Sentiment et morale : et si l'on s'occupait vraiment de la protection de l'enfance?
par Le Secrétariat national de l'UFAL
Nos amis de Respublica viennent d'exprimer si parfaitement ce qu'on doit penser, après avoir remisé au placard les effets de manche, de la succession d'affaires récentes relevant des « mœurs » que je ne peux que les citer en ouverture : « Pendant qu’on fait étalage de bons sentiments, qu’on en appelle à la conscience morale, qu’on somme les coupables d’expier, le gouvernement continue de s’occuper de nous. Pendant que l’on disserte sur la pédophilie, le viol et la méritocratie, le gouvernement poursuit sa politique néolibérale » (voir ici article intitulé « enfumage » en date du 19 octobre dernier)
En effet, on voit d'un côté les « élites » de droite et de gauche soutenir de façon inconditionnelle Polanski et
Mitterrand, et de l'autre le moindre délit d'un « caïra » de banlieue l'emmener directement en prison ! Est-ce que droguer une jeune fille de 13 ans pour avoir des rapports sexuels
avec elle est permis à ceux qui ont de l'argent, capables d'indemniser leur victime pour qu'elle retire sa plainte ? Est-ce que le tourisme sexuel « tarifé » est autorisé pour les
« élites de la culture » qui le recyclent en littérature et interdit aux larges masses populaires !
Du coup, que se disent les gens « ordinaires »? Que tu sois riche et puissant ou pauvre et misérable, la justice et les médias fonctionneront à deux vitesses ! Voilà ce
qu'obtiennent les soutiens inconditionnels de Polanski et Mitterrand…
À l'occasion de ces deux « affaires », disons qu'il faut d'abord respecter la compétence des juridictions étrangères d'une part, la présomption d'innocence de l'autre.
Opposée à toute notion d'« ordre moral » à connotation religieuse, luttant pour l'accès effectif à la contraception des adolescents, l'UFAL ne saurait être soupçonnée en l'occurrence de
pudibonderie. Mais la défense des enfants et des jeunes impose qu'on leur reconnaisse des droits propres, et donc interdit l'amalgame entre pédophilie et prostitution hétérosexuelle ou
homosexuelle (qui concerne des adultes consentants à priori).
La prise en compte de la misère sexuelle et de l'exploitation de la misère sociale sont d'autres débats. Le fait qu'il existe des différences de traitement du « travail sexuel » entre
pays occidentaux et pays en développement ne doit pas plus qu'en matière de droit du travail « courant », nous laisser accepter le dumping sexuel.
D'ailleurs, si notre pays veut se faire entendre de façon crédible en matière internationale, rappelons qu'il existe une Convention Internationale des Droits de l'enfant (CIDE, New York 1989),
que la France a signée et ratifiée mais qu'elle respecte de façon imparfaite : le dernier rapport du Comité des droits de l'enfant des Nations Unies (22 juin 2009) rappelle les
préoccupations essentielles qui subsistent dans notre pays : en matière de droit à la santé, éducation, maltraitance, handicap et droit des étrangers. Et demande notamment à la France de
donner plus de pouvoirs au Défenseur des Enfants, alors que ce poste vient d'être purement et simplement supprimé sans préavis... On voit comment la France se préoccupe des droits des enfants sur
son territoire et comment elle respecte le droit international !
" LE SOCIALISME PROCLAME QUE LA REPUBLIQUE POLITIQUE
7 septembre
1930 : Première Fête de l’Humanité au parc Sacco et Vanzetti à Bezons Interrompue pendant les années de l’Occupation, la tradition de la Fête de l’Humanité reprend ses droits après la
Libération.
Le professeur Marc
Gentilini, spécialiste des maladies infectieuses, est membre de l’Académie de médecine et l’ancien président de la Croix-Rouge.
Décidément, Nicolas Sarkozy est plus à l’aise dans le costume du commis voyageur planétaire que dans le bleu de
chauffe du négociateur social. On le signalait mardi matin à Bagdad alors que l’actualité l’aurait plutôt appelé à Pointe-à-Pitre. Ce contre-pied s’explique aisément. Car, paradoxalement, le
risque est bien moindre dans la capitale irakienne, au milieu de l’armée américaine au « grand complet », que dans le chef-lieu de la Guadeloupe, où gronde la colère populaire. Surtout
à une époque où les préfets ne sont plus très sûrs. Des Antilles, nous parviennent ces jours-ci des images insolites. C’est tout un peuple qui exprime son ras-le-bol en allant jusqu’à
braver l’un des interdits les plus sacrés de notre système : la propriété. À commencer par celle des grandes surfaces sur leur camelote. Dans une joyeuse pagaille, des femmes qui n’ont
pas les apparences de dangereuses révolutionnaires poussent des caddies pleins hors des magasins, bousculant au passage des vigiles débordés et des caissières contrites. Oh, certes, ce ne sont
pas les émeutes de la faim de l’été dernier à Haïti ou en Égypte. Nous ne sommes pas ici dans la survie, mais dans une immense lassitude où se mêlent sentiments d’injustice et incrédulité.
« Ce qui est pris est pris », semblaient dire ces femmes, « et c’est déjà ça qu’Yves Jégo ne nous reprendra pas ». D’autant plus que le secrétaire d’État à
l’Outre-Mer venait, inexplicablement, de quitter l’île pour aller consulter le Premier ministre à Paris, comme si le téléphone et Internet n’existaient pas. Quelques heures auparavant, le
sous-ministre avait quitté la table des négociations après avoir refusé au LKP, le Collectif contre l’exploitation, l’augmentation de deux cents euros que celui-ci demande pour les bas salaires.
Que nous réserve la suite ? Yves Jégo, dont nul n’avait jamais autant scruté les faits et gestes, va-t-il revenir aux Antilles avec mission de lâcher du leste ? Ou bien, qui sait, avec
des velléités de reprise en main ?
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