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école

Samedi 28 novembre 2009 6 28 11 2009 00:00

 

 Incohérences 

 

On peut bien vous l'avouer maintenant. Nous sommes en mesure de communiquer une nouvelle incroyable : Luc Chatel a un frère jumeau.

 

Cette information nous l'avons dégagée petit à petit de la lecture des communiqués et des instructions ministériels jusqu'à ce que l'évidence nous saute aux yeux. Oui, c'est confirmé : Luc Chatel a un jumeau qui vient régulièrement brouiller ce qu'il décide.

 

Des preuves ? Rien de plus facile. Dr Chatel construit une réforme du lycée qui est marquée par des heures d'accompagnement et même de tutorat. Mister Chatel repasse derrière et programme une formation des enseignants strictement universitaire et disciplinaire, comme si accompagner un élève c'était juste une promenade au musée.

 

Dr Chatel veut augmenter le taux d'accès au bac et dans le supérieur. Mister Chatel n'en a cure : il s'arrange pour fabriquer des profs qui ne sauront se faire comprendre que de l'élite.

 

À grand coup de " bourses au mérite " et de " Réseau réussite ", Dr Chatel s'obstine à promouvoir la promotion scolaire des jeunes défavorisés, ça fait bien rire Mister Chatel qui élimine ces jeunes des concours d'enseignement en augmentant la durée des études avec la " masterisation ".

 

Dr Chatel parle d'apprentissage de l'autonomie, de droits lycéens, d'apprentissage démocratique. Mister Chatel offre aux proviseurs une paire de rangers et un stage de " sécurisation ".

 

Qui préviendra Dr Chatel que Mister Chatel tire plus vite que son ombre ?

 

François Jarraud

 

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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 10 2009 00:00

