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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante de gauche.


tiens, une banderole !

Publié le 3 Avril 2008, 23:12pm

Catégories : #prs57

Dernières nouvelles de chez nous.

Du neuf, rien que du neuf ! Vous avez vu, ou entendu, ou lu ? C’est reparti comme l’an dernier, dîtes donc. Sur « Désirs d’Avenir », on nous rejoue le match : adhérez, pour pouvoir choisir, qu’on nous dit. Tiens, on n’a pas déjà entendu ce refrain-là ? Vous vous souvenez bien le succès que ça a fait, il y a quelques mois à peine. Et sous prétexte qu’on a « presque » gagné l’an passé, on remet le couvert. Et nous alors, on sert à quoi ? Oui, tout ça rendrait hilare le premier accrocheur de poissons dans le dos, malheureusement, ce n’était pas une blague. On repart de l’avant, mes camarades. Autrement, l’actu ? Oh deux ou trois fois rien du tout. Qu’est-ce qu’on nous dit ? Que la ministre de la Justice s’y connait plutôt bien en factures elle aussi. Vous vous disiez comme ça que cette allure, ce chic inégalable, cette prestance, ça devait bien cacher quelque chose ? Gagné ! Ça cachait du pognon, c’est tout ! On dirait que la dame a le chéquier facile. Sinon elle du moins ses services. On ne sait pas trop ce qu’ils magouillent Place Vendôme, mais ils ont de ces factures de collants, ouahouh ! Va savoir ce qu’ils en font… Bals masqués ? Attaques de la banque ? On n’ose pas penser à autre chose, on est bien élevés, nous… Mais tous ces collants, quand même, et à ce prix, ça laisse rêveur… Non ? D’autres petites bricoles qui titillent le moral, ces temps-ci ? Oh oui, ça ne risque pas de manquer, à croire qu’ils se sont tous mis d’accord pour nous gâcher le printemps. Barrant les premières pages des journaux et des télés, LA banderole. Vous n’avez pas entendu parler de la banderole ? Non ? Sans blague ? C’est que vous êtes exilé au fin fond de nulle part, ermite un jour, ermite toujours, ce genre. Je vous raconte la chose ? C’est une banderole que des supporters de foot ont dépliée l’autre soir au stade. Depuis, on ne parle plus que d’elle. En gros, elle est injurieuse pour les gars du Nord, les Chtis comme on dit dans tous les cinés de France et de Navarre, des nordistes qui ne demandaient pas autant de pub pour leur joli pays. Injurieuse, le mot est faible, carrément imbécile, la banderole. Et encore, je suis polie, je ne suis pas président de la République, non plus, mon vocabulaire est moins fleuri. Il n’est pas ici question de contester les bons esprits qui se sont émus devant tant de grossièretés. Mais bon, en même temps, on est entre gens de bonne éducation, en général, sur ces terrains-là, et avons-nous entendu autant d’indignation lorsqu’on conseillait aux uns et aux autres porteurs de shorts et pousseurs de ballons d’aller voir chez les grecs et autres gracieusetés ? On en croise, des mal élevés dans ces arènes, et du plus bel effet. Depuis toujours, ou presque. Rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps, on en voyait des garçons rasés de près, jusqu’au crâne d’ailleurs, tout de noir vêtus, joliment décorés de badges de qualité, élégamment bottés, avec de ces gestes charmants, bras tendus, vers un horizon trop bien connu, ça faisait trois fois une minute au 20 heures, et basta, ni vu ni connu, on te remisait ça vite fait. Alors, si on se demandait un peu pourquoi on nous bassine depuis une semaine avec cette fichue banderole ? Et ce qu’elle aurait de plus scandaleux qu’un salut nazi, ou qu’un couplet raciste, dans la tribune des supporters du PSG… Bien sûr qu’on ne doit pas accepter ça, ni ici ni ailleurs, mais entre nous, pendant ce temps-là, qu’on parle de la banderole, on ne pense pas à autre chose. On en oublierait presque le quotidien bien grisâtre, les licenciements par wagon, les profs qui fondent comme banquise au soleil, Gandrange, les petits soldats qui vont s’en aller faire du tourisme humanitaire à Kaboul, le pouvoir d’achat en chute libre, la rigueur qui arrive sans dire son nom, les caméras de surveillance qui fleurissent tout partout (et qui voient tout sauf les vilains méchants qui insultent les Lensois ? Trop bizarre…), on en oublierait même de parler des autres banderoles, celles qu’on déplie sur le pavé, depuis toujours, comme il y a 40 ans, celles qui réclament un peu plus de ceci et un peu moins de cela, celles qui disent « Tous ensemble, tous ensemble ! », celles qui proclament la laïcité, la liberté, l’égalité, celles qui réclament la fraternité, les banderoles, toutes les autres banderoles, qui ne sont pas brandies par des voyous, les nôtres, les vôtres, des banderoles de bonne compagnie…

