Depuis quelques jours, la presse écrite, parlée ou regardée nous assène le coup de "Il y a juste un an...". Et si on prenait un peu de hauteur?
Il aurait juste 90 ans aujourd'hui. En cette journée qui va se terminer par le débat des présidentiables socialistes, on se ferait bien un peu de lecture, non? Juste pour lui dire qu'on ne l'oublie pas, nous... et qu'on est fiers de son héritage.

-Il y a un tel abus des sondages que les gens "sondés" finissent par exprimer non pas leur préférence mais l'idée qu'ils se font de la préférence des autres. C'est le phénomène du tiercé!(Ici et maintenant)
-Ce sont les instituts de sondages qui doivent gouverner? Si j'avais partagé ce point de vue, la peine de mort n'aurait jamais été abolie.(cité par Jacques Attali)
-Faire c'est bien. Faire et faire savoir, c'est mieux. Du moins en politique-spectacle. (l'événement du jeudi 5 mai 1988)
-L'élection à la Présidence de la République n'est pas Radio-Crochet. (Ici et maintenant)
-La gauche a pour vocation d'exprimer ce qui est nouveau et ce qui est juste. Quand elle ne le fait pas, quelque chose ne va pas chez elle. Une gauche léthargique est en soi un non-sens.(Ma part de vérité)
-J'ai été élu comme un président socialiste, désigné par le parti socialiste, sur le programme socialiste. Je ne m'en suis jamais repenti.(Liévin novembre 1994)
-Je me méfie de ceux qui se font défenseurs de l'ordre quand il l'ont sous la main. (L'Abeille et l'Architecte)
-On ne corrige pas une mauvaise loi, on l'abroge. (21 avril 1982)
-Les Français n'aiment pas l'agitation. Le réflexe sécuritaire profite toujours à la droite. Je n'oublie pas qu'après mai 68, il y a eu juin 68... (décembre 1986)
-Etre enseignant, ce n'est pas un choix de carrière, c'est un choix de vie. (12 février 1989)
Ca ne mange pas de pain, et ces jours-ci, ça remet quelques pendules "à leur place" comme disait Johnny, le philosophe-penseur-soutien-copain de Sarkozy.
Brigitte Blang pour PRS 57.