Il y a encore un bon peu de mois, j’appartenais à ce que d’aucuns nomment l’Éducation nationale, et que j’appelais simplement l’école. Dans mon cas, c’était un collège, mais je n’ai jamais réussi à dire autre chose que « je vais à l’école. » Une école, donc, à la campagne, pour des gamins comme partout, des grands, des petits, des qui connaissaient plein de trucs et d’autres qui n’avaient que la télé pour s’ouvrir au monde. C’était il y a si longtemps, c’était il y a un an à peine. Une belle partie de ma famille s’y trouve encore, à l’école. Et qui me racontait l’autre jour que tous leurs projets avaient été refusés par leur administration. De beaux projets, pourtant. Emmener les quatrièmes visiter les volcans en Sicile, avec un détour par Rome, et aussi Florence. Partir une journée à Strasbourg, histoire de voir du gothique grandeur nature et le Planétarium dans la foulée. Filer à Nancy applaudir le Ballet National, ou à Metz pour l’Orchestre de Lorraine, ou encore à Verdun, pour comprendre ce que le mot Paix veut dire. Tout ça, on oublie. Paraît que des textes seraient tombés. De tout là-haut. Il est désormais (je cite, tout de même, car ça ne s’invente pas)  « …indispensable de lutter contre les habitudes de grignotage du temps installées avec les sorties scolaires et les interventions extérieures, qui déconcentrent les élèves et font perdre beaucoup de temps sur les apprentissages, en prenant les mesures de restrictions des empiètements tolérés ou même favorisés, en limitant les agréments et autorisations. » Voilà voilà ! Ils se sont tout de même mis à deux, deux inspecteurs généraux, rien que ça, pour produire ce tissu d’ineptie. Des inspecteurs généraux, qui au 21ème siècle, pensent encore qu’une sortie scolaire est seulement une perte de temps. On a juste envie de leur demander depuis combien de temps ils ne sont pas entrés dans une vraie classe, avec des gamins en chair et en jeans. On a honte pour eux, non ? Je me propulse dans la machine à remonter le temps et j’atterris à Paris, avec mes 3èmes, au Louvre, au Musée de l’Homme, au Luxembourg, au Palais de la Découverte ce merveilleux espace de connaissance à l’ancienne, et aussi au Mur des Fédérés, tiens, pendant qu’on y était. Les rencontres extraordinaires, les balades en chansons « Aux Champs-Élysées », la vie en commun pendant une semaine, le métro, le bus, et Versailles. Du temps perdu ? Voir les profs au petit déjeuner, et même en pyjama à fleurs, ça ne permet pas de redéfinir la notion de hiérarchie, non ? Me revient une aventure, plutôt marrante. C’était à la Galerie de l’Évolution. Au moment de repartir, il m’en manquait deux. On les a cherchés partout. Ils étaient là, fascinés dans l’expo des espèces disparues. L’un d’eux est vétérinaire aujourd’hui. L’autre ingénieur en je ne sais pas bien quoi. Mais quand on se voit, ils ne loupent jamais de me rappeler cette affaire-là. Où ils ont « appris autrement ». Comme si je risquais de l’oublier. Comme si je ne savais pas que c’est en variant les plaisirs qu’on donne envie d’en savoir plus. Comme s’il m’était étranger que c’est en regardant le vaste monde, en vrai, qu’on devient un être humain. Comme si j’avais déjà oublié tout ce que Freinet disait des frontières écroulées entre les matières. Parce que même si on enseigne les Sciences, on peut avoir envie de montrer la maison de Victor Hugo et la Colonne de Juillet à des petits lorrains en vadrouille. À condition qu’aucun inspecteur général ne vienne s’en mêler. Que l’école soit un sanctuaire, je n’en ai jamais douté. Qu’il faille la refermer sur elle-même en ne laissant filtrer que si peu de lumière, c’est une autre histoire. Et si ces deux messieurs n’ont jamais vu 28 gamins de Sarralbe en goguette au pied de la Tour Eiffel un soir de printemps, je veux bien les y accompagner. Je crois bien n’avoir pas encore complètement perdu la main. De même que je me crois encore capable de travailler tout un trimestre autour du thème de la haie vive, juste pour gagner un concours présidé par Jean-Marie Pelt. Alors, bien sûr, si après ça, on vient nous parler de concentration, c’est une autre histoire. Mais je peux vous garantir que ces jours-là, en effet, il y avait bien peu d’absents, dans les rangs de ces sixièmes-là. Mais puisque tous ces merveilleux moments d’apprentissage sont à présent à classer au rayon des « habitudes de grignotage de temps scolaire », il va bien falloir trouver autre chose pour les passionner, les chers petits. Je ne sais pas moi, une cagnotte, peut-être ?

brigitte blang

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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 09 2009 00:00

Le Parti de Gauche dénonce la «  loi Carle », nouveau coup porté à l’École de la République

 

Le projet de loi Carle modifiant l'article 89 de la loi relative aux libertés et responsabilités locales du 13 août 2004 a été adopté lundi 28 septembre par l'Assemblée nationale. Cet article, qui rend obligatoire la participation des communes de résidence aux frais de scolarisation des élèves fréquentant, hors de leur territoire, des écoles privées, sera source de nouvelles injustices et inégalités.

 

Le Parti de Gauche, soucieux de l'égalité républicaine entre les individus et les territoires, avait invité les parlementaires à repousser cette proposition de loi qui remet en cause le principe constitutionnel faisant de l'organisation de l'enseignement public un « devoir de l'État ». Le Parti de Gauche dénonce le fait que les parlementaires de droite soient restés insensibles au risque de glissement vers un financement individuel, étape vers un « chèque éducation » versé à chaque famille nonobstant l'intérêt général.

 

Cette mesure législative menace la pérennité de l'école publique de proximité (mise en concurrence des établissements, effets de la déstabilisation de la carte scolaire, généralisation du principe d'autonomie des établissements), et entraînera l'alourdissement des dépenses pour les communes défavorisées, celles qui voient les familles inscrire leurs enfants dans les écoles des communes plus privilégiées : selon la formule consacrée par la campagne contre la loi Carle, « Nanterre paiera pour Neuilly ».

