À la veille du vote des militants, 17 conférences régionales du PCF sur 22 ont choisi des listes du Front de gauche élargi au premier tour des prochaines élections. C'est un événement majeur. Jusqu'ici le PCF défendait l'idée de fronts différents à chaque élection et non le Front de Gauche durable que nous proposions dès le lancement du PG. En 2004, seules 5 régions communistes avaient décidé la constitution de listes autonomes au premier tour, et une seule, l'Ile-de-France, un rassemblement au-delà du PCF. Dans 2 régions sur 5, le PCF n'avait pas eu d'élu faute de passer la barre des 5 ou 10%. Le résultat du Front de Gauche aux européennes invite certes à un pronostic plus optimiste. Mais dans plusieurs des 17 régions, les européennes nous ont mis sous les 5%.
C'est dire combien est fausse l'image complaisamment relayée par la presse et de nombreux milieux de gauche d'un PCF cramponné au seul maintien de ses sortants. Une fois de plus, les partisans du statu quo politique sont infichus de voir le jeu des dynamiques qui peuvent changer la donne. Le paysage n'est pas encore figé entre une droite assurée de garder le pouvoir et une gauche dominée par un PS balkanisé, voire animée par une concurrence entre les démocrates du PS et d'Europe Ecologie. Ils nous disaient la pérennité du Front de Gauche impossible. La décision écrasante du Conseil national du PCF les a démentis. Puis ils ont expliqué que les régions ne suivraient pas. Résultat : 17 sur 22 !
On devine déjà le prochain refrain pour nier la dynamique Front de Gauche. « Ce ne sera pas un rassemblement mais des listes autour d'un PCF hégémoniste » nous assèneront-ils. Si on leur disait qu'en Ile-de-France en 2004, la moitié des départements avaient une tête de liste non PCF, ils ne nous croiraient pas. Si on leur rappelait que pour rendre l'union possible le PCF avait accepté d'avoir moins d'élus que dans l'Assemblée régionale sortante ils nous traiteraient de menteurs. C'est pourtant la stricte vérité. Il n'y a donc aucune raison de croire que le PCF ressemblera à la caricature qui en est faite. Ni que l'autre gauche soit condamnée à reproduire la division qui fait les délices des railleurs. Naïfs et réalistes ne sont pas là où l'on pense. Les réalistes s'engagent et changent les choses, les naïfs répètent en boucle leurs prédictions erronées.
François Delapierre
La Ligue
À travers l’histoire de Walter BASSAN, ancien résistant, rescapé de Dachau et sur fond de politique actuelle, deux questions
se posent tout au long du film :
pas
socialiste mais social démocrate.
Cet été, Christian a eu le bras broyé dans un chantier Fiscalement, il est devenu privilégié. Etait-ce plus longtemps
tolérable ? Eric s’est fait amputer de plusieurs doigts par sa machine. Fiscalement, il est devenu privilégié. N’est-ce pas dérogatoire à l’égalité ? Michèle, épuisée par la mobilité
forcée, les objectifs intenables, les harcèlements perpétuels du « new management », s’est enfoncée dans la dépression. Yohann a chuté d’un échafaudage, il est paralysé. Fiscalement, ce
sont des privilégiés. Cela pouvait-il durer ?
Depuis huit ans, Solie Lautsi, résidente d’Abano Terme, n’arrive pas à faire admettre à l’État italien que la présence de
crucifix dans l’école publique est une atteinte au principe de laïcité. En général, les tribunaux estiment que la croix ne relève pas de la religion mais est une tradition italienne et un
« symbole » de l’Etat italien !
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