Il paraitrait que ça y est enfin, les vacances. Tout un tas de petits loulous, et d’autres moins petits d’ailleurs, sont bien contents. Pour eux, un
poème du très indispensable Prévert. Tiens, pendant qu’on y est, un signe aussi à un commentaire qui fleurissait ici il y a quelques jours. Prévert aussi est frappé d’alignement. Même sur les
timbres, ils lui ont fusillé son éternel mégot. Quelle misère, ces esprits forts qui se veulent esprits propres et refusent la fantaisie, comme fauteuse de désastre
annoncé…
Qui voudrait transformer la France en théocratie ?
Le droit de
fonder un parti politique est incontestable, donc incontesté à l’endroit de la ministre du logement de N. Sarkozy : celle-ci vient d’annoncer pour le 20 juin, la naissance du parti
chrétien-démocrate. Même si on n’a de cesse de s’interroger sur la valeur du mot « démocratie » , arrêtons-nous aujourd’hui sur un futur parti qui se nomme chrétien, initié par
Christine Boutin, une catholique qui n’a pas hésité à brandir la bible dans l’hémicycle. Elle présente dans la presse (« La Croix » et « Famille chrétienne ») l’opportunité
qu’elle estime avoir aujourd’hui, de créer ce parti, à la faveur d’une nouvelle donne qui serait constituée par différents facteurs : la place occupée en France par la religion musulmane
(pourquoi alors dans le cadre d’un parti politique, privilégier une religion particulière ?), la notion de « laïcité positive » qu’elle reprend en citant le livre du président
« La République, les religions, l’espérance » et la référence à l’héritage chrétien de la France.
Grâce aux résultats des élections du 7 juin dernier, grâce à la politique anti-laïque du gouvernement, C. Boutin ne peut qu’aspirer à la
concrétisation de l’avènement à la fois d’une France et d’une Europe chrétiennes.
Madame Boutin a besoin de relire la loi de 1905 qui respecte toutes les croyances, religieuses ou non, et qui dans sa sagesse, maintient les religions hors des
affaires de l’Etat.
Madame Boutin a besoin de relire notre Histoire qui a connu, bien avant la loi de Séparation, des conflits sanglants entre catholiques et protestants, des expulsions
de juifs, ceci n’ayant cessé qu’avec notre Révolution qui a reconnu le statut de citoyen à chacun et les mêmes droits.
En créant ce parti, souhaiterait-elle faire de la France une filiale du Vatican ? S’accorde-t-elle avec N. Sarkozy pour placer le prêtre au-dessus de
l’instituteur ? Veut-elle accélérer le financement des écoles privées au détriment de l’école publique ? Peut-être même restituer à l’Eglise les biens légitimement confisqués par le
peuple ? Qu’en serait-il des libertés et notamment celle des femmes à disposer de leur corps ? Des lois de bioéthique ? Sachons attendre quelques jours et nous connaîtrons
le programme…
Le moins que l’on puisse dire aujourd’hui est que ce parti annoncé s’affiche comme un projet anti-républicain.
Certes, on peut gloser sur un projet, mais le bilan d’une mandature ne manque pas non plus d’intérêt : C. Boutin s’est-elle par exemple saisi de l’exercice de
son ministère pour faire appliquer la loi républicaine instaurant 20% de logements sociaux dans chaque commune ?