 

Cette mesure aggravera les conséquences de la politique de restriction budgétaire dans l'enseignement public qui voit en cette rentrée 13 500 postes supprimés. Elle doit être également rapprochée des remises en cause de la laïcité (discours du Latran et de Ryad du président de la République) sachant que 95% de l'enseignement privé est à caractère confessionnel.

 

Le Parti de Gauche dénonce l'adoption d'une mesure injuste qui met un peu plus à mal l'École de la République et l'autonomie financière des collectivités locales. Cette disposition contribue à dessiner une vision de l'École fondée sur une conception libérale, marchande, consumériste, individualiste, « confessionnalisée » et ségrégative, qui doit être combattue avec force et conviction. Une vision à l'exact opposé de celle que militants et élus du Parti de Gauche défendent chaque jour sur le terrain.

 

François COCQ, Secrétaire National à l’Education du Parti de Gauche.

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Dimanche 28 juin 2009 7 28 06 2009 00:00

lu  dans l'huma

La crise, façon sujet du bac Sciences et technologies de la gestion (STG). Soit une employée, en qualité de commerciale dans l’entreprise Sectora. Elle prospecte les grandes surfaces pour tenter de leur vendre des postes de caisses ergonomiques… Mais, la conjoncture morose aidant, elle ne parvient pas à remplir ses objectifs de vente. Après plusieurs formations prescrites par son employeur, la vendeuse n’améliore pas ses performances. Sujet distribué aux candidats de la série STG, épreuve économie-droit, cette année : la salariée reçoit « la lettre jointe en annexe (une convocation pour un entretien préalable au licenciement — NDLR) et conteste la décision prise à son encontre. Elle menace de porter l’affaire devant le tribunal. Le directeur de Sectora vous demande conseil »…

Parmi les conseils attendus du candidat : « Formulez le raisonnement juridique que devra conduire l’employeur si l’affaire devait être portée devant le tribunal  », « montrez en quoi la procédure de licenciement permet de garantir les droits des salariés  » (sic). Le MEDEF n’aurait pas trouvé mieux comme thème de colloque pour faire plancher les patrons… Sur un plan méthodologique, pourtant, le sujet est conforme aux enseignements des STG. « Ce sujet ne me choque pas, il est complètement dans le cadre des programmes, estime Catherine, une professeure d’éco-gestion en lycée professionnel. Et je vous rassure, en classe, on ne traite pas que des licenciements ! Nous leur apprenons aussi à savoir lire une convention collective ou encore à décortiquer les règles en matière de droit du travail… »

Autre son de cloche à l’Union nationale lycéenne (UNL), jointe par l’Humanité, choquée à la lecture du sujet, indicateur d’une « dérive » dans les apprentissages, selon le syndicat lycéen. « Le sujet n’est vraiment pas approprié dans le contexte de crise qui frappe en particulier les jeunes, on le croirait écrit par Laurence Parisot  », réagit Antoine Evennou, secrétaire général. « Désormais, les apprentissages ne visent plus à apprendre à l’élève comment remplir ses droits et devoirs en tant que futur salarié, mais à justifier les licenciements  ». Pour le responsable syndical, « on attend de la formation en STG qu’elle permette l’accès aux connaissances qui favorisent l’insertion professionnelle des jeunes, et non qu’elle vise à justifier leur exclusion ».

Au SNES, syndicat enseignant majoritaire dans le second degré, la surprise est aussi de mise. « C’est extrêmement bizarre, commente un responsable. Bien sûr, l’élève sera jugé avant tout sur sa capacité analytique pour solutionner un problème, mais on aurait pu envisager de le faire travailler sur d’autres thématiques tout autant d’actualité, par exemple : comment maintenir le poste d’un salarié handicapé dans une entreprise ? La problématique inverse (celle de la sauvegarde de l’emploi en temps de crise – NDLR) aurait été tout-à-fait pertinente et adaptée  »…

Sébastien Crépel

 

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Mercredi 11 mars 2009 3 11 03 2009 00:01

Urgence petite enfance ! Urgence école publique ! Les jardins d’éveil arrivent !


