Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Images Aléatoires

  • n31.jpg
  • y9.jpg
  • hélène

Créer un Blog

Samedi 14 novembre 2009



Né fin 2007 le « Collectif des Associations Unies pour une nouvelle politique publique du logement des personnes sans abri et mal logées » est constitué à ce jour de 31 associations et fédérations solidaires.

En février 2008 nous organisions ensemble la première édition de la nuit solidaire place de la république à Paris, nous invitions alors les associations et les citoyens solidaires à se rassembler le temps d'une nuit au cœur de la ville pour interpeller l'opinion et les pouvoirs publics sur la crise du logement et pour proposer 100 mesures à adopter rapidement.

Depuis, les 13 engagements et les 100 mesures demandées au gouvernement en faveur des sans-abri et des mal-logés, attendent toujours leur mise en place.

C'est pourquoi nous espérons rassembler le maximum de personnes lors de la seconde édition de la nuit solidaire du logement prévue le 27 novembre dans les plus grandes villes de France,
vous retrouverez toutes les informations sur les associations partenaires et sur l'organisation des nuits solidaires en Province (Lyon, Lille, Marseille, Toulouse, Strasbourg..) sur le site www.nuitsolidaire.fr

Pour participer au succès de l'opération, merci de diffuser largement l'information autour de vous.

Sur Paris, nous recherchons des bénévoles pour nous aider à tracter, à rassembler le maximum de personnes pour la seconde nuit solidaire du logement.

Nous organisons donc prochainement 4 RDV au "comptoir général" où nous vous invitons à venir chercher tracts et stickers, et/ou intégrer une équipe de tractage.

Le Comptoir Général
80, quai de Jemmapes,
75010 Paris
Métro : République - Goncourt - Bonsergent
Velib : 68 quai de Jemmapes

  • Samedi 21 novembre : de 14H00 à 17H00 dans la salle de bal
  • Lundi 23 novembre: 18H00 à 19H00, RDV devant l'entrée
  • Mardi 24 novembre: 17H00 à 18H00, RDV devant l'entrée
  • Mercredi 25 novembre: 18H00 à 19H00, RDV devant l'entrée

Télécharger, l'affiche et le tract de la nuit solidaire.

 

- Publié dans : ailleurs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 14 novembre 2009

 

M’est tombée dans la boite à courrier cette prise de position, venant de Martine, laquelle est une copine de mon copain Joseph. Vous voyez bien qu’on peut se faire des amis sur la toile, et pas seulement comme certains pensent…  

 

Régionales : le marché de dupes !  

 

Peut-on s'allier aujourd'hui avec le  parti socialiste ? C'est là une proposition qui ne tient aucun compte de l'évolution de la situation politique de ces dernières années. La crise du système capitaliste s'est considérablement aggravée. Elle pousse la droite à renforcer son pouvoir personnel et centralisé : atteintes multipliées contre la démocratie parlementaire et élective, main mise sur la justice, les médias etc. Dans ce contexte le PS a maintenant choisi de se situer à droite, comme dans les années cinquante. Les partis sociaux démocrates européens font pression sur le PS pour qu'il se transforme en parti social démocrate non sans résultat. Germain, maire de Tours ne cache  pas qu'il n'est pas socialiste mais social démocrate. Bonneau (à la Chapelle-Saint-Mesmin dans le Loiret) ne cache pas sa volonté de s'associer au MODEM en fonction du résultat du premier tour. On peut multiplier les exemples. Ségolène Royal en Poitou Charente ne cache pas sa volonté d'ouvrir sa liste dès le premier tour, etc. 

La compromission de responsables socialistes avec le pouvoir de Sarkozy continue avec dernièrement Jack Lang devenant son envoyé spécial en Corée du Nord.

Dans ces conditions comment prétendre faire des régions un pôle de résistance en confiant la responsabilité au parti socialiste qui a choisi de se situer à droite ?

