Hollande soutient Fillon et Bertrand (transmis par Denis Collin)
PARIS (AFP) - Le Premier secrétaire du PS François Hollande a estimé que le travail des plus de 55 ans était le « préalable » à l’allongement de la durée de cotisation, qu’il n’exclut pas, tout en demandant de « nouvelles ressources » pour le financement.
Interrogé sur le passage à 41 ans de cotisation, M. Hollande a déclaré :
« Si on a du travail jusqu’à la période qui permet de partir en retraite avec ses droits pleins, alors oui pourquoi pas ? Sauf que là, le préalable, c’est le travail des seniors ». « C’est ce que disent la
plupart des organisations syndicales », a justifié M. Hollande. Le chiffre des seniors de plus de 55 ans au travail -38%- « n’a pas bougé depuis la réforme de 2003 », a-t-il
affirmé. « On peut allonger la durée de cotisation à 41 ans, 42 ans, mais si au-delà de 55 ans vous n’êtes pas en situation d’allonger vos droits, vous aurez une diminution de votre niveau
de pension. C’est un marché de dupes », a-t-il argumenté.
Pour encourager le travail des jeunes et des seniors, M. Hollande a suggéré de « moduler les cotisations sociales tout au long de la vie sur l’âge du salarié ». « Il faut
trouver de nouvelles ressources » pour le financement des retraites, a-t-il ajouté, estimant que certains éléments de rémunération n’étaient pas soumis à cotisations. « Tant qu’on a pas
une assiette plus large pour le financement des retraites, il est difficile de demander des efforts supplémentaires pour le financement des retraites », selon
M. Hollande.
Les partenaires sociaux étaient reçus par le ministre du Travail Xavier Bertrand qui se montre inflexible sur le passage à 41 ans de cotisation d’ici 2012.
Peillon soutient Darcos (lundi 28 avril 2008)
Nous ne pouvons résister au plaisir de livrer ce petit bijou de tartufferie et de malhonnêteté intellectuelle signé de Vincent Peillon (ex-NPS). Il paraît que Peillon est professeur de philosophie. On espère, pour ses élèves, qu’il n’enseigne plus. Car faire de Jaurès le défenseur de « l’économie sociale de marché », il fallait l’oser. Mais dans ce petit monde des bureaucrates du PS, ce pays du mensonge déconcertant, tout est maintenant possible.
Vincent Peillon, député européen PS : « Il faudra savoir être courageux pour faire des réformes »
L’impopularité du président de la République est grande, son style heurte, mais
aussi, on le voit dans les enquêtes, certaines de ses réformes comme celle des régimes spéciaux...
C’est incompréhensible, d’autant plus que nous-mêmes avons dit que cette réforme devait être faite. Les uns et les autres, nous savions qu’il
fallait une équité en termes de retraite. Sur la réforme du contrat de travail, l’accord a été négocié par les syndicats. C’est une réussite de la négociation. C’est une bonne chose.
La réforme de l’éducation suscite également de nombreuses résistances.
On ne peut pas en rester à une bagarre sur les postes. Nous n’avons jamais pensé qu’il ne fallait pas réformer en profondeur l’éducation
nationale, qui reproduit les inégalités de façon massive et laisse un certain nombre de jeunes sans qualification. Mais il faut faire une réforme
qualitative. Il n’est pas bon de supprimer 10 000 postes, mais il ne faut pas non plus considérer que c’est uniquement en disant « nous voulons garder les postes tels qu’ils
sont » que nous avancerons.
Ce pays a besoin de
réformes. Le problème de Xavier Darcos est qu’il n’a pas le projet
suffisant pour emmener les uns et les autres vers un projet scolaire. C’est aussi la question que doivent se poser les socialistes. Il faudra faire les réformes dans un budget contraint. Il
faudra savoir être courageux.
La réduction des déficits passe aussi par une réforme de l’Etat. La gauche ferait-elle différemment
sur la réduction du nombre de fonctionnaires ?
Si vous voulez faire la réforme, il faut la justifier. Il est ainsi clair que le métier d’enseignant doit changer. Autant dans l’information que dans la progression de carrière, dans le nombre d’heures fournies et les tâches demandées à l’enseignant. Cette négociation, nous l’avions engagée avant la
présidentielle avec les enseignants. À partir de là, vous pouvez discuter de tout. Si vous voulez mieux payer comme dans les pays nordiques, alors vous pouvez avoir un certain nombre d’exigences,
de formation continue, de présence au côté des élèves, de diversité des tâches à accomplir. En contrepartie, il est possible de diminuer le nombre de
fonctionnaires dans l’éducation nationale. Mais là, les manifestations viennent de Seine-Saint-Denis, un département pauvre parce qu’on a déshabillé de façon arithmétique les lycées, sans
regarder les besoins.
Le PS, dans sa nouvelle déclaration de principes, souligne pour la première fois la nécessité de
créer un secteur privé dynamique. Des tabous tombent à gauche ?
Nous étions paralysés intellectuellement, souvent d’ailleurs dans l’ignorance de nos propres traditions, entre Tocqueville et Marx, entre l’individu et l’Etat, entre la liberté et l’égalité.
Alors que toute la tradition républicaine visait à concilier les deux. Enfin, nous avons une déclaration de principes qui renoue avec la grande pensée de Jaurès, la grande pensée républicaine de
1848 qui dit que ce sont de fausses oppositions. (...) Pour distribuer de la richesse, il faut d’abord en produire un peu. Et donc la question de l’initiative, de la capacité qui est la nôtre à
jouer notre rôle dans la compétitivité internationale est déterminante surtout lorsque l’on veut, en plus, être généreux.






