Un élu de Die Linke s’adresse à José Socrates.
Les nouvelles qui me parviennent sur le développement de la situation financière de votre pays me créent beaucoup de soucis. Les exigences de l'Union européenne ainsi que les mesures drastiques imposées par le Fonds Monétaire International génèrent des dégradations considérables jusque dans le domaine sociopolitique, et menacent d'entrainer le pays plus profondément dans la crise.
La situation actuelle de la Grèce doit servir d'avertissement au Portugal. Ceci reste valable, tant que les exigences de l'Union européenne, du Fonds Monétaire International et de la banque centrale européenne seront mises en application. En considération des efforts qui doivent être demandés au peuple portugais, ces sacrifices seront vains.
C'est pour cela que je vous prie, ainsi que toutes les femmes et hommes politiques responsables de refuser la mise en application de la politique d'austérité ! Elle nuit non seulement au développement économique du Portugal mais est une menace pour la démocratie et les droits souverains du peuple portugais.
Exigez l'aide économique de l'Union européenne pour l'économie portugaise. L’Allemagne a pu ainsi renouer avec un développement économique positif après la deuxième guerre mondiale, pas par l'austérité, mais par les aides massives de reconstruction du plan Marshall.
Les aides en Europe doivent être financées plus solidement à l'avenir et ne doivent plus impacter la population qui n'est pas responsable de la situation. C'est pour cela qu'en Allemagne mon parti Die Linke s'engage pour qu'en priorité les riches et les nantis soient mis à contribution pour supporter les coûts des crises financières et de l'endettement qui en résulte. Ma conviction est que ce petit cercle d'individus devrait être mis à contribution beaucoup plus fortement dans tout l'espace européen.
La rigueur qui est imposée aux populations fait courir le danger d'une adhésion massive aux partis et mouvements nationalistes populistes de droite en Europe du Nord et centrale ce qui le cas échéant augure d'un avenir sombre et amer pour l'Europe.
Très honoré Monsieur le Premier Ministre Socrates,
Pour endiguer ce développement funeste, le Portugal ne doit plus être dirigé plus loin dans l'isolement. Le premier pas doit être le refus de la mise en œuvre d'une politique d'austérité.
Michael Schlecht