Pôle de résistance le conseil général ? Quand Claude Roiron Présidente socialiste augmente de 15% les impôts, reçoit Martin Hirsch en grande pompe et décide de faire de l'Indre-et-Loire un département test du RSA ? 

 Aujourd'hui face à ces manœuvres  politiciennes d'un autre âge la seule solution est celle du rassemblement populaire. Avec des propositions claires de réel changement, y compris de la vie politique, le front de gauche représente une perspective nouvelle qu'il serait grave de gâcher. En permettant de rassembler largement, y compris les socialistes qui n'acceptent pas la dérive droitière de leur parti, en permettant à chacune et chacun de conserver sa personnalité, la bataille pour des élus efficaces, libres et déterminés à changer de société le front de gauche peut remporter de véritables victoires durables.  Proposer d'échanger quelques élus communistes, dont le dévouement et la ténacité pour faire avancer les choses n'est pas discutable, contre une direction de la Région par un PS qui a choisi d'être à droite est un marché de dupes. Nos ministres communistes ont certes en leur temps remporté quelques victoires mais que pèsent-elles à côté du bilan final : Le Pen au deuxième  tour, une gauche complètement discréditée, et une droite encore plus réactionnaire au pouvoir ? Faut-il localement refaire le même chemin ? 

Prétendre aujourd'hui que cette stratégie de la gauche plurielle (même camouflée sous des termes plus attractifs) qui fut un échec au plan national dont nous payons encore  les conséquences, puisse être  aujourd'hui une réussite au plan régional est une erreur politique fondamentale.

Le fait que les cotisations des adhérents ne représentent que 12% des ressources du parti (selon le rapport financier du 34ème congrès) conduit-il certains à nous proposer cet autre marché : alliance avec le PS afin de sauvegarder le financement du parti ? Qu'en serait-il alors de notre indépendance ? Mais bien sûr cette hypothèse ne peut être qu'une élucubration issue d'un esprit totalement perturbé… !

- Publié dans : campagnes en tous genres
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 11 novembre 2009


La guerre de 14, c’était pas des vacances !

Heureusement dans un sens, parce qu’il a pas fait beau !

 

COLUCHE

 

- Publié dans : histoires et histoire
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 10 novembre 2009

Dans quel aveuglement étions-nous. Et dans quelle erreur ! Naïvement nous pensions que les accidentés du travail étaient des victimes. Les victimes d’une guerre économique innommée, qui prend l’intérieur des entreprises, pour théâtre des opérations. Des victimes de masse d’ailleurs : 720 150 accidents avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation, 700 morts, 4500 mutilés. Des victimes mal indemnisées, qui perçoivent 80 % puis 60% seulement d’un salaire journalier assez faible, lié aux métiers d’exécution d’où proviennent la plupart des accidents du travail. Nous pensions les accidentés frappés par les franchises médicales, les déremboursements de soins. Nous savions irréparables, souvent, les conséquences sur leurs carrières.

Nous avions tort. Les accidentés du travail sont des privilégiés. Les députés UMP le rappellent justement qui, par voie législative, proposent d’imposer leurs indemnités jusqu’alors épargnées. Cela rapportera 150 millions d’euros. Pour les accidentés, pourquoi accepter ce « passe-droit » fiscal, jusqu’alors toléré ?

Pourquoi l’accepter, quand la France est déjà leader mondial des « niches fiscales ». En 2009, 464 dispositifs d’optimisation fiscale ont permis aux contribuables généralement les plus aisés d’économiser 70 milliards d’euros d’impôts ! Alors, autant mettre à contribution les accidentés du travail. N’est-ce pas la réponse appropriée ?

Ce « passe-droit », pourquoi leur était-il consenti ? Après tout, des passe-droits, n’y en-a-t-il pas assez ? Avec le bouclier fiscal, les baisses de l’impôt sur la fortune, les allègements des droits de mutation et de succession, le prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes, le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier…Sur les 11 milliards d’euros par an de réduction d’impôt décidés par le gouvernement, 70 % profitent aux 20 % des foyers les plus aisés. Alors, oui, il était grand temps d’agir. Et urgent, vraiment, de récupérer 150 millions dans les poches des accidentés du travail.

