« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas les faire, mais parce que nous n’osons pas les faire qu’elles sont difficiles » Sénèque
Voilà donc une nouvelle année qui commence, avec son cortège de bonnes résolutions : lire le journal tous les jours, même –et surtout- si on n’en a pas le temps, se mobiliser pour toutes les grandes causes (aider les riches à se faufiler vers
Entendu le palmarès des Français qui comptent, ce matin. Ouais ! Formidable ! Zidane, le roi du coup de boule, tient la tête, c’est bien le moins qu’on pouvait espérer d’un mec qui sait aussi bien s’en servir ! En deusse : Noah, bon… En trois, Hulot, le pote de Chirac. Celui que tous tous tous voudraient comme ami. Tenez-vous bien, Ségolène, la nôtre, enfin, la leur, elle arrive 23ème ! Marrant, non ? Sarko, malgré le Sarko-show permanent sur toutes les télés (538 passages en 2006, quel homme… ! Ou alors, il se dope !), il n’est que 47ème. Première femme au tableau d’honneur : Mimie Mathy… Vous vous souvenez qu’elle a fait un truc spécial Mimie Mathy ? Pas moi. La petite Betancourt, qui se bat tous les jours pour retrouver sa maman, inconnue au bataillon. Les filles des quartiers, qui sauvent la laïcité tous les matins en tombant le voile, nada. La caissière de grande surface qui a risqué le licenciement pour aider plus pauvre qu’elle, pas davantage. Voilà donc qui est meilleur au pays de chez nous : un tapeur dans le ballon et une actrice de série-télé. Pas une once de mépris dans tout ça, attention. Seulement de l’étonnement. Avant, on avait l’Abbé Pierre. Vous allez me dire, un homme d’Eglise, normal qu’il fasse le bien. On est d’accord, à mille pour cent. Mais, c’est juste pour s’inquiéter, où elles sont les priorités, aujourd’hui ?
Quoi encore : ah oui, ça me turlupine depuis un moment, la banalisation de Le Pen. Déjà, en traversant le pays cette semaine, un peu partout, ces affiches, ça te colle un de ces bourdons… Chapeau, l’artiste, le gars qui a pris les photos. Tu lui sauterais au cou, à Papy, si tu t’écoutais… Et puis, à y regarder de plus près, c’est bien le même. Le rictus s’est transformé en sourire, mais c’est bien lui quand même, pas de doute. Il serait presque fréquentable, dans son petit pull de marin breton. En même temps, il s’est fait des amis, Le Pen, depuis peu. Dieudonné est venu lui faire la bise à sa Fête des Bleus Blancs Rouges. Sevran le « saltimbanque » (tu parles… saltimbanque ! Là dedans, j’entends banque !) use du même vocabulaire outrancier. Sarko-le-Magnifique y va de son couplet aussi, on dirait que l’autre est derrière lui à lui souffler les répliques, comme un ventriloque à sa poupée. Ses lois sur l’intégration, pur porc frontistes, elles sont. Ses expulsions par charters, sa chasse à l’enfant, son futur « ministère de l’Immigration » (et pourquoi pas un ministère aux questions raciales pendant qu’on y est ? On lui filerait Frêche comme sous-secrétaire d’Etat, ça nous débarrasserait !), ses reconduites à la frontière, sans parler de sa petite phrase, directement empruntée à l’autre manipulateur de gégène : «