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Vendredi 20 novembre 2009


À la veille du vote des militants, 17 conférences régionales du PCF sur 22 ont choisi des listes du Front de gauche élargi au premier tour des prochaines élections. C'est un événement majeur. Jusqu'ici le PCF défendait l'idée de fronts différents à chaque élection et non le Front de Gauche durable que nous proposions dès le lancement du PG.  En 2004, seules 5 régions communistes avaient décidé la constitution de listes autonomes au premier tour, et une seule, l'Ile-de-France, un rassemblement au-delà du PCF. Dans 2 régions sur 5, le PCF n'avait pas eu d'élu faute de passer la barre des 5 ou 10%. Le résultat du Front de Gauche aux européennes invite certes à un pronostic plus optimiste. Mais dans plusieurs des 17 régions, les européennes nous ont mis sous les 5%.

C'est dire combien est fausse l'image complaisamment relayée par la presse et de nombreux milieux de gauche d'un PCF cramponné au seul maintien de ses sortants. Une fois de plus, les partisans du statu quo politique sont infichus de voir le jeu des dynamiques qui peuvent changer la donne. Le paysage n'est pas encore figé entre une droite assurée de garder le pouvoir et une gauche dominée par un PS balkanisé, voire animée par une concurrence entre les démocrates du PS et d'Europe Ecologie. Ils nous disaient la pérennité du Front de Gauche impossible. La décision écrasante du Conseil national du PCF les a démentis. Puis ils ont expliqué que les régions ne suivraient pas. Résultat : 17 sur 22 !

On devine déjà le prochain refrain pour nier la dynamique Front de Gauche. « Ce ne sera pas un rassemblement mais des listes autour d'un PCF hégémoniste » nous assèneront-ils. Si on leur disait qu'en Ile-de-France en 2004, la moitié des départements avaient une tête de liste non PCF, ils ne nous croiraient pas. Si on leur rappelait que pour rendre l'union possible le PCF avait accepté d'avoir moins d'élus que dans l'Assemblée régionale sortante ils nous traiteraient de menteurs. C'est pourtant la stricte vérité. Il n'y a donc aucune raison de croire que le PCF ressemblera à la caricature qui en est faite. Ni que l'autre gauche soit condamnée à reproduire la division qui fait les délices des railleurs. Naïfs et réalistes ne sont pas là où l'on pense. Les réalistes s'engagent et changent les choses, les naïfs répètent en boucle leurs prédictions erronées.

François Delapierre

- Publié dans : front de gauche
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Vendredi 20 novembre 2009

Mardi dernier, le Parti de Gauche en Moselle et la FASE organisaient une rencontre autour du thème «  Quel rassemblement pour la gauche ? » Le titre déjà appelait une évidence : celle de l’intervenant principal de la soirée. Faisant écho aux Assises pour le changement initiées par son journal, nous avions convié notre ami Michel Soudais, de Politis, à venir animer les échanges et répondre aux questions des participants.

 Un bref rappel des fondamentaux et l’union à gauche de la gauche se révèle vite indispensable. Que ce soit le 29 Mai 2005, les résultats de Die Linke chez nos voisins allemands, ou bien encore les succès du Bloc de Gauche au Portugal, la voie est toute tracée.

Les prises de parole, convaincues et souvent convaincantes, très politiques, ou plus simplement citoyennes créèrent un débat animé, les membres du NPA étant largement représentés dans le public ! L’inévitable question de la liste unitaire, bien entendu, arriva très vite au pupitre. L’occasion ou jamais de préciser que si nous nous retrouvons dans les luttes, dans les rues, dans les manifestations, les retrouvailles électorales devraient donc être envisageables. Le défaitisme des uns n’entamant pas l’optimisme des autres, particulièrement celui des militants du Parti de Gauche, bien évidemment ! Malgré le résultat de la Conférence régionale du PCF en Lorraine (64% des délégués régionaux se prononçant pour une alliance dès le 1er tour avec le PS…), les  camarades communistes ont affirmé leur espoir dans le vote des militants, de même que dans le bon sens de l’électorat du NPA. Ah ! L’utopie unitaire se heurtant à l’épineuse question des exécutifs… Voilà bien de quoi alimenter une discussion forte, mais toujours courtoise ! Les arguments fusent, depuis l’impossibilité d’être jamais majoritaires (Ah bon ? Et pourquoi donc ?), jusqu’à l’obligation de reprendre enfin le flambeau délaissé des combats de la gauche. Cette obligation passant inévitablement par les urnes, afin de départager les deux gauches, il devient dès lors impossible de tourner le dos aux élections. Aller au devant du scrutin, puis agir, et enfin retourner vers le mouvement social. Car les luttes sont d’autant plus vives qu’elles s’inscrivent dans une perspective politique. Un problème récurrent, qu’il faudra bien résoudre un jour ou l’autre : celui de nos discours, qui paraissent si éloignés des soucis quotidiens des citoyens. Que faire pour être entendus ? Notre projet répond pourtant à toutes ces préoccupations. La méthode, toujours la méthode, décidément, nous ne l’économiserons pas.