Cet été, Christian a eu le bras broyé dans un chantier Fiscalement, il est devenu privilégié. Etait-ce plus longtemps tolérable ? Eric s’est fait amputer de plusieurs doigts par sa machine. Fiscalement, il est devenu privilégié. N’est-ce pas dérogatoire à l’égalité ? Michèle, épuisée par la mobilité forcée, les objectifs intenables, les harcèlements perpétuels du « new management », s’est enfoncée dans la dépression. Yohann a chuté d’un échafaudage, il est paralysé. Fiscalement, ce sont des privilégiés. Cela pouvait-il durer ?

Certes, la Caisse nationale des accidents du travail et des maladies professionnelles est excédentaire du fait des sous évaluation qui reportent les frais sur la Caisse d’assurance maladie. Ne pas toucher aux indemnités des accidentés du travail était possible.

Aurait-ce été juste ? Les accidentés du travail n’ont, après tout, perdu que la santé, perdu qu’un membre, perdu qu’une vie passée au travail, généralement pour rien, perdu qu’un avenir, perdu que leurs revenus, perdu parfois une vie familiale. Grâce aux députés UMP, l’administration fiscale saura, elle, ne pas les perdre de vue.

Vestige, la République porte toujours, à son fronton, ce mot devenu vide de sens : « fraternité ! ». Mais si l’on veut fiscalement sauver les riches, il faut bien taxer les pauvres. Atomisés, ils ont le bon goût de se défendre rarement. Et des beaux quartiers, nul jamais ne les voit.

Les pauvres ne doivent-ils pas manifester quelque solidarité envers les plus fortunés, de moins en moins imposés ?

Les 150 millions d’euros ramassés là, sur les accidentés du travail, certainement serviront. Lors du récent rachat par BNP Paribas, avec six mois d’avance, des 5,1 milliards d’euros d’actions de préférence souscrites pendant la crise par l’Etat français, ce dernier n’a touché aucune plus-value. L’Etat a dû se contenter de 226 millions euros d’intérêts alors qu’il aurait pu, au regard de l’évolution du cours de BNP Paribas, encaisser 5,8 milliards d’euros.

Tout est dit. Comparons les volumes financiers. Comparons les populations ciblées, les clientèles exonérées.

LIRE : http://www.non-taxation-at.net

Nathalie Arthaud (porte parole de Lutte Ouvrière)
Olivier Besancenot (porte-parole du NPA)
Martine Billard (députée écologiste)
Gérard Filoche (inspecteur du travail, PS)
Benoit Hamon (porte-parole national du PS)
Pierre Laurent (coordinateur national du PCF)
Willy Pelletier (coordinateur général de la Fondation Copernic)

 

- Publié dans : pas content et on le dit!
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 9 novembre 2009

David Douillet, député UMP, n’aime pas les « tapettes » et veut les femmes aux fourneaux

Merci au « Canard enchaîné » d’avoir lu pour nous les ouvrages publiés par le judoka et aujourd’hui député UMP des Yvelines, David Douillet. Sous le titre « David pas Douillet pour les tapettes », cet article permet de bien saisir la pensée de cet ami de Bernadette Chirac avec laquelle il récolte chaque année les pièces jaunes.

Son œuvre comprend deux textes fondamentaux : une autobiographie, simplement intitulée « L’Ame du conquérant », et un essai au titre beigbederien, « 110% », dans lequel il donne 18 clés pour devenir un champion de la vie.