(de Respublica, le journal de la Gauche Républicaine)

Les enfants de 2 ans, ne seront plus accueillis en maternelle, on sait que ce n’est pas un problème de «  couches  » pour évoquer le mensonge darcosien, car les petits ne sont admis en maternelle que lorsqu’ils sont «  propres  ». L’objectif réel correspond aux engagements personnels du ministre en matière… religieuse.

À la rentrée, comme par hasard et grâce à une orchestration partisane de cette «  réforme  », s’ouvrent dans les écoles catholiques de France des jardins d’éveil appelés provisoirement classes relais pour les 2 ans. Ils seront financés par les Caisses d’Allocations Familiales, par les familles (on annonce 10 euros par mois), par les Mairies nombreuses qui maintiennent le financement facultatif des Agents spécialisés des écoles maternelles du privé. Les écoles publiques n’ouvriront pas ces classes à la rentrée. Il y a là une discrimination visant à contraindre les parents à inscrire leurs enfants dans les écoles confessionnelles actuellement en perte de vitesse. Une nasse de rabattage.

Les écoles privées font déjà de la publicité pour ces classes préscolaires mettant en avant des moments d’éducation élargis pour profiter du contact avec les enseignants des classes maternelles, dans le cadre du projet d’établissement. Pas une nouveauté : c’est ce qui existe aujourd’hui dans le public et le privé. L’idée est que les enfants restent ensuite dans l’école confessionnelle, ce qui permettra de supprimer dans la foulée des classes maternelles dans le public.

Nous devons donc nous tourner vers les communes pour riposter à la mise en place des jardins d’éveil dans tout le réseau des écoles catholiques : en en créant dans le public. Il faudra une ATSEM par groupe de 12 enfants de 2ans. Cela coûtera moins à la commune que ce que coûtaient ces enfants lorsqu’ils étaient admis à la maternelle. En effet, actuellement les Caisses d’Allocations familiales participent à 55 % à ce type d’accueil, et les classes que le privé appelle relais avant qu’elles deviennent des jardins d’éveil, devraient entrer dans le subventionnement pour la rentrée : c’est sur les rails. Les CAF subventionneront en principe la part de chauffage, d’eau, d’électricité, le nettoyage, le matériel pédagogique et administratif, les personnels affectés à cet accueil et même la construction de locaux. Il ne serait ainsi pas onéreux du tout pour les Mairies d’assurer gratuitement cet accueil.
Devant leur carence, en attendant, le privé s’installe. Même la loi de séparation de l’église et de l’état qui interdisait les investissements sur fonds publics peut ici être tournée par l’utilisation des fonds publics sociaux des Caisses d’Allocation Familiales de notre Sécurité sociale.
Les propositions Tabarot (disponibles sur Internet), faites sur une commande du président de la République, prévoient un démarrage en septembre 2009. Un droit de garde opposable est en commande pour 2012 pour les 2 ou 3 ans, les familles pourront alors exiger les moyens de garde de leur Maire, qui risque de ne disposer que des réseaux privés pour y rabattre ses administrés. Il est clair qu’à terme, quand les CAF ne pourront plus payer, suite à des suppressions de cotisations sociales sur le travail, - les Mairies devront financer.
Il est prévu après 2012 d’étendre progressivement cet accueil aux plus petits, d’aller vers des solutions « crèche ». Tout cela risque fort d’exister plus dans des structures privées que dans des structures publiques.

Le piège est facile à déjouer : Nous avons tous un Maire, des Conseillers, de proximité. C’est sur ce terrain que nous pouvons provoquer un sursaut. N’oublions pas que le rapport Tabarot prône la mise en place de cet accueil dans les écoles maternelles. Mais il faut faire vite, la concurrence s’est préparée et a démarré.

