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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante de gauche.


Nicolas à Nairobi, deuxième

Publié par prs 57 sur 25 Janvier 2007, 16:15pm

Catégories : #prs57

Dès la première journée, mon attention a été attirée par le nombre importants d’ateliers consacrés à la question de l’eau. Ce sont en effet des dizaines de réunions qui sont programmées sur ce sujet tout au long du forum, à l’initiative d’ONG et d’organisations syndicales ou politiques venues du monde entier.

Impossible pour moi de participer à toutes les rencontres, mais le seul constat de leur nombre démontre que la question de l’eau est devenue un enjeu décisif, tant sur le terrain environnemental que politique, tant dans les pays du Nord que ceux du Sud.

Dimanche en fin d’après midi et lundi matin, j’ai participé à deux de ces nombreux ateliers. Le premier abordant la question sous l’angle des services publics en général, le deuxième, à l’initiative de la Fondation Rosa Luxembourg, permettant de faire un tour d’horizon de l’activité prédatrice des entreprises transnationales (dont les capitaux sont souvent Français) dans certains pays du Sud, comme au Mexique et en Afrique du Sud.

L’eau ne saurait être considérée comme une marchandise. C’est un bien commun de l’Humanité et cela implique que sa gestion doit être publique. C’est le point de vue largement partagé ici, au FSM.

Mais force est de constater que beaucoup de terrain a d’ores et déjà été perdu face à la marchandisation de tous les secteurs de l’activité humaine. De plus, la raréfaction et la pollution des ressources en eau (y compris sous nos latitudes) rendent l’enjeu de leur gestion de plus en plus sensible.

En France, la prise de conscience de cette question de l’eau progresse, et un mouvement est en train de prendre de l’ampleur, notamment parmi les élus.

Présent au FSM, Michel Partage, maire de la Commune de Varage dans le Var (83), est venu à Nairobi pour partager l’expérience de l’appel pour la gestion publique de l’eau (connu sous le nom de l’Appel de Varage), lancé à son initiative en France en octobre 2005, signé par un nombre important d’élus locaux en France, et qui désormais a pris une dimension internationale, notamment en Afrique et en Amérique latine.

Aujourd’hui, sur la base de l’appel de 2005, une association est en train d’être constituée en France, sous le nom d’EAU (Elus, Association, Usagers) et dont l’une des principales activités sera d’encourager les élus des villes qui ont délégué au secteur privé la gestion de l’eau (de la production à la distribution) à revenir à une gestion publique, afin de garantir aux usagers le droit d’avoir accès à l’eau en tant que bien public. L’association agit également pour faire inscrire ce principe dans la Constitution.

A la veille des élections présidentielles, il est important que ce combat se développe. Il est décisif pour une certaine conception de la République. Au niveau international, il est exemplaire, car comme Michel Partage nous l’a expliqué, ce sont les entreprises transnationales françaises qui sont en pointe de la marchandisation de l’eau. Un coup d’arrêt donné à la privatisation en France serait un signal pour tous les peuples afin qu’ils se réapproprient leur bien public.

Bientôt l’interview de Michel Partage en cinq questions

- Quelle est l’histoire de l’Appel pour une gestion publique de l’eau ?
- Quelles sont les prochaines initiatives de l’association E.A.U. pour une gestion publique de l’eau ?
- Faut-il inscrire la question dans la campagne présidentielle ?
- La gestion publique de l’eau : un enjeu international ?
- L’eau : une question républicaine ?

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