La droite est satisfaite. Sa base de classe a répondu présent, ce qui se comprend puisque la politique menée va
dans le sens de ses intérêts. Une Europe libérale, antilaïque, antisociale, destructrice des services publics, se met en place. Le Parti socialiste, lui, récolte les fruits amers de ses
atermoiements, voire de sa duplicité : voter, d’une part, le traité de Lisbonne et prétendre, d’autre part, défendre une Europe sociale, alors que l’un contredit l’autre. Sur fond
d’abstention massive de l’électorat populaire, le Front de gauche vient malgré tout de réussir une belle percée, prometteuse pour l’avenir. Il ouvre la voie à une véritable alternative, aussi
clairement à gauche que la droite est à droite. Celle d’une alliance pérenne, destinée à s’élargir à tous ceux qui veulent que la gauche soit vraiment la gauche, car ils en ont assez de ce
capitalisme arrogant et des trahisons qui lui laissent les mains libres. La gauche n’a pas à rougir de son histoire. Il faut en finir avec les complexes et les reniements qu’ils entraînent. Qui a
défendu l’émancipation politique du peuple ? Ceux qui siégèrent à gauche dans l’Assemblée constituante le 28 août 1789. Qui a amorcé l’émancipation laïque tournée non contre la foi
religieuse mais contre son instrumentalisation politique, source d’oppression et d’obscurantisme ? Qui a conçu l’instruction publique, destinée à « rendre la raison populaire »
(Condorcet) pour un exercice éclairé de la citoyenneté ? Qui a redéfini la nation dans un sens universaliste comme patrie du vivre ensemble selon le droit, en lieu et place d’une nation
fondée sur des particularismes sources d’exclusion ? Qui a lutté sans relâche pour des droits sociaux susceptibles de donner chair et vie aux droits politiques ? Aujourd’hui, dans un
contexte de crise systémique du capitalisme, la gauche doit se ressaisir pour offrir au mouvement social une authentique perspective d’alternative à ce monde d’insolente injustice. Cinq
orientations majeures peuvent redonner sens à l’espoir.
1 - Lancer une refondation politique et sociale de l’Europe, afin que les promesses de l’internationalisme cessent d’être synonymes de laminage de la souveraineté des peuples et de régression des
droits sociaux. En quoi la concorde européenne impliquerait-elle la priorité donnée au profit capitaliste ? Il faut cesser de dégoûter les citoyens d’une belle idée en la confondant avec la
dictature du grand marché. L’Europe des peuples, de la paix, de la culture, Victor Hugo en rêvait. Mais elle ne peut advenir que par la justice sociale. Celle-ci implique un nivellement par le
haut, et non par le bas, du droit du travail et des conquêtes politiques inaugurées par la Révolution française. L’Europe doit être laïque et sociale.
2 - Développer la laïcité des Etats et des institutions publiques.La loi commune doit assurer non seulement la liberté de conscience mais aussi l’égalité de droits des divers croyants, des athées et des
agnostiques. Tout privilège public, financier ou juridique, des religions est une discrimination inacceptable pour ceux qui ont d’autres convictions. Il s’exerce de surcroît au détriment des
ressources publiques donc de l’intérêt général. La loi ne saurait être dictée par la foi : celle-ci ne doit engager que les croyants. La sphère morale et spirituelle est ainsi affranchie de
toute tutelle. La laïcité est un principe d’émancipation et de concorde, propre à fonder une véritable fraternité en assurant la promotion du bien commun à tous.
3 - Refonder la souveraineté populaireen
restituant au champ d’une citoyenneté active les compétences qui lui ont été ôtées au nom d’experts faussement neutres, car liés aux puissances dominantes du capitalisme et de son idéologie
ultralibérale. Penser de nouvelles modalités de l’appropriation collective de tout ce qui est d’intérêt commun. Etudier des formes audacieuses du contrôle populaire du développement
socio-économique mais aussi des décisions prises par les pouvoirs publics. Il faut refonder et reconsidérer la politique démocratique comme forme et moyen de la participation populaire à
l’élaboration des règles communes. 4 - Développer les services publics pour assurer un accès égalitaire aux biens de première nécessité : la santé,
l’instruction et la culture, le logement, l’accès à l’énergie, la communication et les transports collectifs. La République s’affirme non par un centralisme autoritaire qui instaurerait une
hiérarchie géographique entre les régions, mais par une centralité sociale qui assure la solidarité redistributive. Elle le fait par la péréquation et une fiscalité progressive propre à contenir
les inégalités dans des limites essentielles pour que soit assurée la dignité humaine de tous. L’école publique, par exemple, met la culture à la portée de tous, pour promouvoir une
citoyenneté éclairée.