Les citations que notre confrère a sorties des deux ouvrages s’organisent autour de deux grands thèmes. Tout d’abord la place des femmes dans la société. David Douillet aimerait bien les voir retourner à leurs foyers et à leurs fourneaux, qu’elles n’auraient jamais dû quitter :

« J’ai une authentique admiration pour les femmes qui vouent leur vie aux leurs ». Il faut dire que pour lui « c’est la mère qui a dans ses gènes, dans son instinct, cette faculté originelle d’élever les enfants. Si Dieu a donné le don de procréation aux femmes, ce n’est pas hasard ».

Quant à ses consœurs judokettes, elles feraient bien selon lui de quitter les tatamis : « Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n’est pas quelque chose de naturel, de valorisant. »

Après ces fortes déclarations, il se croit obligé de préciser : « On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes. » Ça c’est viril ! Il a tenté de se rattraper - après tout les homos votent aussi - en expliquant que les « tapettes » étaient dans son esprit « les hommes qui ne s’assumaient pas »...

Second thème de réflexion, le travail, et là, tenez-vous bien : ce n’est pas jusqu’à 65, pas jusqu’à 70, pas jusqu’à 75 ans qu’il va falloir travailler... mais jusqu’au bout, comme autrefois : « On travaillait plus dur et surtout plus longtemps, du plus jeune au grand âge, et du lever au coucher du soleil, hormis le jour du Seigneur. » C’est le travailler plus et tout le temps ! Mais est-il bien cohérent avec lui-même ? Lors de son élection en octobre, il déclarait sur i-Télé : « Les électeurs ont compris qu’ils avaient affaire à quelqu’un qui veut s’investir à 100% et qui va être en permanence sur le terrain ». Seulement 100% ? 110%, ce serait mieux.

Par Sylvie Prioul

 

- Publié dans : des nouvelles de la droite
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 9 novembre 2009

Depuis huit ans, Solie Lautsi, résidente d’Abano Terme, n’arrive pas à faire admettre à l’État italien que la présence de crucifix dans l’école publique est une atteinte au principe de laïcité. En général, les tribunaux estiment que la croix ne relève pas de la religion mais est une tradition italienne et un « symbole » de l’Etat italien !

La Cour européenne des droits de l’homme a condamné l’Italie, mardi 3 novembre, pour la présence de crucifix dans les salles de classe car elle a estimé que la croix peut aisément être interprétée par des élèves de tous âges comme un signe religieux, et donc troubler des élèves d’autres religions ou athées. La Cour a conclu à l’unanimité à la violation de l’article 2 du protocole n°1 (droit à l’instruction), conjointement avec l’article 9 de la convention (liberté de pensée, de conscience et de religion). La Cour a même voté un dédommagement de 5 000 euros à la requérante pour dommage moral. La ministre de l’Éducation et le gouvernement italiens ont condamné cet arrêt. Preuve supplémentaire que les arrêts de la Cour sont de plus en plus favorables au principe de laïcité.

À cette occasion, dans le prolongement de la campagne qu’elle a menée en juin dernier, l’UFAL appelle le gouvernement français à respecter la laïcité en interdisant les croix dans les salles (d’établissements privés) utilisées pour l’examen du bac.

L’UFAL appelle le ministre de l’Education à dévoiler les mesures qu’il compte prendre et les instructions qu’il donnera aux recteurs et au président du SIEC pour la région Ile-de-France, afin que ces atteintes à la laïcité ne se reproduisent pas.

Sans une réaction du ministère, l’UFAL étudiera les moyens juridiques pour contraindre le gouvernement français à respecter la laïcité. L’UFAL ne tolérera plus la complaisance coupable du ministère de l’Education nationale sur ce point.

En France, à quand l’interdiction des crucifix pour l’examen du bac ?

L’UFAL Union des FAmilles Laïques

 

- Publié dans : laïcité
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 9 novembre 2009

« L’usage de la force, et nous en avions les moyens, aurait conduit à la catastrophe, »

Le dernier président du Conseil d’État de la République démocratique allemande (RDA) évoque la chute du mur, le rôle de Gorbatchev, ses relations avec Kohl, ses propres erreurs, le socialisme.