Claude Barratier

 

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Jeudi 19 février 2009 4 19 02 2009 00:00

Dans la région de Pau (64), un car scolaire transportant des collégiens a été arrêté par la gendarmerie avec des chiens policiers afin de fouiller les cartables des enfants. Cet événement n’est pas sans rappeler l’épisode de Marciac le 19 novembre dernier.

Sous couvert « d’opération préventive » - sans que nous en sachions davantage -, c’est un véritable traumatisme qui a été infligé aux enfants. La Direction Générale de la Gendarmerie Nationale a beau affirmer, non sans cynisme, que les gendarmes se sont comportés « en bons pères de familles », ce qui vient de se produire une nouvelle fois n’est pas acceptable.

Et que les ministres ne nous rejouent pas la même partition qu’en novembre dernier : ici Luc Chatel feignant l’indignation, là Michèle Alliot-Marie demandant une enquête interne. S’il y a récidive, c’est qu’il y a des consignes !

L’actualité est marquée quotidiennement par des attaques contre les libertés. Un climat délétère s’installe peu à peu. Le PCF alerte l’opinion publique et appelle à la vigilance.

Olivier Dartigolles

Porte-parole du PCF

Paris, le 11 février 2009

 

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Jeudi 12 février 2009 4 12 02 2009 00:01

Objet : info de la FCPE, à diffuser largement autour de vous, si vous contestez vous aussi.


Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d’offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l’étranger. Un cadeau sympa, non ?
Sauf qu’il va surtout profiter aux plus aisés, et que l’addition, pour l’État, s’annonce carabinée.
Ces écoles, très cotées étaient jusqu’à présent payantes. Certains lycées sont des établissements publics, d’autres, privés sous contrat. En tout 160 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d’Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets: 5 500 euros l’année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros -le record- à San Francisco. Au diable l’avarice! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place. A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an (pas vraiment le SMIC) pour décrocher 4 500 euros d’aide. Environ un quart des élèves français bénéficient d’une bourse.
Mais pour le gouvernement, ce n’était pas assez !
Depuis l’an dernier et à la demande express de l’Elysée, l’Etat prend en charge l’intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale… quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourses. À la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l’an prochain, et ainsi de suite: « J’aurais pu commencer la gratuité par la maternelle », a expliqué Sarkozy, le 20 juin dernier, devant la communauté française d’Athènes…. « Mais j’ai préféré démarrer par l’année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français… »  Encore merci !  Mais générosité pour qui ?
À Londres, l’une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d’euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d’un million. Jusqu’alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d’attirer leurs cadres vers l’étranger. Ces boites, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier : pourquoi payer les frais de leurs expatriés si l’Etat régale ? Un coût qui fait boum. Au Quai d’Orsay, l’Agence française de l’enseignement à l’étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s’est bien gardé d’en publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les palmes du « Canard ». D’ici dix ans, appliquée du lycée jusqu’au CP (sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l’Etat la bagatelle de 713 millions d’euros par an ! Intenable ! La vraie priorité, c’est l’ouverture de nouveaux établissements, pas la gratuité. Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s’est-il lancé là-dedans ? Peut-être parce qu’il se sent personnellement concerné par la question : après avoir été annoncé à New York puis à Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée français de Doha… Et il va falloir payer ! Auditionné par le Sénat à la fin juin, Bernard Kouchner n’a pas nié ces menus « inconvénients ». Son cabinet songe d’ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité partielle… mais toujours sans conditions de revenus. Sauf que, pour le moment, Sarko n’en veut pas. « Je tiens beaucoup à la gratuité », s’entête-t-il à chaque déclaration à l’étranger. Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité !
Et ben voyons ! Certaines décisions semblent aller de soi alors qu’en France les mêmes se demandent si l’école maternelle gratuite (qui troue le budget de l’Etat) est vraiment indispensable aux 3 ans …

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Mercredi 11 février 2009 3 11 02 2009 01:23

« Le service public, c’est la République; la privatisation, c’est sa destruction ».