5 - Prendre en compte concrètement la dimension sociale de toute activité économique, afin de développer l’esprit de responsabilité de ceux de ses acteurs qu’obsède la seule rentabilité à court terme, source évidente
d’exploitation et de négligence à l’égard de ses conséquences néfastes. Il est en effet irresponsable de laisser à la charge des pouvoirs publics le soin de réparer les dégâts écologiques d’une
telle conception, mais aussi ses impacts humains : santé altérée, désespoir, sentiment d’exclusion, paupérisation liée au chômage, etc. Le droit du travail doit être réaffirmé et développé
dans le sens d’un contrôle social de ce qui peut avoir des conséquences néfastes sur les êtres humains. D’où trois exigences conjointes : écologie sociale, code du travail, recherche active
d’un mode de développement à la fois juste pour tous et responsable pour l’environnement.
Notre monde n’est pas en panne d’idéal.Nul
dogmatisme, nul procès d’intention.
Mais la gauche doit oser être elle-même, en conjuguant tous les registres
d’émancipation. « Et les bateaux repartiront vers la lumière » (Paul Eluard).
L‘UFAL demande l’interdiction du voile intégral dans la rue.
Le débat qui vient de s'ouvrir sur le port du voile intégral (Burqa, Niqab, ...) suite à la proposition de mettre en place une commission d'enquête parlementaire sur le sujet, se déroule dans une grande
confusion. L'Ufal tient à souligner qu'on ne saurait interdire le port du voile intégral dans l'espace civil au motif qu'il violerait le principe de laïcité.
Comme l'a justement rappelé la loi du 15 mars 2004 sur le port des signes religieux à l'école publique élémentaire et
secondaire, le régime de laïcité impose l'abstention dans le seul espace relevant de l'autorité publique. Il établit parallèlement la tolérance dans l'espace civil où les individus ont le droit
de jouir de leurs libertés dans les limites du droit commun. C'est la raison pour laquelle l'UFAL a combattu le port des signes religieux à l'école publique, mais a toujours défendu la liberté
d'arborer des signes religieux (y compris le voile qui laisse le visage visible) dans l'espace civil.
Cela étant dit, le voile intégral pose un réel problème : non seulement il est un signe insupportable d'un projet
idéologique et sectaire visant à asservir les femmes en leur refusant le statut de personne (puisque les femmes intégralement voilées, inaccessibles au regard d'autrui, ne sont, à proprement
parler, personne), mais il est aussi un masque qui rend impossible l'identification de l'individu.
Le voile intégral est plus qu'un symbole d'oppression pour les femmes : il est une manière d'abolir l'humanité, la sienne
propre puisqu'on se retire des relations ordinaires entre les êtres humains, celle des autres puisqu'une personne peut devenir ainsi invisible et intouchable. En cela, Burqa et Niqab ne sont pas des signes religieux, mais bien des dénis
d'identité. À ce déni d'identité s'ajoute un déni d'identification susceptible de poser des problèmes de sécurité publique.
À ce titre l'Ufal demande l'interdiction du port du voile intégral dans tous les espaces de la société civile (dans les
transports individuels et collectifs, dans les lieux clos accessibles au public, dans les commerces, mais aussi dans la rue).
On ne saurait s'opposer à une telle interdiction au prétexte qu'on condamnerait à la claustration les femmes portant le voile
intégral. Cela reviendrait à maintenir une injustice et une oppression au prétexte d'une autre, mais ce serait aussi méconnaître que la Burqa et le Niqab n'ont de sens que s'ils sont visibles.
L'UFAL se tient à la disposition de la commission parlementaire pour faire connaître aux députés sa position et ses
arguments.
Le président du Honduras, Manuel Zelaya, a été destitué par l'armée dimanche 28 juin. Suite à la réaction de la population et de la communauté
internationale, il est prévu qu'il retourne au Honduras demain jeudi 2 juillet. Il sera accompagné du Secrétaire Général de l'OEA et de chefs d'Etats et ministres latino-américains.
