Il y a un an, le 29 mai, notre peuple a opposé un « non » franc et massif au projet de traité constitutionnel européen. A tous ceux, de droite comme de gauche, qui soutenaient que ce texte était « le meilleur compromis possible », il a clairement répondu que ce qui n’était plus possible, c’était le libéralisme échevelé qu’on voulait ainsi lui imposer pour longtemps : concurrence à tout va, baisse du « coût du travail », casse des services publics, démantèlement des systèmes de retraites et de sécurité sociale, privatisations, délocalisations, mise en cause des libertés, guerre contre les pauvres, les jeunes, les étrangers, etc.
Droit dans ses bottes, le gouvernement Chirac-Sarkozy-de Villepin n’a tenu aucun compte de ce vote. Il refuse toujours de retirer la signature de la France du traité européen. Il manœuvre à Bruxelles pour faire rentrer
Cette droite est dangereuse. Butant sur la résistance populaire, elle cherche à se refaire une santé en courant après l’électorat de Le Pen. Avec
Il y a danger. Si la droite l’emportait en 2007, elle entraînerait notre pays dans une fuite en avant aux conséquences imprévisibles. Il faut l’arrêter par les luttes. Il faut la battre dans les urnes afin de constituer une majorité et un gouvernement de gauche. Et pour cela, il est indispensable que la gauche soit au rendez-vous. Trois fois elle a gouverné, et trois fois elle a déçu, provoquant le retour d’une droite plus dure encore. Cette fois-ci, elle ne doit pas recommencer ce qui l’a menée à l’échec, mais avoir le courage de proposer une politique vraiment à gauche. Elle doit s’attaquer aux puissants intérêts des multinationales et de
Aujourd’hui, un an après le 29 mai, le compte n’y est pas. La gauche est divisée. Le Parti socialiste est enlisé dans les querelles sans fin de ses « présidentiables ». La catastrophe du 21 avril 2002 pourrait se reproduire. C’est pourquoi j’ai lancé il y a quelques semaines un appel pour que se rassemblent toutes les forces antilibérales, à commencer par celles qui ont permis la victoire du « non ». Cet appel a rencontré d’autres initiatives. De nombreuses forces et personnalités, dont le Parti communiste, ont décidé de travailler à développer dans tout le pays une dynamique populaire et citoyenne. Partout, nous avons décidé de créer des comités d’union populaire pour construire un projet politique antilibéral, et le porter ensemble devant le suffrage universel par des candidatures unitaires aux élections présidentielles et législatives.
Nous devons réussir. Divisés, nous ne pourrons que nous compter. Ensemble, nous pouvons faire naître à gauche une dynamique capable de changer
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste français
Paris, le 28 mai 2006
Rassemblons-nous et nous gagnerons !
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