Les luttes de l'enseignement supérieur sont celles de l'éducation toute entière.

C'est du jamais vu ! Après avoir réussi le pari de mettre deux millions et demi de personnes dans la rue le 29 janvier dernier, Sarkozy a également réussi à fédérer l'ensemble de la communauté universitaire (enseignants-chercheurs, enseignants, chercheurs, BIATOS, étudiants), contre ses réformes de casse du service public d'enseignement supérieur.

 

 Ne nous y trompons pas ! Il y a une grande cohérence entre les attaques portées aux statuts des enseignants-chercheurs et le processus de «masterisation» de la formation et du recrutement des enseignants des 1er et 2nd degré largement rejeté à raison par la communauté universitaire.

En instaurant, par la modification du décret de 1984, la « modulation de service » des Enseignants Chercheurs, l'enseignement deviendrait une variable d'ajustement budgétaire au détriment de la qualité de la formation des étudiants et de la recherche.

En démantelant le CNRS et les organismes de recherche, en supprimant encore un millier de postes en 2009, en dénaturant le travail des chercheurs, le gouvernement poursuit la mise en concurrence des individus, mais aussi celle des universités entre elles. Tout cela au bénéfice d'intérêts privés de court terme qui cherchent à générer du profit plutôt que de répondre à l'intérêt général.

En sapant les bases des concours pour devenir enseignant et en supprimant les IUFM, le gouvernement substitue à la qualification des futurs professeurs de simples compétences qui visent à les  précariser.  Si l'on ajoute à cela la réforme du lycée que Sarkozy entend mettre en place en 2010, on voit déjà se profiler, après celle des universités, l'autonomie des établissements du second degré et la fin d'une éducation nationale comme des diplômes nationaux.

S'il arrivait à ses fins, le bon élève Sarkozy recevrait sans nul doute pour cela les félicitations de ses collègues signataires du traité de Lisbonne qui veulent libéraliser et ouvrir à la concurrence l'éducation en commençant par l'enseignement supérieur !

Parce que ce n'est pas là une réforme de plus, parce qu'il n'est pas simplement question d'un décret d'application ou des modalités de passation d'un concours, parce qu'il en va de l'avenir de l'université mais aussi plus largement du devenir de notre système éducatif tout entier, le Parti de Gauche sera présent le 10 février aux côtés de la mobilisation des enseignants-chercheurs et des étudiants. Dès à présent, le Parti de Gauche s'engage, s'il arrive au pouvoir, à abroger toutes les réformes qui visent à démanteler l'Université, l'Enseignement et la Recherche publics, au premier rang desquelles la loi LRU, mère porteuse de nombre des contre-réformes actuelles. 

 François Cocq, secrétaire national du PG à l'éducation


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Mercredi 4 février 2009 3 04 02 2009 00:01

L’école aussi est un service public

Le 29 janvier a été une journée de forte mobilisation. Elle a été l’occasion de dénoncer la casse des services publics qui n’est qu’une application servile des directives européennes, et en particulier de l’Accord Général sur le Commerce des Services. Aux yeux des chantres du néolibéralisme, que sont, en effet, les services publics ? Un marché juteux injustement soustrait à la loi du profit. Des bénéfices potentiels qui échappent encore à leur insatiable avidité. Tout comme la poste et les hôpitaux, l’école publique fait les frais d’une «  politique  » qui mérite à peine ce nom tant elle est soumise aux seuls impératifs du Marché.