Le Parti de Gauche se félicite de ce retour fondé sur la légitimité démocratique et internationale. Les militaires doivent se soumettre à la souveraineté
populaire!
Pour soutenir le Honduras à l'occasion de ce moment de forte tension que sera la retour (par voie terrestre) du Président Zelaya, le Parti de Gauche participe
à un collectif d'organisations (pour la plupart associatives) qui a appelé à un :
Rassemblement
le jeudi 2 juillet
de 18h30 à 22h
la Fontaine St-Michelà Paris
Metro ou RER St-Michel
L'enjeu de la réussite de ce retour est très important.Le bras de fer qui se joue aura des conséquences dans la région.
D'autres pays vivent sous la menace de l'armée, par exemple le Paraguay. Comme après le coup d'état au Chili en 1973 qui accusait la radicalité du Président Allende, une musique insidieuse se
diffuse selon laquelle l'intervention putchiste serait rendue nécessaire par une "radicalité à la Chavez". C'est totalement inacceptable et c'est pourquoi nous invitons les militants du Parti de
Gauche à se rendre à ce rassemblement hautement symbolique.
Le point de contact pour ce rassemblement est la camarade
Elle a prévu d'amener 5 drapeaux PG. J'amènerai les autocollants et badges.
Merci de vous INSCRIRE PAR AVANCE auprès de Joëlle afin de prévoir si nécessaire, un supplément en matériel.
J'ajoute que Jean-Luc Mélenchon, Christophe Ventura (président de la commission internationale) et moi-même serons sur place, mais
seulement entre 18h30 et 19h30. La presse a été prévenue par mes soins.
Amitiés internationalistes,
Raquel GARRIDO
Secrétaire nationale
NB : Voici l'appel que nous avons signé dans le cadre du collectif :
« Dimanche dernier au Honduras s'est produit un coup d'Etat contre la démocratie. Le Président constitutionnel, Manuel ZELAYA, a été
séquestré et expulsé de force par l'armée. Une oligarchie des plus réactionnaires s'est installée depuis au pouvoir, personnifiée par Roberto Micheletti, ancien militaire et puissant homme
d'affaires. Le Peuple, qui s'était soulevé pacifiquement depuis l'enlèvement de son président élu, est réprimé de plus en plus violemment par la police et les militaires. Mais la répression se
fait aussi sentir par la censure de la presse nationale et internationale et par l'installation de la terreur dans la population à travers des couvre-feux et des coupures systématiques de
l'électricité, de l'eau potable et des communications.
Nous ne pouvons nous résoudre au retour en Amérique Latine de dictatures militaires déguisées en démocratie, qui tentent d'empêcher les réformes
nécessaires au progrès de cette région.
Nous devons tous nous mobiliser pour réaffirmer notre solidarité avec le peuple hondurien qui attend ce jeudi le retour sur le territoire de son
président légitime. Nous demandons au gouvernement français de faire partie de la délégation internationale qui accompagnera le président ZELAYA afin d'assurer sa restitution effective et
inconditionnelle.
Ici, en France, nous appelons toutes les associations de solidarité internationale, les partis politiques, les syndicats et mouvements
citoyens à se mobiliser et faire entendre leur voix :
Premiers signataires :
Association France Amérique Latine
Association Nuestra America en Marcha
Association des ex-Prisonniers politiques chiliens en France
Association Simon Bolivar (Rennes)
Argentin@s en el exterior
Carta Abierta Francia
Cercle Bolivarien de Paris
Collectif des Péruviens en France
Collectif National des Gaullistes de gauche
Collectif Paraguay
Colores Latino Americanos (Lille)
Comité de Apoyo International du Parti Nationaliste Péruvien
Comité d'Information sur l'Amérique Latine de Nanterre
Comité Pérou
Communistes du Pérou en France
Conseil Pro Bolivia
Coordination des Associations de Cubains résidents en France
Coordination Populaire Colombienne à Paris
Cuba Si Lorraine
Donde estan
France Cuba
MJCF 94 - Mouvement des Jeunes Communistes du Val de Marne
MRAP - Mouvement contre le Racisme et pour l’amitié entre les peuples
Mémoire des Luttes
Le Parti de Gauche
Racines Cubaines
Radio Latinos
SICSAL - Service International Chrétien de Solidarité avec l'Amérique Latine
Union des Associations Latinoaméricaines en France
Le comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal, a interpellé le Président de la République en février 2009 sur la
mise en œuvre des conditions d’un référendum, afin que la population se prononce sur l’avenir de La Poste, premier service public de proximité.