 Laissons la conclusion à Michel, en n’oubliant pas de le remercier de sa venue en Moselle, car même en TGV, les contrées excentriques sont aussi excentrées, n’est-ce pas…

« Le moment où on dépose son bulletin dans l’urne est LE moment où les hommes sont véritablement égaux et dignes. Et si ceci n’est pas vrai, alors, on ne peut plus croire à rien… »

brigitte blang

- Publié dans : à gauche, toutes !
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Mardi 17 novembre 2009

La Ligue des Droits de l’Homme de Nancy

 

a le plaisir de vous inviter

 

Lundi 7 décembre 2009

À 18 heures

 

Au Conseil Général - 48 rue du Sergent Blandan

 

À la conférence ayant pour thème :

 

« Le néo-libéralisme à l’assaut des acquis de la Résistance »

 

Avec

 

 Raymond Aubrac,

Résistant,

 

et

Nathalie Deffains

Maître de conférences en droit public à l’Université de Nancy

 

 

LDH – MJC Desforges – 27 rue de la République – 54000 NANCY

Contact@ldh-nancy.org

- Publié dans : histoires et histoire
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Lundi 16 novembre 2009


La Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique

Le Nouveau Parti Anticapitaliste

Le Parti de gauche

Le Parti Communiste Français

 

Vous invitent à assister

 

jeudi 3 décembre 2009 à 20h00

au cinéma CAMÉO de Metz,

 

à la projection du film :

 

WALTER,

Retour en résistance

 

Un film qui dénonce le sabotage du programme du

Conseil National de la Résistance

 

 

 

À travers l’histoire de Walter BASSAN, ancien résistant, rescapé de Dachau et sur fond de politique actuelle, deux questions se posent tout au long du film :

          - Qu’avons-nous fait des idéaux du Conseil National de la Résistance ? 

          - Résister se conjugue-t-il au présent ? 

 

La projection sera suivie d’un débat avec la participation du réalisateur Gilles Perret.

 

Un film qui fait vivre le programme du Conseil National de la Résistance dans les combats d’aujourd’hui (Sécurité sociale, retraite par répartition, services publics, contrôle par l'état des secteurs vitaux comme l’énergie, les transports, le courrier, libération de la presse, droit d’asile…).

 

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Samedi 14 novembre 2009



Né fin 2007 le « Collectif des Associations Unies pour une nouvelle politique publique du logement des personnes sans abri et mal logées » est constitué à ce jour de 31 associations et fédérations solidaires.

En février 2008 nous organisions ensemble la première édition de la nuit solidaire place de la république à Paris, nous invitions alors les associations et les citoyens solidaires à se rassembler le temps d'une nuit au cœur de la ville pour interpeller l'opinion et les pouvoirs publics sur la crise du logement et pour proposer 100 mesures à adopter rapidement.

Depuis, les 13 engagements et les 100 mesures demandées au gouvernement en faveur des sans-abri et des mal-logés, attendent toujours leur mise en place.

C'est pourquoi nous espérons rassembler le maximum de personnes lors de la seconde édition de la nuit solidaire du logement prévue le 27 novembre dans les plus grandes villes de France,
vous retrouverez toutes les informations sur les associations partenaires et sur l'organisation des nuits solidaires en Province (Lyon, Lille, Marseille, Toulouse, Strasbourg..) sur le site www.nuitsolidaire.fr

Pour participer au succès de l'opération, merci de diffuser largement l'information autour de vous.

Sur Paris, nous recherchons des bénévoles pour nous aider à tracter, à rassembler le maximum de personnes pour la seconde nuit solidaire du logement.

Nous organisons donc prochainement 4 RDV au "comptoir général" où nous vous invitons à venir chercher tracts et stickers, et/ou intégrer une équipe de tractage.

