Racines chrétiennes de l’Europe : le débat continue
Alors que la France faisait jusqu’à présent la sourde oreille au lobbying clérical au niveau européen, Sarkozy a marqué une rupture dans son discours à la Convention Europe de l’UMP le 30 janvier. En présence d’Angela Merkel qui avait regretté que la référence aux racines chrétiennes de l’Europe ait été abandonnée dans la constitution européenne, Sarkozy a lui-même qualifié d’ « erreur » cet abandon. Exactement l’inverse de ce qui avait été la position de la France dans l’élaboration de la Constitution européenne en 2004.
(et déjà, nous on trouvait que ça allait loin, en 2004...)
Vigilance de la gauche face aux sectes
Après les déclarations bienveillantes de Mme Mignon, la directrice de cabinet du président de la République, qualifiant les sectes de « non problème » en France, relativisant la nature de la scientologie et contestant les travaux parlementaires sur les sectes, des élus de gauche ont organisé vendredi un rassemblement symbolique de protestation et de vigilance devant le siège parisien de la scientologie. Jean-Luc Mélenchon y était présent, aux côtés d’une vingtaine d’élus de gauche parisiens, dont la première adjointe au maire de Paris, Anne Hidalgo.
(revoir l'article paru hier ici reproduisant les propos de Mme Mignon, y compris sur l'école d'ailleurs, qu'elle rêve probablement de rendre totalement confessionnelle)
Sarkozy félicite les intégristes
Nouvelle provocation de Sarkozy qui a adressé le 23 janvier un message à l’attention de 4 diacres catholiques intégristes (dont deux Français) ordonnés à Rome pour leur dire qu’il avait été « sensible » à cette nouvelle et leur transmettre « personnellement » « tous ses vœux et félicitations ». Comble de la provocation, le message présidentiel a été lu pendant la cérémonie religieuse d’ordination par Monseigneur Laguérie, ancien curé de l’église Saint-Nicolas du Chardonnet et un des principaux chefs de file des intégristes catholiques français.

Quand Sarkozy donne des idées aux religions contre la loi de 1905
Alors que jusqu’à présent aucun représentant des cultes ne réclamait en France la révision de la loi de 1905, les discours de Sarkozy commencent à donner des idées aux religions. Ainsi, en rupture avec toutes les positions qu’il avait tenues jusqu’à présent, le recteur le la masquée de Paris, Dalil Boubakeur a proposé le 27 janvier dernier d’instaurer un moratoire de 10 ou 20 ans, pendant lequel serait suspendue l’application de la loi de 1905.