À ce jour la réponse du Président se résume à la transformation en société anonyme de l’établissement public postal, en vue de
sa privatisation. Chaque fois que l’on a transformé un établissement public en société anonyme (France Telecom, GDF, etc.), cette transformation a été suivie de la vente des actions de l’Etat
pour la privatisation de la société.
L’avenir d’un service public postal répondant aux besoins de la collectivité ne peut se régler entre Matignon, l’Elysée et le
Parlement.
Fort de sa détermination, le comité réuni en assemblée plénière ce 24 juin 2009 a réaffirmé son opposition totale à toute
forme de privatisation de La Poste. Il entend porter le débat sur la place publique. La population a son mot à dire !
Pour en créer les conditions, le comité national décide de mettre tout en œuvre, à travers les réseaux des comités locaux, qui
rassemblent militants associatifs et syndicaux et membres des conseils régionaux, généraux, et municipaux, pour une large consultation nationale, dans la transparence et la démocratie, dès les
premières semaines de l’Automne.
• CFTC Postes et Télécommunications • Confédération CFTC • Fédération des Activités Postales et des Télécommunications CGT • CGT Finances • CGT Banque de France •
Confédération CGT • Confédération Paysanne • FO Communication • FNEM FO Fédération nationale de l’énergie et des mines Force Ouvrière • Confédération FO • SUD Crédit Foncier • Fédération SUD PTT
• FSU Fédération Syndicale Unitaire • SUD Caisses d’Epargne • Union Syndicale SOLIDAIRES • ACU (Association des communistes unitaires) • Alter Ecolo • Alternative Libertaire • ANECR Association
Nationale des Elus Communistes et Républicains • Club Gauche Avenir • CNCU Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une Alternative au Libéralisme • Debout la République • La
Fédération • GUE/NGL Composante française du groupe de la Gauche Unie européenne/Gauche verte Nordique • Les Alternatifs • Les Objecteurs de Croissance • Les Verts • Mouvement de la Jeunesse
Communiste • Mouvement des Jeunes Socialistes • MRC Mouvement Républicain et Citoyen • NPA Nouveau Parti Anticapitaliste • PCF Parti Communiste Français • Parti Communiste Ouvrier Français •
Parti de Gauche • PRG Parti Radical de Gauche • PS Parti Socialiste • AFOC Association Force Ouvrière des Consommateurs • AITEC Association
Internationale d’Experts et Chercheurs • Amis de la Confédération paysanne • Confédération Paysanne • AC Agir contre le Chômage • APEIS Association Pour l’Emploi, l’Information, et la Solidarité
• ATTAC • CNR Conseil National de la Résistance • Convergence des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics • DAL Droit au Logement • Fondation Copernic • INDECOSA CGT • IPAM
Initiatives pour un Autre Monde • Jeunes Laïques et Solidaires • LDH Ligue des Droits de l’Homme • Marches Européennes • M’PEP Mouvement politique d’éducation populaire • Réseau Européen des
Missions Publiques • Résistance Sociale • UFAL Union des Familles Laïques • UNRPA Union Nationale des Retraités et Personnes Agées
Les événements
Le jeudi 24 juin 2009, l'alliance des pays progressistes latino-américains, l'ALBA (Alternative bolivarienne pour les Amériques), s'est réunie à l'occasion de l'entrée officielle de l'Équateur de
Rafael Correa, portant à 9 le nombre de membres de l'alliance.