Egon Krenz vit avec sa famille près de Rostock. Notre rendez-vous a eu lieu à Berlin, dans un endroit discret, il doit prendre des précautions, n’étant pas à l’abri d’une provocation. La presse de droite allemande le salit, l’insulte souvent.

J osé Fort : Vous avez été emprisonné pendant plusieurs années. Comment allez-vous ?

Egon Krenz : J’ai la chance d’avoir une famille intacte et des amis fidèles. J’ai l’espoir que mes petits-enfants réussiront ce que nous avons tenté de construire. En 1989, ce n’est pas l’idée socialiste qui a été enterrée, mais plutôt un certain modèle de socialisme. Ces années de prison ont été surtout dures pour ma famille car les attaques visaient mon honneur personnel. Je savais qu’on ne m’offrirait pas des fleurs. Pour une raison simple : dès son élaboration, la loi fondamentale de la RFA stipulait que les territoires allemands situés hors RFA devaient être récupérés, tous ceux y exerçant une fonction responsable étant considérés comme des criminels, des malfaiteurs. Je savais cela depuis longtemps. Mais je refusais et refuse toujours les accusations qui ont été portées contre moi. L’histoire me libérera. Mon sort personnel importe peu. En revanche, le calvaire vécu par de nombreux citoyens de la RDA relève de l’inadmissible. Je pense à tous ceux qui ont perdu leur travail alors qu’il n’y avait pas de chômage en RDA. Je pense à tous ceux qui ont été marginalisés. La division de l’Allemagne n’était pas chose naturelle. Elle était contraire à notre histoire. Mais avez-vous remarqué que les dirigeants de la RFA ont tout mis en œuvre pour éviter la prison aux nazis ? Moi, j’ai scrupuleusement respecté les lois de la RDA. Je n’ai commis aucun crime.

Comment avez-vous vécu les derniers jours de la RDA ?

Je ne suis pas de la génération de ceux qui venaient des camps de concentration, de la guerre, de la Résistance, de Moscou. Au bureau politique du SED, j’étais le plus jeune. Je suis un enfant de la RDA. Tous les autres avaient survécu au nazisme. J’ai exercé de nombreuses fonctions : de représentant des élèves dans mon collège, jusqu’à la présidence du Conseil d’État. Avec la disparition de la RDA, c’est une bonne partie de ma vie que j’ai enterrée.

Aviez-vous passé des accords avec le chancelier Kohl ?

Nous avions décidé d’ouvrir plusieurs points de passage. La date avait été fixée par mon gouvernement au 10 novembre 1989. Or, la veille, un membre du bureau politique, Schabowski, a annoncé publiquement, non pas l’ouverture de passages, mais la « destruction du mur ». Nous nous étions mis d’accord avec Kohl pour l’ouverture en « douceur » des frontières.

Avez-vous pensé, un moment, faire usage de la force ?

Je peux jurer que nous n’avons jamais envisagé une telle décision. Je savais qu’une seule mort aurait eu des conséquences tragiques. L’usage de la force, et nous en avions les moyens, aurait conduit à la catastrophe.

Dans un de vos ouvrages, vous vous élevez contre la réécriture de l’histoire.

Tant de choses ont été écrites... Il faut revenir à l’essentiel : sans Hitler, le nazisme, la Seconde Guerre mondiale et la réforme monétaire de 1948, l’histoire de l’Allemagne aurait pu s’écrire autrement. Le malheur du peuple allemand, c’est le fascisme.

Pensez-vous à vos propres responsabilités ?

J’y pense constamment. Je pense au fossé entre la direction et la base, au déficit de confiance entre le parti et la population. Le manque de démocratie, de débat, la différence entre la réalité et la pro­pagande. Les plus anciens refusaient le débat direct. Une terrible erreur. 11 fallait combattre l’adversaire sur le plan des idées. Il fallait accepter la confrontation idéologique. Nous ne l’avons pas fait. Nous rencontrions de gros problèmes économiques et nous faisions comme si tout allait bien. Pour les citoyens de la RDA, les acquis sociaux étaient chose normale. Il fallait dire la vérité, montrer les difficultés, parler franchement.