brigitte blang

 
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U
L'affaire de la banderole<br /> «anti Ch'tis»? Pour le sociologue des territoires Christophe Guilluy, c'est le<br /> signe d'une «gentrification» de la société, qui rejette autant les classes<br /> populaires que la violence symbolique qu'elles expriment. Marianne2 : Comment analysez-vous l'émotion suscitée<br /> par la banderole des supporters du PSG «Chômeurs, pédophiles, consanguins :<br /> Bienvenue chez les Ch'tis» brandie lors du match contre Lens le 31 mars dernier<br /> ? Christophe Guilluy : Le traitement médiatique de cet événement marque<br /> une nouvelle étape de la «gentrification» de la société, c'est-à-dire<br /> l'appropriation par la bourgeoise des territoires populaires. D'abord, ça a été<br /> les emplois, puis les centres-villes et leurs lieux de vie (bistrots, parcs, etc.).<br /> Il restait un endroit où les classes populaires s'exprimaient librement : les<br /> stades de football. Mais désormais, les tribunes doivent être présentables :<br /> plus de banderoles grossières, racistes, etc. Pourquoi cette exigence se porte-t-elle sur le football ? C. G. : Depuis la victoire de la France lors de la coupe du Monde de<br /> 1998, les médias ont décrété que tout le monde devait aimer le foot : les<br /> femmes, les bourgeois, les intellectuels, etc. Or, ce sport renferme tout ce<br /> que la société gentrifiée ne veut pas voir : de la colère, de la violence et de<br /> la vulgarité. Le discours médiatique refuse ces expressions naturelles qui sont<br /> les corollaires de la confrontation ou de la fraternité, des situations<br /> humaines normales. Donc, il les rejette comme il rejette les classes populaires<br /> qui expriment légitimement une violence symbolique dans ces stades. Comme la<br /> société a rejeté les classes populaires des quartiers populaires au profit des<br /> «bobos». Ils veulent instituer un «bobo foot» lissé de tout «chambrage» : le<br /> peuple, oui, mais loin des caméras. Quelles sont les évolutions possibles de ce phénomène de gentrification des<br /> stades ? C. G. : Les mêmes que pour les lieux d'habitation : puisqu'on les exclut<br /> des stades des grandes villes, les classes populaires se reportent sur les<br /> petits clubs de banlieue ou de province, la division d'honneur, etc. En<br /> Angleterre, pour résoudre le problème des «hooligans», les autorités ont trouvé<br /> une solution : ils ont multiplié le prix des places par cinq. Et le résultat a<br /> été immédiat : plus de classes populaires, plus de hooligans dans les grands<br /> stades. Depuis, les violences se multiplient dans les clubs de sport des<br /> petites villes. Le foot est donc, une fois de plus, le symptôme d'un phénomène plus large? C. G. : Au travers ce refus de voir les classes populaires dans les<br /> stades, c'est presque une métaphore de la disparition du peuple qui se joue.<br /> Après la ville sans le peuple avec les métropoles boboïsées, et la politique<br /> sans le peuple avec l'abstention record aux municipales, on se retrouve avec le<br /> foot sans le peuple. Tout ce que l'on fait, c'est repousser les classes<br /> populaires ailleurs, là où on ne les voit ni elles, ni leurs problèmes. Mercredi 16 Avril 2008Propos recueillis par Sylvain Lapoix 
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B
on a trouvé cet avis sur un autre site. Bling-bling place Vendôme <br /> Les robes de Dior ne suffisent pas, le budget petits-fours a explosé aussi. Un(e) garde des sceaux qui en prend autant à l'aise avec les principes du droit, car la présomption de récidive est une infamie juridique; des prisons surchargées qui font de notre pays en Europe occidentale un pays montré du doigt; une carte judiciaire modifiée par des technocrates obtus, il est vrai que c'est presque un pléonasme, et acceptée par des députés godillots, que certains, battus aux municipales, doivent regretter; par dessus tout une tentative d'introduire la rétroactivité de la loi, comme sous Vichy, n'en déplaise à quelques pseudo- commentateurs et vrais courtisans... Et madame Dati serait populaire? Mais quelles questions pose-t-on dans les sondages?  
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I
Nous avons lu votre article, et nous vous faisons part de ce commentaire de Marie-Noëlle Lienemann, élue de la même région. Intéressant de confronter les points de vue.<br /> <br /> Faisons arrêter les actes et propos racistes et<br /> discriminatoires dans les stades !<br /> Communiqué de Marie-Noëlle LIENEMANN, Vice-présidente de la région Nord<br /> Pas de Calais, Députée Européenne, 1er Adjointe d’Hénin-Beaumont sur les actes<br /> inadmissibles pendant la finale de la coupe de la Ligue LENS-PSG<br /> Marie-Noëlle<br /> Lienemann estime urgent que des mesures efficaces et draconiennes soient prises<br /> sur tous les stades pour arrêter les actes et propos racistes et<br /> discriminatoires. Des législations beaucoup plus dures qu’en France sont prises<br /> dans d’autres  pays d’Europe, comme l’Allemagne et l’Angleterre, <br /> allant jusqu’aux condamnations pénales et de très fortes pénalités sportives. Devant les faits répétés  de racismes, de xénophobies  sous toutes<br /> ses formes  durant les matchs de Football, on ne peut plus transiger.<br /> Marie-Noëlle Lienemann interpelle les autorités françaises qu’elles soient<br /> sportives ou gouvernementales pour que de nouvelles règles et des lois<br /> rigoureuses soient rapidement décidées. <br /> Elle<br /> vient de déposer une question écrite auprès de la commission européenne pour<br /> que l’Union Européenne  engage une politique harmonisée de sanctions<br /> permettant de garantir un comportement correct dans tous les stades d’Europe et<br /> la promotion des valeurs sportives européennes dans tous les clubs et<br /> compétitions. S’agissant du match symbolique de la finale de la coupe de la Ligue, la Ligue<br /> du Football professionnelle, le monde sportif et la puissance publique ne<br /> peuvent laisser l’affaire sans suite, sans sanctions exemplaires !  Le club de Metz a été récemment pénalisé en perdant un point au championnat.<br /> Une telle mesure n’est pas adaptée à ce match. La seule mesure qui serait<br /> réellement forte et capable frapper l’esprit de tous est d’annuler ce match et<br /> de le rejouer. Ce serait l’honneur du football français !
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