Le même soir, le chef de l'armée de terre du Honduras, pays-membre de l'ALBA, défie le gouvernement de son pays et son président, Manuel Zelaya en le menaçant d'un putsch militaire, soutenu
par l'ensemble des forces de droite, les dirigeants de l'église catholique, ceux des églises évangéliques, l'oligarchie locale, les médias privés et le patronat ainsi que les chefs des autres
corps d'armée.
Entre temps l'ambassadeur américain a quitté le pays, sous prétexte de guerre civile (non commencée, en fait), tentant de provoquer la panique auprès des autres représentants internationaux
à faire de même.
Il était prévu d'organiser une consultation populaire ce dimanche 28 portant sur une modification de la Constitution qui entrainerait le Honduras sur la voie progressiste suivie par de plus
en plus de pays d'Amérique latine.
Aujourd'hui, la situation est confuse mais selon des informations concordantes, l'armée est dans la rue, le processus démocratique interrompu et le président Zelaya au Costa Rica…
Analyse
République bananière soumise pendant des décennies aux diktats de la United Fruit Company, le Honduras a été dans les années 80 utilisé comme base arrière étasunienne pour soutenir la
contre-révolution au Nicaragua et entretenir des guerres sales en Amérique centrale qui ont ravagé la région, notamment au Salvador.
Lorsqu'en août 2008, contre toute attente le président Manuel Zelaya, à peine élu, décide d'incorporer le Honduras à l'ALBA, il s'oppose frontalement aux visées hégémoniques étasuniennes
sur le sous-continent américain et aux forces rétrogrades dans son propre pays. En effet, l'ALBA est un projet d'intégration continentale de libération qui favorise l'unité des peuples en plaçant
la lutte contre la pauvreté et les injustices sociales au centre des préoccupations.
Le Honduras s'apprêtait ainsi à construire un projet politique alternatif tournant le dos au néolibéralisme, et mettant en place des réformes démocratiques structurelles, d'où le projet de
changement constitutionnel qui devait être soumis ce dimanche 28 juin à la population.
L'attaque du pays le plus faible et le plus fragilisé de l'ALBA, le jour même de l'intégration de l'Équateur dans l'alliance (ce qui fait basculer le rapport de force en Amérique latine en
défaveur des intérêts étasuniens) ne peut être un hasard.
Le putsch n'aurait pu se passer sans l'aide des services spéciaux des USA. L'armée hondurienne est liée au Commandement Sud de l'armée américaine dont les conseillers militaires jouent un
rôle essentiel. Le principal aéroport militaire US de la région se trouve sur le sol hondurien, et ce en toute illégalité puisqu'aucun accord officiel n'a été signé entre les deux pays.
La tradition étasunienne du putsch militaire pour renverser un gouvernement qui s'oppose à leurs intérêts est bien connue des peuples latinos. Est-elle en train d'être réactivée ? En tout
cas pour l'instant, le Président Barack Obama est bien timide!
Appel
Les gouvernements de l'ALBA ont fermement condamné le putsch militaire tandis que l’OEA (Organisations des États Américains) discute en ce moment, pour prendre une décision. L'Union Européenne a
aussi condamné le putsch. Les États-Unis hésitent encore, seul le chargé pour la région Tom Shannon a pris formellement distance avec le coup d'Etat. Mais une condamnation ferme du Président
Obama tarde…
Comme Télé-Météo avait annoncé qu’il ferait beau, et même chaud, on s’était dit : « Tiens, si on faisait un pique-nique, avec les camarades de la circo,
histoire de ne pas se quitter idiots, et de se revoir, avant les grands départs, et même éventuellement de refaire le monde. » Figurez-vous qu’à Dole, il y a un local SNCF, parfait pour ce
genre de rencontres, et en prime pas bien loin d’un monument à la gloire de Jaurès. Idéal, non ?