Le Comptoir Général
80, quai de Jemmapes,
75010 Paris
Métro : République - Goncourt - Bonsergent
Velib : 68 quai de Jemmapes

  • Samedi 21 novembre : de 14H00 à 17H00 dans la salle de bal
  • Lundi 23 novembre: 18H00 à 19H00, RDV devant l'entrée
  • Mardi 24 novembre: 17H00 à 18H00, RDV devant l'entrée
  • Mercredi 25 novembre: 18H00 à 19H00, RDV devant l'entrée

Télécharger, l'affiche et le tract de la nuit solidaire.

 

- Publié dans : ailleurs
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Samedi 14 novembre 2009

 

M’est tombée dans la boite à courrier cette prise de position, venant de Martine, laquelle est une copine de mon copain Joseph. Vous voyez bien qu’on peut se faire des amis sur la toile, et pas seulement comme certains pensent…  

 

Régionales : le marché de dupes !  

 

Peut-on s'allier aujourd'hui avec le  parti socialiste ? C'est là une proposition qui ne tient aucun compte de l'évolution de la situation politique de ces dernières années. La crise du système capitaliste s'est considérablement aggravée. Elle pousse la droite à renforcer son pouvoir personnel et centralisé : atteintes multipliées contre la démocratie parlementaire et élective, main mise sur la justice, les médias etc. Dans ce contexte le PS a maintenant choisi de se situer à droite, comme dans les années cinquante. Les partis sociaux démocrates européens font pression sur le PS pour qu'il se transforme en parti social démocrate non sans résultat. Germain, maire de Tours ne cache  pas qu'il n'est pas socialiste mais social démocrate. Bonneau (à la Chapelle-Saint-Mesmin dans le Loiret) ne cache pas sa volonté de s'associer au MODEM en fonction du résultat du premier tour. On peut multiplier les exemples. Ségolène Royal en Poitou Charente ne cache pas sa volonté d'ouvrir sa liste dès le premier tour, etc. 

La compromission de responsables socialistes avec le pouvoir de Sarkozy continue avec dernièrement Jack Lang devenant son envoyé spécial en Corée du Nord.

Dans ces conditions comment prétendre faire des régions un pôle de résistance en confiant la responsabilité au parti socialiste qui a choisi de se situer à droite ?

Pôle de résistance le conseil général ? Quand Claude Roiron Présidente socialiste augmente de 15% les impôts, reçoit Martin Hirsch en grande pompe et décide de faire de l'Indre-et-Loire un département test du RSA ? 

 Aujourd'hui face à ces manœuvres  politiciennes d'un autre âge la seule solution est celle du rassemblement populaire. Avec des propositions claires de réel changement, y compris de la vie politique, le front de gauche représente une perspective nouvelle qu'il serait grave de gâcher. En permettant de rassembler largement, y compris les socialistes qui n'acceptent pas la dérive droitière de leur parti, en permettant à chacune et chacun de conserver sa personnalité, la bataille pour des élus efficaces, libres et déterminés à changer de société le front de gauche peut remporter de véritables victoires durables.  Proposer d'échanger quelques élus communistes, dont le dévouement et la ténacité pour faire avancer les choses n'est pas discutable, contre une direction de la Région par un PS qui a choisi d'être à droite est un marché de dupes. Nos ministres communistes ont certes en leur temps remporté quelques victoires mais que pèsent-elles à côté du bilan final : Le Pen au deuxième  tour, une gauche complètement discréditée, et une droite encore plus réactionnaire au pouvoir ? Faut-il localement refaire le même chemin ? 

Prétendre aujourd'hui que cette stratégie de la gauche plurielle (même camouflée sous des termes plus attractifs) qui fut un échec au plan national dont nous payons encore  les conséquences, puisse être  aujourd'hui une réussite au plan régional est une erreur politique fondamentale.

Le fait que les cotisations des adhérents ne représentent que 12% des ressources du parti (selon le rapport financier du 34ème congrès) conduit-il certains à nous proposer cet autre marché : alliance avec le PS afin de sauvegarder le financement du parti ? Qu'en serait-il alors de notre indépendance ? Mais bien sûr cette hypothèse ne peut être qu'une élucubration issue d'un esprit totalement perturbé… !

- Publié dans : campagnes en tous genres
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Mercredi 11 novembre 2009


La guerre de 14, c’était pas des vacances !

Heureusement dans un sens, parce qu’il a pas fait beau !

