La fin de l'URSS, souvenez-vous annonçait une nouvelle ère de liberté et de prospérité pour les Russes. Car on nous le répète depuis l'origine, le capitalisme c'est la liberté, et tout ce qui est contre le capitalisme est totalitaire. Depuis, le capitalisme et la mafia s'épanouissent en effet en Russie. Quant à la liberté… on attend encore… L'enterrement de Stanislav Markelov, avocat spécialiste des droits de la personne, et d'une jeune journaliste, Anastassia Babourova, qui l'accompagnait, assassinés lundi dernier a réuni une petite centaine de personnes, dans l'indifférence générale. Ces meurtres ajouté à celui d'Anna Politkovskaïa, voient tous les regards se tourner vers les autorités russes qui n'aiment pas qu'on s'occupe des affaires tchétchènes. Pour dresser un tableau fidèle, ajoutons à cela les manifestations interdites, les médias muselés, les intimidations sur l'opposition… Il faut croire que la liberté si revendiquée contre l'URSS par les puissances occidentales, ne sont plus une priorité. Il faut croire aussi, que les droits de l'homme n'ont pas la même valeur, depuis. En effet, il y a tellement d'argent à faire en Russie, qu'il ne faudrait pas gâcher la fête… On a donc remplacé la peste (l'URSS) par le choléra (le capitalisme à la mode russe). Mais le choléra ne doit pas être condamné car il offre un formidable marché.
David Seyer (PC Forbach)