Alors, on est tous venus, d’ici et aussi de là, avec nos salades, nos fromages, nos pâtés, nos jambons, et même deux-trois petits vins bien frais (mais oui, avec
modération… Avons-nous des têtes à faire quoi que ce soit sans modération ?). Sur la grande table, on a organisé une espèce d’auberge espagnole. Tiens, tu as du saumon, tu m’en passerais une
tranche ? Ma salade de céleri, elle te tente ? La tarte Tatin d’Allain n’a pas eu le temps de montrer qu’elle était belle ! À peine déballée, aussitôt avalée ! On avait aussi
ramené le photographe-maison, pour avoir de jolis souvenirs de ce jour-là. Il avait déjà mis toute la campagne en images, alors, il était rodé !Lionel,
lui, il l’avait joué musical. C’est joli, le Temps des Cerises, accompagné à la clarinette, et la Butte Rouge, pas mal non plus.Comme il y avait 4 candidats,
on leur a demandé de dire quelques mots, fatal ! La note était à l’espoir et aux lendemains qui finiront bien par chanter, tout de même… On a reparlé de fraternité et de liberté, de
solidarité et de campagnes communes, bientôt. On a refait les moments forts de l’aventure. Et puis les trains, comme toujours, finissent par quitter le quai. Alors, l’heure du départ a sonné. On
est rentrés, chacun chez soi. Le monde, on n’a pas vraiment eu le temps de le refaire en entier, mais faut un début à tout. En tout cas, c’est bien parti. Au prochain casse-croûte, c’est sûr, on
terminera !
Caracolant
en tête au premier tour de l’élection partielle, dimanche, l’extrême droite pourrait prendre les clés de la ville, si le candidat divers gauche arrivé second refuse la fusion de listes.
Personne n’avait minimisé le danger. Un sondage paru la semaine dernière dans le quotidien régional la Voix du Nord avait
pronostiqué une nette avance pour la liste menée par Steeve Briois et Marine Le Pen, lui accordant 35 % des suffrages. La réalité a dépassé les prédictions. En totalisant 4 485 voix et
39,34 % des votes, l’extrême droite devance de près de vingt points la première liste de gauche, « l’Alliance républicaine » de Daniel Duquenne (ex-PS, Divers gauche), arrivée en
deuxième position avec 20,19 % des voix. La liste PS-MRC-PCF-Modem du socialiste Pierre Ferrari obtient 17,01 %. La gestion calamiteuse du maire socialiste sortant, Gérard Dalongeville,
aujourd’hui placé en détention provisoire et soupçonné de détournement de fonds publics, faux en écriture et favoritisme, a largement contribué à la performance du FN dans cette ancienne cité
minière où le taux de chômage frôle les 20 %.
Combat pour la fusion
Les appels à constituer un front républicain pour battre l’extrême droite se sont multipliés dès hier. Jusqu’à la direction
nationale de l’UMP, dont le candidat local n’a obtenu que 4,3 %, et qui a appelé les électeurs, par la voix de Xavier Bertrand, « à choisir le candidat Divers gauche et républicain,
Daniel Duquenne ». Joint par téléphone, lundi, l’intéressé semblait confiant. « J’ai le soutien de toutes les forces républicaines », indiquait-il. Mais le chef de file de
« l’Alliance républicaine » n’entendait en aucun cas ouvrir la porte à des candidats venant d’autres listes. « La seule liste qui peut se maintenir est celle de Pierre Ferrari, et
j’ai la confirmation de la fédération du Parti socialiste qu’il se désistera en ma faveur », concluait-il.
Or, si le seuil légal pour maintenir sa liste au second tour d’un tel scrutin est fixé à 10 % des suffrages exprimés,
seuls 5 % sont nécessaires pour pouvoir fusionner. Outre la liste d’union de Pierre Ferrari (PS), celle des Verts (8,5 %) ou encore celle de l’ancien maire socialiste Pierre Darchicourt
(5,3 %) pourraient prétendre à voir certains des leurs figurer sur la liste de Daniel Duquenne.