Vous n’évoquez pas l’environnement international, la guerre froide, le rôle de l’Union soviétique et de Gorbatchev.

J’y viens. Je l’avoue, j’ai été naïf. J’avais une grande confiance en Gorbatchev, une grande confiance dans la perestroïka comme tentative de renouvellement du socialisme. J’ai rencontré Gorbatchev, le 1er novembre 1989, à Moscou. Quatre heures d’entretien. Je lui ai dit : « Que comptez-vous faire de votre enfant ? » II me regarde étonné et me répond : « Votre enfant ? Qu’entendez-vous par là ? » J’ai poursuivi : « Que comptez-vous faire de la RDA ? » II m’a dit : « Egon, l’unification n’est pas à l’ordre du jour. » Et il a ajouté : « Tu dois te méfier de Kohl. » Au même moment, Gorbatchev envoyait plusieurs émissaires à Bonn. Gorbatchev a joué un double jeu. Il nous a poignardés dans le dos.

Egon Krenz, le « Gorbatchev allemand », disait-on à l’époque.

En 1989, je l’aurais accepté comme un compliment car l’interprétant comme reconnaissant mon action visant à améliorer, à moderniser, à démocratiser le socialisme. Pas à l’abattre. Aujourd’hui, si certains me collaient cette étiquette, j’aurais honte.

Vos relations avec Helmut Kohl ?

Le premier entretien date des obsèques de Konstantin Tchernenko (1), à Moscou. J’accompagnais Erich Honecker et Kohl avait demandé à nous rencontrer. Les Soviétiques étaient opposés à cette rencontre. Mais le rendez-vous était déjà pris à notre résidence. Nous avons vu arriver Kohl. Il s’est installé et nous a dit : « Enfin, une rencontre en famille ! » Nous avons longuement parlé, puis nous avons rédigé un court texte mettant l’accent sur le respect des frontières. Mon dernier contact a eu lieu le 11 novembre 1989. Kohl m’a téléphoné, a évoqué l’ouverture pacifique des frontières et m’a remercié.

Vingt après la fin de la RDA, le socialisme, selon vous, est-il mort ?

L’idée socialiste, les valeurs socialistes vivent et vivront. Je reste persuadé que l’avenir sera le socialisme ou la barbarie. Le système ancien est définitivement mort. Je considère que j’ai failli. À d’autres de construire le socialisme moderne et démocratique. Un nouveau socialisme.

(1) Chef d’État soviétique décédé en mars 1985.

José Fort pour L’Humanité

 

- Publié dans : histoires et histoire
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 5 novembre 2009

Quel contenu d'une politique alternative à la droite ? Quelle construction à gauche ?

 

Le jeudi 5 novembre 2009,

Marie-George BUFFET,

Députée à l'Assemblée nationale, secrétaire nationale du Parti Communiste Français sera à


Forbach pour une rencontre-débat

à 18h30 à la salle des fêtes 


   la Moselle est un des départements les plus durement touchés par la crise : A partir de ce constat, de la nécessité d'un rassemblement à gauche pour contrer la révolution conservatrice conduite par la droite et N. Sarkozy, quelle politique alternative à gauche pour répondre à l'urgence sociale ? Quelles propositions pour un développement économique et industriel ? Quel développement respectueux de l'environnement ? Quelle intervention des citoyens sur les choix opérés ?
Sur toutes ces questions Marie-George Buffet répondra au public et détaillera les propositions du parti communiste pour un projet crédible et rassembleur à gauche.