 

COLUCHE

 

- Publié dans : histoires et histoire
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Mardi 10 novembre 2009

Dans quel aveuglement étions-nous. Et dans quelle erreur ! Naïvement nous pensions que les accidentés du travail étaient des victimes. Les victimes d’une guerre économique innommée, qui prend l’intérieur des entreprises, pour théâtre des opérations. Des victimes de masse d’ailleurs : 720 150 accidents avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation, 700 morts, 4500 mutilés. Des victimes mal indemnisées, qui perçoivent 80 % puis 60% seulement d’un salaire journalier assez faible, lié aux métiers d’exécution d’où proviennent la plupart des accidents du travail. Nous pensions les accidentés frappés par les franchises médicales, les déremboursements de soins. Nous savions irréparables, souvent, les conséquences sur leurs carrières.

Nous avions tort. Les accidentés du travail sont des privilégiés. Les députés UMP le rappellent justement qui, par voie législative, proposent d’imposer leurs indemnités jusqu’alors épargnées. Cela rapportera 150 millions d’euros. Pour les accidentés, pourquoi accepter ce « passe-droit » fiscal, jusqu’alors toléré ?

Pourquoi l’accepter, quand la France est déjà leader mondial des « niches fiscales ». En 2009, 464 dispositifs d’optimisation fiscale ont permis aux contribuables généralement les plus aisés d’économiser 70 milliards d’euros d’impôts ! Alors, autant mettre à contribution les accidentés du travail. N’est-ce pas la réponse appropriée ?

Ce « passe-droit », pourquoi leur était-il consenti ? Après tout, des passe-droits, n’y en-a-t-il pas assez ? Avec le bouclier fiscal, les baisses de l’impôt sur la fortune, les allègements des droits de mutation et de succession, le prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes, le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier…Sur les 11 milliards d’euros par an de réduction d’impôt décidés par le gouvernement, 70 % profitent aux 20 % des foyers les plus aisés. Alors, oui, il était grand temps d’agir. Et urgent, vraiment, de récupérer 150 millions dans les poches des accidentés du travail.

Cet été, Christian a eu le bras broyé dans un chantier Fiscalement, il est devenu privilégié. Etait-ce plus longtemps tolérable ? Eric s’est fait amputer de plusieurs doigts par sa machine. Fiscalement, il est devenu privilégié. N’est-ce pas dérogatoire à l’égalité ? Michèle, épuisée par la mobilité forcée, les objectifs intenables, les harcèlements perpétuels du « new management », s’est enfoncée dans la dépression. Yohann a chuté d’un échafaudage, il est paralysé. Fiscalement, ce sont des privilégiés. Cela pouvait-il durer ?

Certes, la Caisse nationale des accidents du travail et des maladies professionnelles est excédentaire du fait des sous évaluation qui reportent les frais sur la Caisse d’assurance maladie. Ne pas toucher aux indemnités des accidentés du travail était possible.

Aurait-ce été juste ? Les accidentés du travail n’ont, après tout, perdu que la santé, perdu qu’un membre, perdu qu’une vie passée au travail, généralement pour rien, perdu qu’un avenir, perdu que leurs revenus, perdu parfois une vie familiale. Grâce aux députés UMP, l’administration fiscale saura, elle, ne pas les perdre de vue.

Vestige, la République porte toujours, à son fronton, ce mot devenu vide de sens : « fraternité ! ». Mais si l’on veut fiscalement sauver les riches, il faut bien taxer les pauvres. Atomisés, ils ont le bon goût de se défendre rarement. Et des beaux quartiers, nul jamais ne les voit.

Les pauvres ne doivent-ils pas manifester quelque solidarité envers les plus fortunés, de moins en moins imposés ?

Les 150 millions d’euros ramassés là, sur les accidentés du travail, certainement serviront. Lors du récent rachat par BNP Paribas, avec six mois d’avance, des 5,1 milliards d’euros d’actions de préférence souscrites pendant la crise par l’Etat français, ce dernier n’a touché aucune plus-value. L’Etat a dû se contenter de 226 millions euros d’intérêts alors qu’il aurait pu, au regard de l’évolution du cours de BNP Paribas, encaisser 5,8 milliards d’euros.

Tout est dit. Comparons les volumes financiers. Comparons les populations ciblées, les clientèles exonérées.

LIRE : http://www.non-taxation-at.net

Nathalie Arthaud (porte parole de Lutte Ouvrière)
Olivier Besancenot (porte-parole du NPA)
Martine Billard (députée écologiste)
Gérard Filoche (inspecteur du travail, PS)
Benoit Hamon (porte-parole national du PS)
Pierre Laurent (coordinateur national du PCF)
Willy Pelletier (coordinateur général de la Fondation Copernic)

 

- Publié dans : pas content et on le dit!
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Lundi 9 novembre 2009

David Douillet, député UMP, n’aime pas les « tapettes » et veut les femmes aux fourneaux

Merci au « Canard enchaîné » d’avoir lu pour nous les ouvrages publiés par le judoka et aujourd’hui député UMP des Yvelines, David Douillet. Sous le titre « David pas Douillet pour les tapettes », cet article permet de bien saisir la pensée de cet ami de Bernadette Chirac avec laquelle il récolte chaque année les pièces jaunes.