Appels au rassemblement
S’il l’assure de tout son soutien, Pierre Ferrari a néanmoins appelé, hier, Daniel Duquenne à accepter la fusion. « Je
travaille avec les Verts au rassemblement le plus large possible pour battre le Front national. Le danger d’une victoire de l’extrême droite est déjà important, mais il le sera encore plus si
nous ne sommes pas capables de créer entre les deux tours une réelle dynamique », plaide la tête de liste PS. Un constat partagé par le communiste David Noël, présent sur la liste menée par
Pierre Ferrari. « Pour passer de 20 % (20,19 %, score de Duquenne au premier tour - NDLR) à 51 %, il faut à tout prix rassembler, il serait suicidaire dans ces conditions de
refuser la fusion », résume-t-il.
« L’urgence est à l’union la plus large pour barrer la route à Marine Le Pen et sa clique. Le temps viendra
ultérieurement de faire toute la clarté sur les causes qui ont rendu encore fécond le ventre de la bête immonde », expliquait, hier, dans un communiqué, le PCF. Dans ce contexte, personne
n’imagine, comme ce fut le cas en 2008, une triangulaire au second tour qui offrirait sans conteste Hénin-Beaumont à l’extrême droite.
Il n’en a rien à faire, le Bling-bling et ses Rolex. L’élu de Neuilly. L’avocat d’affaires du 92. Celui qui gouverne pour 2 % des privilégiés. Il ne sait pas ce que c’est que de
bosser 151 h 66 et de recevoir 8,82 euros de l’heure. Il ne sait pas ce que c’est que d’être en bas de l’échelle, de trimer comme un dingue pour un taulier et de ne pas pouvoir vivre
décemment.
Quand on est manœuvre dans le bâtiment et qu’on s’use avec une espérance de vie limitée à 65 ans. Quand on est serveuse ou caissière, qu’on est femme et qu’il faut
faire une double journée, sans espoir de grand-chose.
Cela concerne environ 3,4 millions de personnes, dont 2,19 millions dans le secteur privé. Travailleurs pauvres. Depuis 2008, le SMIC stagnait à 8,71 euros
par heure, soit 1 321,02 euros bruts mensuels (environ 1 037 euros net) pour 35 heures hebdomadaires.
Voilà trois années qu’il bloque le SMIC. Un groupe “d’experts” (sic), pro Medef, « à l’unanimité » a « conseillé de ne pas procéder à une
revalorisation au-delà des critères légaux ». Ces imbéciles ont dit et Sarkozy les suit, que cela nuirait à l’économie, aux petites entreprises.
Balivernes ! Car en mai 68 le SMIG a augmenté de 33 % et le Smag de 55 % et l’économie s’est envolée … Les gens ont consommé, y compris à l’avantage des
petites entreprises, et mieux vécu et les salaires étaient encore indexés sur les prix avant qu’un certain Delors en 1983 ne supprime ce juste principe social.
Le SMIC ne sera donc que revalorisé du minimum légal de 1,3 % au 1er juillet 2009, stagnant à 8,82 euros par heure alors qu’il devrait être à 10 euros
de l’heure depuis trois ans. L’absence de « coup de pouce » supplémentaire a été annoncée par les syndicats ayant participé à une réunion de la Commission nationale
de la négociation collective (CNNC) où siègent syndicats, patronat, et gouvernement.
Le SMIC va passer à 1 337,70 euros brut par mois »pour un emploi à temps plein, sachant que 940 000 des personnes
payées sur la base du SMIC sont à temps partiel, a résumé Marie-Alice Medeuf-Andrieu (FO).
« Dans un contexte de crise économique et financière, il y a lieu de s’inquiéter. Des mesures exceptionnelles ont été prises pour les banques et non pour
les salariés, il y a de quoi s’en étonner », a-t-elle ajouté.
Hé oui, l’argent donné aux banquiers a arrosé … le sable … tandis que la hausse du SMIC aurait relancé l’économie…
Le détestable Sarkozy fait tout à l’envers, mais pour lui, c’est à l’endroit car l’ordre naturel des choses c’est que les banquiers encaissent et que les
smicards en bavent !!!
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