Contre le poison du sectarisme, travailler à l'union dans l'union
Travailler à l'union dans l'union dans les partis de gauche. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est dénoncer tous les sectarismes. C'est éviter la dérive du débat politique vers la droite. C'est donc permettre le rassemblement de toute la gauche sans exclusive, sur une ligne de gauche.
C’est la confusion politique maximale. Devant les jeunes de l’UMP Sarkozy cite Jaurès et Blum. Ségolène Royal reprend les propositions de la droite La machine médiatique tourne à plein pour personnaliser la politique et dépolitiser les personnes. Un leitmotiv : gauche et droite, c’est fini, plus de distinction. La preuve, Olivier Besancenot lui-même explique qu’il n’est pas sûr de faire la différence entre le PS et l’UMP au second tour de la présidentielle.
Un tel matraquage, une telle pensée unique, répétée dans tous les journaux, déclinée à l’identique par les rares personnalités à qui la petite caste médiatique accepte de donner la parole, cela ne tient évidemment pas au hasard. Ce bourrage de crâne a un objectif simple : empêcher que le rejet du libéralisme devenu majoritaire l’emporte en 2007. Car depuis que la gauche a pris la tête du combat antilibéral le 29 mai dernier et marginalisé Le Pen, le risque est grand d’un changement politique et social d’ampleur qui fait trembler tous les puissants.
Pour nous barrer la route, ils ressortent les vieilles recettes. D’abord inviter la gauche à ne plus être elle-même. Le meilleur moyen pour un homme ou une femme de gauche d’être loué par les éditorialistes officiels ? Reprendre les idées de la droite ! Si la gauche renonce à changer la vie, les importants pourront dormir tranquilles. Ca se passe d’ailleurs comme ça chez nos voisins. En Angleterre, le patronat ne soutient pas la droite, mais Tony Blair. En Italie,
Ensuite, diviser l’adversaire. Tout ce qui peut rassembler la gauche est soigneusement combattu. Regardez l’ostracisme médiatique que subissent Fabius et Buffet. Les combats qu’ils ont menés les qualifient-ils moins que Nicolas Hulot pour la une du Nouvel Observateur ? Leur crime est dans leur ligne : tout deux parlent de rassembler la gauche sur une ligne de gauche. Le 29 mai
Cette pensée unique peut compter sur le concours d’une partie de la gauche. En son sein, les sectaires de tout bord se donnent la main. L’extrême-gauche refuse de discuter avec le PS… voilà qui laisse les mains libres aux socialistes qui veulent se rapprocher du centre. Alain Krivine répète qu’entre Fabius et Royal il n’y a pas de différence de fond… c’est justement l’argument des partisans de Royal qui refusent toute confrontation politique et conseillent aux militants socialistes de ne lire que les sondages. Olivier Besancenot estime que Ségolène Royal alterne des « propositions très à droite » et des « propositions très à gauche ». On attend de savoir lesquelles. Avez-vous d’ailleurs remarqué que
Face à cela, il faut aussi que les unitaires se donnent la main. Il y en a partout. Les caricatures qui réduisent le PS et son programme au social-libéralisme ne reflètent pas la réalité. De très nombreux militants socialistes veulent ardemment l’union de la gauche pour changer la vie. Certains ont intérêt à ce que le débat entre candidats au sein du PS se réduise à un affrontement de personnes. Ils y parviendront peut-être. Mais cela peut aussi être un moment de clarification politique qui serait utile à la gauche toute entière. Dans la gauche non socialiste également, il y a des unitaires. Là encore, les caricatures complaisamment relayées sur la domination sans partage des penchants groupusculaires et boutiquiers ne traduisent pas la réalité. De nombreux militants ont des ambitions plus élevées.
De François Delapierre et Jean-Luc Mélenchon
Union dans les luttes, union dans les urnes......
refondation de la gauche pour la défense des intérêts du peuple avec PRS
