Joël Allain, notre camarade de la vallée de
LE 22 OCTOBRE 2007, GUY MÔQUET EST INVITE DANS LES LYCEES ET LES COLLÈGES D’ALSACE
Par Jean-Baptiste Metz *
Pour
* Secrétaire Départemental, Membre du Conseil National.
Aux Lycéens et Collégiens d’Alsace,
Vous qui avez entre 11 et 18 ans aujourd’hui, vous allez entendre le 22 octobre prochain dans vos lycées et collèges les mots d’un jeune résistant communiste, Guy Môquet, fusillé à 17 ans par les nazis le 22 octobre 1941.
Sa dernière lettre, écrite avant son exécution à ses parents, à son frère et à ses camarades, sera lue par ordre du Président de
Il est indispensable de garder vivante la mémoire du courage et de l’engagement d’un jeune militant qui meurt pour ses idées.
Il se battait pour la liberté, la démocratie, et une République de droit.
Alors quel lien peut-il y avoir entre Nicolas Sarkozy représentant d’une droite - mariée, rappelons le, à plus de 20% avec l’extrême droite - et Guy Môquet ?
Aurait-il oublié que Guy Môquet est arrêté par des policiers français, enfermé par des juges français, gardé par des gendarmes français, c’est un sous-préfet français qui participe à sa désignation comme otage choisi pour être fusillé en représailles.
Tous aux ordres du gouvernement de Vichy.
Aurait-il oublié qu’en 2003, il s’est prononcé pour la guerre en Irak ?
Comment peut-il prétendre aujourd’hui « qu’il est essentiel que les enfants mesurent l’horreur de la guerre et à quelles extrémités barbares elle peut conduire » ?
Aurait-il oublié que Guy Môquet se battait pour ce qui allait aboutir au Conseil National de
Que cherche t-il en imposant cette lecture :
- à reconnaître ainsi et valoriser le rôle des communistes dans
- à reconnaître l’implication individuelle de ces militants - de fait résistants puisque le Parti Communiste était interdit ?
Ne nous laissons pas tromper.
Dans les faits, le Président Sarkozy organise un véritable brouillage des valeurs alors que dans le même temps il met en place la mise en concurrence des établissements scolaires prélude à la privatisation du Service Public de l’enseignement.
En cherchant à instrumentaliser l’Histoire, il ouvre la voie à un enseignement « d’une Histoire officielle ». C’est contraire aux valeurs de
En extrayant de son contexte les mots d’un fils à sa mère, en privilégiant l’émotion, la lettre de Guy Môquet peut conduire à susciter les pires sursauts nationalistes. Un comble dans notre région où
Jeunes lycéennes et jeunes lycéens d’aujourd’hui, vous avez, en héritiers de Guy Môquet, le devoir d’indignation.
Entendez bien ses mots écrits sur les murs de sa cellule « Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir »
C’est à vous qu’il s’adresse.
Être dignes c’est refuser l’inacceptable, l’injustice, la xénophobie.
C’est exercer son sens critique et décrypter le contexte pour tirer la vraie leçon de ces années noires qui enseignent que désobéir est un devoir.
C’est ne pas laisser les symboles de la gauche, et de la gauche communiste, pillés par un homme pour son profit personnel
Il n’est pas vain de s’engager dans l’action pour le progrès social et l’émancipation humaine.
Ensemble faisons en sorte que les 27 fusillés de Châteaubriant,
ceux de
les 23 du groupe Manouchian de l’Affiche Rouge,
ceux du groupe Wodli, et tous les autres,
ne soient pas de nouveau assassinés par une idéologie qui réduit l’Histoire à un simple fait divers.
Pour
Jean-Baptiste Metz, Secrétaire Départemental, Membre du Conseil National.