De quelle campagne on parle? La campagne électorale, celle de l'an passé, pardi... À lire en avant-goût de tout ce qu'on va encore nous raconter comme balivernes et niaiseries, pour nous faire oublier que le vent de la Liberté soufflait sur nos têtes et entre nos oreilles, cette année-là. Alors, même si eux, ça les arrange de vouloir tout filer aux oubliettes, nous résisterons et nous alignerons les exemples, les discours, les slogans, les affiches. Ici, nous avons bien conscience de ce que ce verbe "résister" a de dérisoire et d'usurpé dans ce contexte, mais y a-t-il de petites résitances? Comme nous n'avons pas la réponse, nous continuons donc la série commencée dans ces pages l'été dernier, avec "les Murs ont la parole".
Nicolas Sarkozy, discours du 29 avril 2007
Regardez comment l’héritage de mai 68 affaiblit l’autorité de l’État ! Regardez comment les héritiers de ceux qui en mai 68 criaient « CRS=SS » prennent systématiquement le parti des voyous, des casseurs et des fraudeurs contre la police. […] Écoutez-les, les héritiers de mai 68 qui cultivent la repentance, qui font l’apologie du communautarisme, qui dénigrent l’identité nationale, qui attisent la haine de la famille, de la société, de l’État, de la nation, de la République. […] Il s’agit de savoir si l’héritage de mai 68 doit être perpétué ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes.
Ségolène Royal, discours du 1er mai 2007
Moi, je ne souhaite pas que la France parvienne à cet état de blocage […] comme en mai 68, des révoltes, des revendications, des grèves qui ont tout bloqué. […] Je veux au contraire qu’en anticipant, en créant tous ensemble du dialogue, de la démocratie, du débat, des compromis sociaux, des convergences intelligentes, la France puisse avancer sans perdre son temps, sans être bloquée, sans dresser les Français les uns contre les autres, en un mot sans violence. Et voilà ce modèle que je vous propose : une France sans violence qui prend à bras le corps toutes ces énergies pour aller de l’avant dans la paix civile !