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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante de gauche.


au bonheur du week-end

Publié par prs 57 sur 25 Mars 2007, 11:34am

Catégories : #prs57

Vous êtes sûrs que c'est le printemps?!


On change d’heure ! Depuis trois jours la radio nous le rappelle, en précisant, en forme de pub, que ce serait bien aussi qu'on change de montre ! L’occasion de se souvenir des Lip, il y a… quelques années déjà. Curieux le télescopage, tout de même : le gars qui menait toute cette magnifique affaire, il s’appelait Charles Piaget. Piaget, comme l’horloger de grand (mais alors très très grand !) luxe suisse. Bizarre, les coïncidences. Le combat des Lip, on aurait tous voulu en être. On aurait aimé être de ce bois-là, celui dont on fait les résistants. Ca s’inscrivait dans une série de luttes syndicales, ouvrières, féministes aussi. On avait à peine eu le temps de se remettre des législatives de juin 68. Et ces gars-là, là-bas à Besançon, nous disaient que oui, vraiment, tout était encore possible, et on s’était mis à y croire à nouveau. Ils avaient osé. On pouvait donc le faire… On allait le faire...

On annonce aussi la libération de Brigitte Mohnhaupt. La dernière brigadiste emprisonnée, au-delà du Rhin. Paraîtrait qu’elle ne « présente plus de dangers pour la société » Ah bon ? Elle ne s’était pas « suicidée » dans sa cellule, elle, comme Baader, ou Meinhoff ?

Ce matin, aux aurores, une nouvelle, indispensable, vous allez voir : anniversaire de l’Europe, oui, ça on savait. Mais du coup, voilà que le pape se rappelle à notre bon souvenir. Il déplore dans un écrit définitif que les textes célébrant l’événement ne fassent pas mention des racines chrétiennes de cette Europe, justement.Il ne s'est trouvé aucun dirigeant politique de l’UE pour lui répondre : « Et de quoi je me mêle ? » 

Au hasard des lectures de fin de semaine, Politis, évidemment. Denis Sieffert nous parle, lui aussi, de Battisti. En douce, il nous explique que côté PS, la candidate a considéré que l’affaire ne la concernait pas… Dont acte ! Il cite DSK, en oubliant toutefois Laurent Fabius, qui a réagi le plus rapidement, dès lundi matin. Son éditorial se termine par ces mots : « Quand on ne sait plus écouter son instinct en de pareilles circonstances, c’est qu’on est bien malade de sa gauche. Il n’y a pas un candidat à gauche de la gauche qui n’ait eu le bon réflexe. Celui, élémentaire, des Droits de l’Homme. » Et si, au contraire, en s’abstenant de commentaire, la candidate socialiste n’avait fait qu’écouter son instinct ? Ce serait pire ? ! On est bien d’accord !...  

Deux pages plus loin, c’est Michel Soudais qui nous raconte Ségolène chez Arlette (Chabot, pas l’autre ! Faut pas rêver non plus !). En gros, et comme on l’avait déjà vu, elle continue à se défaire de son parti. Ca a le mérite d’être clair : « Je reprends toute ma liberté pour aborder la dernière ligne droite de la campagne. Ce soir, je dis aux Français qui m’écoutent, si vous m’apportez votre voix, je ne vous dirai pas que c’est le Parti socialiste qui a gagné l’élection présidentielle. » Re-dont acte… Mais entre deux levers de couleurs, y aura-t-il un conseiller pour lui donner à relire ce qui suit : « J’ai été élu comme un président socialiste, désigné par le Parti Socialiste, sur un programme socialiste. Je ne m’en suis jamais repenti. » François Mitterrand, le 19 novembre 1994, à Liévin. Autres temps, autres mœurs, autres propos, autre carrure aussi…

Finir plus léger ? Vu un film de télé sur la naissance de l’Europe. Ca mettait en scène les amours contrariées d’une Française et d’un Allemand, juste après la guerre. Sans prétention, et on n’était pas déçu, puisqu’on n’attendait rien. Mais ici ou là deux ou trois allusions à peine masquées au vote du 29 mai 2005. Grosses ficelles, à pleurer de rire. Et puis cette habitude des films français de faire parler les Allemands en français, avec l’accent allemand ! Ou bien on les double, et ils parlent normalement. Ou bien on leur laisse la langue d’origine, et on sous-titre. Mais là, c’est fin ridicule.

Encore plus léger ? Le dernier album de Michel Jonasz, le grand Jonasz. C’est un hommage à la chanson française. Des reprises, c’est « tendance », on sait bien. Mais là, franchement, ça vaut le détour. Brel, un « Fernand » d’une émotion absolue, on l’avait presque oubliée, celle-là. Et puis aussi, un bel hommage à Léo. « La mémoire et la mer » ainsi qu’un texte de lui, Jonasz, splendide. Ca s’appelle Léo, tout bêtement. J’ai moins goûté les Brassens –mais ça n’a aucune espèce de légitimité, je vous dis seulement ce que j’en pense- mais c’est très bien quand même.  

  brigitte blang prs 57
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R
Pas seulement le pape, mais aussi les représentants polonais (tiens donc!), italiens et portugais ont voulu cette référence. Comme il est écrit plus haut, c'est pas gagné, l'Europe laïque.
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