C’est gagné (enfin, on a envie de le croire…), pour Cesare !
Depuis le début, nous avons relayé au maximum, ici, les rebondissements de cette sinistre affaire. De Cesare Battisti et Marina Petrella, à leurs soutiens emblématiques (Dominique Grange, Fred Vargas, pour ne citer que ces deux-là) en passant par la promesse faite par un président de la République Française, François Mitterrand, d’accorder le refuge politique à ces anciens activistes des années de plomb, sans oublier le déni de cet engagement, en 2004, nous vous avons dit l’essentiel de cette honte qui nous retombait à tous sur la tête, la honte de renier la parole de la République.
Depuis ce matin, ça y est ! Cesare Battisti est désormais un réfugié politique au Brésil. La semaine dernière, il avait rappelé sa crainte d’être assassiné s’il était extradé vers l’Italie. Tarso Genro, le ministre de la Justice brésilien, a dû se souvenir que lui aussi avait eu à affronter la répression politique dans son pays, alors qu’il n’était qu’un opposant à la dictature militaire.
brigitte blang pg57