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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante de gauche.


lu dans l'huma

Publié le 6 Avril 2008, 23:01pm

Pour l'arrêt des expulsions d'étrangers.

De nombreuses manifestations étaient organisées samedi dans toute la France afin de protester contre « la chasse aux étrangers ».

La politique des quotas du gouvernement a fait une nouvelle victime. Vendredi, un jeune Malien s’est noyé en fuyant un contrôle d’identité.

Vendredi, un homme de 29 ans, d’origine malienne, en situation irrégulière, a trouvé la mort en se jetant dans la Marne afin de fuir un contrôle de police.

Cette nouvelle mort survient après plusieurs autres faits similaires tragiques d’étrangers qui, pour fuir les contrôles, ont mis en péril leur vie. Jusqu’au suicide comme John Maina le jeune sportif de haut niveau qui a donné fin à ses jours.

C’est cette situation intolérable que souhaitaient dénoncer les organisateurs des manifestations de samedi.

A travers la France, huit cents organisations d’Uni(e) s contre l’immigration jetable, les comités locaux du Réseau éducation sans frontières (RESF), les collectifs de sans-papiers sont mobilisés.

Après l’accumulation des lois restreignant l’immigration et l’asile ces dernières années, son effet destructeur sur les droits fondamentaux, et les résistances qu’elle a fait naître, chacun mesure, aujourd’hui, combien cette politique dépasse la lutte contre « l’immigration clandestine », met en danger les étrangers en situation régulière, pèse sur l’économie et le marché du travail, alourdit des rapports déjà tendus avec les pays tiers.

Autant de constats qu’ont manifestés, non seulement les trois grands organisateurs, mais aussi le Syndicat de la magistrature et celui des avocats de France qui dénoncent, à la fois, des parquets devenus « des préfets de la justice », des juges transformés en chambre d’enregistrement des décisions préfectorales et des droits de la défense inexistants. Ils s’insurgent aussi contre la création d’une juridiction spécifique pour étrangers qui ne nécessitera rien de moins qu’une réforme de la Constitution.

 

 

Mais ils ne sont pas les seuls : les fonctionnaires, y compris les syndicats représentatifs de police, qui travaillent sur ces dossiers, pris entre leur devoir de réserve, leur obligation d’obéir et leur éthique, et les associations qui travaillent sur l’aide au développement, pour la première fois, mêlent leur voix au mécontentement.

En conditionnant l’aide au développement aux contrôles des frontières et des eaux territoriales et aux accords bilatéraux de réadmission, le gouvernement attise des susceptibilités déjà très aiguisées sur la Françafrique. Ajouter à cela les nouvelles menaces sur l’aide médicale d’État, les difficultés à faire soigner en France les étrangers malades, les salariés sans-papier licenciés, c’est la naissance d’un mouvement de fond qui s’est exprimé ce samedi 5 avril.

 

 

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P
Il y a des visiteuses qui ont la fibre régionales, dirait-on. N'est-ce pas Irina? Mais avez-vous regardé ce documentaire sur les Arabes en Corse, sur France Ô ce soir? Édifiant, comme exemple de franternité, des inscriptions racistes sur les murs qu'on ne reproduira pas ici, des paroles d'exclusion, des gamins montés les uns contre les autres, et quand même un bistrot où on peut boire un coup pénard. Ça fait peur.
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P
@ irina: eh ben, on ne sait pas pourquoi! peut-être parce qu'on ne l'avait pas vu, l'extrait en question. Honte à nous! Merci d'avoir complété l'info. 
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I
Pourquoi n'avoir pas cité l'article en entier? Dans l'Humanité, il y était aussi question de cette dénonciation en Corse:"En Corse, 16 organisations contre la "chasse aux étrangers"<br /> La Ligue des droits de l’Homme (LDH) de Corse et une quinzaine d’organisations syndicales ou professionnelles dont l’ordre des avocats d’Ajaccio dénoncent "la chasse aux étrangers" qu’est à leurs yeux la publication de la liste des métiers ouverts en Corse aux travailleurs étrangers.<br /> Dans une lettre aux deux préfets de Corse intitulée "immigration choisie : la honte !", les signataires critiquent la liste des métiers accessibles aux immigrés dans l’île de Beauté. "Les huit métiers retenus - parmi lesquels ceux de responsable d’exploitation en assurances, de dessinateur-projeteur en électricité et électronique - sont complètement irréalistes", constate le responsable de la LDH, André Paccou. "Les sans-papiers en Corse occupent des emplois d’ouvriers et d’employés dans les secteurs du BTP, de l’agriculture, du tourisme, des services et contribuent au fonctionnement de notre économie", explique-t-il.<br /> En réalité selon le responsable, "sous couvert de textes volontairement inadaptés", "les pouvoirs publics risquent de déclencher des réactions de xénophobie ou d’en faire une main-d’œuvre corvéable et malléable à la merci de certains employeurs sans scrupules".<br /> Les signataires protestent aussi contre les "contrôles au faciès", "les descentes de police" ou "les ruses déployées pour attraper des sans-papiers à la sortie de leur lieu de travail ou de la boulangerie".Selon Gérard Gagliardi, responsable FSU, "jusqu’à présent, jamais un élève n’avait été inquiété pour des questions de papiers mais ils sont maintenant quatre dans ce cas, à Bastia et à Ajaccio".
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