Son œuvre comprend deux textes fondamentaux : une autobiographie, simplement intitulée « L’Ame du conquérant », et un essai au titre beigbederien, « 110% », dans lequel il donne 18 clés pour devenir un champion de la vie.

Les citations que notre confrère a sorties des deux ouvrages s’organisent autour de deux grands thèmes. Tout d’abord la place des femmes dans la société. David Douillet aimerait bien les voir retourner à leurs foyers et à leurs fourneaux, qu’elles n’auraient jamais dû quitter :

« J’ai une authentique admiration pour les femmes qui vouent leur vie aux leurs ». Il faut dire que pour lui « c’est la mère qui a dans ses gènes, dans son instinct, cette faculté originelle d’élever les enfants. Si Dieu a donné le don de procréation aux femmes, ce n’est pas hasard ».

Quant à ses consœurs judokettes, elles feraient bien selon lui de quitter les tatamis : « Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n’est pas quelque chose de naturel, de valorisant. »

Après ces fortes déclarations, il se croit obligé de préciser : « On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes. » Ça c’est viril ! Il a tenté de se rattraper - après tout les homos votent aussi - en expliquant que les « tapettes » étaient dans son esprit « les hommes qui ne s’assumaient pas »...

Second thème de réflexion, le travail, et là, tenez-vous bien : ce n’est pas jusqu’à 65, pas jusqu’à 70, pas jusqu’à 75 ans qu’il va falloir travailler... mais jusqu’au bout, comme autrefois : « On travaillait plus dur et surtout plus longtemps, du plus jeune au grand âge, et du lever au coucher du soleil, hormis le jour du Seigneur. » C’est le travailler plus et tout le temps ! Mais est-il bien cohérent avec lui-même ? Lors de son élection en octobre, il déclarait sur i-Télé : « Les électeurs ont compris qu’ils avaient affaire à quelqu’un qui veut s’investir à 100% et qui va être en permanence sur le terrain ». Seulement 100% ? 110%, ce serait mieux.

Par Sylvie Prioul

 

- Publié dans : des nouvelles de la droite
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Lundi 9 novembre 2009

Depuis huit ans, Solie Lautsi, résidente d’Abano Terme, n’arrive pas à faire admettre à l’État italien que la présence de crucifix dans l’école publique est une atteinte au principe de laïcité. En général, les tribunaux estiment que la croix ne relève pas de la religion mais est une tradition italienne et un « symbole » de l’Etat italien !

La Cour européenne des droits de l’homme a condamné l’Italie, mardi 3 novembre, pour la présence de crucifix dans les salles de classe car elle a estimé que la croix peut aisément être interprétée par des élèves de tous âges comme un signe religieux, et donc troubler des élèves d’autres religions ou athées. La Cour a conclu à l’unanimité à la violation de l’article 2 du protocole n°1 (droit à l’instruction), conjointement avec l’article 9 de la convention (liberté de pensée, de conscience et de religion). La Cour a même voté un dédommagement de 5 000 euros à la requérante pour dommage moral. La ministre de l’Éducation et le gouvernement italiens ont condamné cet arrêt. Preuve supplémentaire que les arrêts de la Cour sont de plus en plus favorables au principe de laïcité.

À cette occasion, dans le prolongement de la campagne qu’elle a menée en juin dernier, l’UFAL appelle le gouvernement français à respecter la laïcité en interdisant les croix dans les salles (d’établissements privés) utilisées pour l’examen du bac.

L’UFAL appelle le ministre de l’Education à dévoiler les mesures qu’il compte prendre et les instructions qu’il donnera aux recteurs et au président du SIEC pour la région Ile-de-France, afin que ces atteintes à la laïcité ne se reproduisent pas.

Sans une réaction du ministère, l’UFAL étudiera les moyens juridiques pour contraindre le gouvernement français à respecter la laïcité. L’UFAL ne tolérera plus la complaisance coupable du ministère de l’Education nationale sur ce point.

En France, à quand l’interdiction des crucifix pour l’examen du bac ?

L’UFAL Union des FAmilles Laïques

 

- Publié dans : laïcité
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