Mystères de l'informatique: cet article prévu pour être publié avant le deuxième tour n'est jamais passé. va comprendre! Mais comme l'événement est suffisamment important pour nous en Lorraine, je vous le mets quand même. Entre temps, la mairie de Metz a viré de couleur, et mon voeu est réalisé.Sympa, non?
Et pour ce qui est des ministres des anciens combattants, le Président a dû m'entendre, il a nommé Bockel sur le poste. Ben dis donc, c'est pas qu'on serait lus à l'Élysée ? Manquerait plus que ça...
samedi 15 mars
Les municipales sont passées très vite sur la nouvelle. Trop vite. Ici, en Moselle, nous avons perdu un camarade, la semaine dernière. Un de ceux qu’on n’oublie pas. Un du genre emblématique. Militant de la laïcité, prof comme on n’en faisait plus, un socialiste, un vrai, un homme de cœur et de parole, ministre des Anciens combattants dans le gouvernement de Pierre Mauroy (c’est LE poste qu’on réservait aux alsaciens-lorrains, en ce temps-là !), un grand type, mâchoire carrée et cheveux blancs qu’on aurait cru qu’il les avait déjà tout petit… La mémoire nous revient de ces congrès fédéraux où il se fait soudain silence quand il monte à la tribune, de cette remise de médaille à un obscur adjoint de par chez nous.
On l’attend, il ne nous déçoit pas, il a apporté Freinet avec lui, l’occasion de dire aux petits jeunes que nous sommes que les grands anciens, ça marche encore, le cœur nous monte au bord des yeux, on y a cru, ça a marché. Une autre image, celle de 1981, on accueille NOTRE président dans le bassin houiller. Il est là, aussi. Un peu plus tard encore, pour soutenir Robert dans sa campagne des cantonales, juste avant la défaite, parce que voter à gauche, ça ne va pas de soi par ici, même en terre laborieuse. Rendez-vous compte, un ministre dans notre patelin. On est cinq… avec lui ! Les ministres, ça n’impressionne pas beaucoup. Mais lui, fidèle, il est venu pour donner un coup de main. On se souvient aussi de ce bouquin "Journal de guerre d'un philosophe", écrit pour la paix, seulement pour la paix...Voilà. On a perdu mieux qu’un copain, un militant, plus qu’un ministre, un camarade. Jean Laurain est parti, sans avoir vu Metz virer à gauche, une semaine trop tôt. Ce serait bien que pour lui, rien que pour lui, Dominique Gros et ses potes gagnent dimanche soir. Au revoir Jean. Et merci.
(sur la photo, Jean est le deuxième à gauche)
un lorrain nous a quittés
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