceci en réponse à deux ou trois billets d’humeur, en rapport avec l’élection, puis les vacances maritimes de « notre » président. On nous accuse de « diaboliser » le nouvel élu, de faire rien qu’à les embêter lui et ses amis, tout ça, et aussi qu’on n’est rien que des jaloux qu’on n’a même pas été foutus de gagner cette élection trop trop fastoche et voilà, na ! Une fois qu’ils ont dit ça, reste à nous démontrer que c’est bien nous qui avions tort et eux raison. Pas facile. Nous avons la fibre militante, et bien sûr, depuis le temps, nos idées ringardes, on finit par s’y attacher. Puisque nous sommes définitivement de vieux machins qui ne voulons pas de la modernité que nous propose Nicolas Sarkozy, alors, permettez, jeunes gens, « jeunes populaires » puisque c’est ainsi qu’on vous nomme, de produire ici l’avis d’un homme au-dessus de tout soupçon. Un homme qui a fui
« Je suis très attristé par ce résultat. Je pense d’abord à la jeunesse qui doit réfléchir au risque de voir régresser les conquêtes sociales et les libertés durement acquises et qui doit s’organiser avec les partis politiques. Je crois également que notre population attendait des solutions de gauche qu’elle n’a pas entendues. Nicolas Sarkozy a formulé des réponses quand la gauche cherchait des méthodes pour répondre.
Ca m’embarrasse de le dire, mais je trouve que les responsables politiques de gauche se sont beaucoup plus occupés de leurs querelles internes et des relations entre les différents courants que de chercher un projet cohérent qui réponde aux vraies inquiétudes des Français. C’est d’ailleurs intéressant de comparer cela à ce que nous avons vécu à la fin de la guerre. Nous étions loin d’être tous d’accord pendant
Un homme, disions-nous. Et de la plus belle espèce. Oserez-vous lui aussi le traiter de ringard, de dépassé, de partisan ? En fait, oui, partisan, au sens propre du mot. Ces lignes sont de Raymond Aubrac, dans l’Humanité, cette semaine. On a les références que l’histoire nous offre. Et ici, on ne nous parlera pas de récupération. Raymond Aubrac est bien vivant, et il a choisi son camp. Désolée…