 

(photo PG 57 meeting du Zénith 8 mars 2009)

- Publié dans : à gauche, toutes !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009
- Publié dans : à gauche, toutes !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 28 octobre 2009

L’« identité nationale » contre la nation

Par Jean-Paul Piérot


Le monde paysan attendait du chef de l’État autre chose que ces phrases aux accents maurassiens, sur « les liens charnels avec la terre ». Quand le chef de l’État a déclaré hier de façon appuyée que « la terre fait partie de l’identité nationale », l’écho d’un autre discours semblait remonter d’un sombre passé : « La terre ne ment pas. » Une odieuse machination est à l’œuvre, mise en scène par le ministre des basses œuvres. Éric Besson, ce transfuge du PS prêt à tout pour témoigner à son nouveau maître son zèle de néoconverti, est chargé de lancer un « débat » sur « l’identité nationale ». Serait-ce donc le sujet le plus grave, la préoccupation la plus prégnante des Français ? Le chômage qui n’en finit pas d’étendre ses ravages, bagatelle ! La protection sociale plombée par les hausses du forfait hospitalier, les médicaments déremboursés, billevesées ! L’école mise à mal par les 16 000 suppressions d’enseignants, broutille !
L’insolente richesse des tenants du bouclier fiscal voisinant avec la pauvreté de salariés déclassés et précarisés, le mal de vivre qui conduit au suicide chez France Télécom ou chez PSA, foutaises… Le soir en famille, le samedi entre amis, les Français n’auraient qu’un seul sujet en tête : « l’identité ». Quelques jours après que furent renvoyés vers une possible mort trois Afghans qui voulaient échapper à la violence des talibans, après qu’une lycéenne a été raflée, cartable sur le dos et expédiée à Brazzaville, on nous annonce des causeries et un colloque, rien que cela ! Et peut-être pourrait-on suggérer à M. Besson d’organiser une exposition où l’on expliquerait comment distinguer un individu porteur de l’identité française et celui qu’on doit dénoncer pour le prochain charter. La France a connu de sombres périodes, au cours desquelles ce qui paraît inimaginable peut devenir abjecte réalité.

 

À une vision ouverte et progressiste, Nicolas Sarkozy oppose une conception étroite et conservatrice, inégalitaire, avec ses fantasmes d’ancienne puissance coloniale.

 L’« identité nationale » contre la nation.

Les causes de cette nouvelle initiative sont facilement identifiables. En agitant le spectre d’une « identité nationale menacée », le gouvernement espère détourner l’attention des résultats de sa politique, qu’une majorité juge négatifs. Et faisant d’une pierre deux mauvais coups, il drague à nouveau dans la boue du Front national. Marine Le Pen avait lancé une campagne nauséabonde à partir d’un livre de Frédéric Mitterrand.
Sarkozy reprend l’offensive sur le thème bien connu des immigrés qui poseraient problème à l’identité de la France. Car comment interpréter autrement le choix de grouper dans le même ministère l’immigration et « l’identité nationale » ? Cette notion « d’identité nationale » va à l’encontre de la nation forgée par la Révolution française. À cette vision ouverte et progressiste, « l’identité nationale » de Nicolas Sarkozy oppose une conception étroite et conservatrice, inégalitaire, avec ses fantasmes d’ancienne puissance coloniale, vision du monde selon laquelle l’étranger, le jeune, l’ouvrier constituent potentiellement une classe dangereuse. Décidément, rien, aucun scrupule de moralité politique ne retient l’imagination débordante des stratèges de l’Élysée, au risque de réveiller les démons de la haine. Au nom des mêmes ressorts de pensée d’une France agressée de l’intérieur, on a connu l’affaire Dreyfus à la fin du XIXe siècle, et pire encore au XXe.
Refuser d’entrer dans ce « débat » miné, faire prévaloir la lutte des classes sur l’impasse de la haine des « races ». Telle doit être la meilleure réplique au piège de M. Besson.

- Publié dans : des nouvelles de la droite
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Recherche

Derniers Commentaires

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés