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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


la manif, comme si vous y étiez...

Publié le 3 Octobre 2010, 23:00pm

Catégories : #parti de gauche

16.jpgC’était à Forbach, un jour pas comme les autres.

2 octobre, journée d’action dans tout le pays. En Moselle, on compte quatre rassemblements. Juste pour dire que, non, décidément, la distance ne sera pas une excuse pour ne pas y être. Nous, on avait choisi Forbach. Bassin minier, et tout ça.

 On avait seulement oublié qu’on est en octobre et que, oui, en effet, en Moselle, c’est une fois sur deux. Un coup grand beau, un coup sale flotte, comme on l’avait déjà raconté plus haut ! Là, c’était la fête aux pépins et franchement, je ne sais pas si vous avez déjà essayé de manifester avec dans une main le drapeau, dans l’autre le paquet de tracts. Ça manque d’au moins un bras pour tenir le parapluie, ou je me trompe ?! On a donc fait contre mauvais temps bonne ambiance et on s’est mis en route, comme de bons petits soldats. La statue des mineurs qui trône devant la mairie n’en revenait pas de nous voir aussi nombreux. Et pourtant… On ne va pas vous rejouer ici ce que les gazetiers nomment intelligemment «  la Guerre des chiffres », tiens donc, comme si c’était le plus important dans notre lutte de ces derniers mois, les chiffres… Je dirais un petit millier, comme ça au jugé. En tout cas, suffisamment pour être relevé. À Forbach, ça ne bouge pas des masses d’ordinaire. Il n’y a qu’à compter le nombre d’années où cette ville minière a porté des maires de droite à l’Hôtel de Ville. Le dernier maire de gauche, ça devait remonter à l’avant-guerre, c’est vous dire. Depuis la dernière fois, la municipalité est PS. Les adjoints défilaient dans le cortège avec leurs jolies écharpes tricolores. Bref, en un mot comme en deux, on ne se sentait pas trop seuls. Et comme avec la pluie, on s’était fait livrer un peu de vent, les drapeaux claquaient joyeusement. Un tour de ville plus tard, on a replié nos chiffons rouges, débranché les micros, et promis de se revoir le 12. Sûrement à Metz. À moins que d’ici là, notre super-président et ses amis des ministères n’aient trouvé la marche arrière. Eh ! il n’est toujours pas interdit de rêver dans ce pays…

brigitte blang

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