Les réformes mises en œuvre par le gouvernement opèrent à la manière d’un dispositif à double détente. Il s’agit d’abord de diminuer les coûts, de « faire des économies » : diminution des horaires d’enseignement dans le primaire, réductions drastiques du nombre de postes, liquidation des RASED, dégraissage des enseignements dans les lycées professionnels, remise en question de l’existence des maternelles par la création de jardins d’enfants privés, voilà autant de mesures visant au désengagement de l’Etat. Mais il s’agit également d’affaiblir l’école publique en lui retirant le peu de prestige dont elle jouissait encore afin de favoriser l’enseignement privé. Pour ce faire, le gouvernement s’emploie à vider le service public d’enseignement de son contenu, renvoyant les élèves dont les parents en ont les moyens vers des officines de cours complémentaires ou vers des établissements privés, lesquels sont, via les réductions d’impôts, indirectement financés… par l’Etat. Tel est le sens de la réforme des lycées, qui réduit les disciplines à un saupoudrage. Tel est le sens de la réforme des concours de recrutement des professeurs, qui diminue encore un peu plus la part disciplinaire.
De ce point de vue, Xavier Darcos s’inscrit dans la même logique que ses prédécesseurs. Pour faire croire à la « rupture », il a bien agité quelques chiffons rouges : le retour aux fondamentaux, la fin de « l’impressionnisme » en matière d’enseignement, l’importance des savoirs. Mais il n’a dupé personne. Loin de relever le niveau d’exigence et de réinstituer l’autorité du maître, les réformes mises en œuvre par Xavier Darcos grossiront la cohorte des mesures qui, depuis trente ans, rendent, de fait, impossible ce qui constitue pourtant la principale mission de l’école publique : instruire les élèves pour qu’ils puissent devenir des citoyens libres et éclairés. En ce sens, il n’y a pas eu « des » réformes mais bien « une » réforme qui, au fond,
est la même depuis au moins trente ans. Qu’elle soit mise en œuvre de façon brutale (par des économies drastiques) ou bien de façon douce (par la remise en question de l’importance du savoir et par la volonté d’adapter l’école à la société), la réforme a toujours la même visée : abaisser l’école républicaine.

 

Marie Perret Responsable du secteur Ecole de l'UFAL

 

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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 01 2009 00:00


Un enseignant retraité a eu la (mauvaise) surprise de recevoir ce courrier il y a peu, courrier émanant des services de l’Inspection Académique d’Angers.

 

L’inspectrice d’Académie (Angers)

 

à Monsieur Étienne Brémond

Les Ponts de Cé

 

Madame, Monsieur

J’ai l’honneur de solliciter votre concours pour la mise en œuvre du droit d’accueil dans certaines petites communes qui n’ont pu constituer la liste des personnes susceptibles d’être mobilisées pour assurer sous l’autorité des amires l’accueil des enfants lorsque cela s’avère nécessaire les jours de grève des enseignants.

Je vous serais reconnaissante de bien vouloir me faire savoir si vous êtes disponible pour assurer ce travail.

Les municipalités conviendront avec vous de l’organisation de l’accueil auquiel vous contribuerez et disposent de tous les documents administratifs nécessaires, si vous souhaitez vous engager dans ce cadre.

Votre réponse est souhaitée pour le 23 janvier…

Par avance je vous remercie de vos réponses et de votre aide.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l’expression de ma considération distinguée.

 

Françoise Fourneret

 

 

Réponse d’Étienne Brémond à madame l’Inspectrice

 

Madame l’Inspectrice d’Académie

 

Pour faire suite à votre courrier du 16 courant, j’ai l’honneur de vous informer que je ne me prêterai pas à cette atteinte déguisée du droit de grève.

Permettez-moi de vous faire part de mon indignation.

Ainsi pour le compte des municipalités, l’administration de l’Éducation Nationale sollicite-t-elle le concours de nouveaux retraités enseignants pour accueillir les enfants les jours de grève. De plus, selon Monsieur Sarkozy, ils seraient rémunérés par les retenues effectuées sur le salaire des collègues avec lesquels ils travaillaient queqlues mois plus tôt !

Quelle honte ! Quelle décadence ! Quel manque de respect !

Au citoyen que je suis, votre proposition, madame l’Inspectrice d’Académie, relève de l’insulte et n’appelle que le mépris.

Devant cette ignominie, il me reste la possibilité de grossir les rangs des manifestants et de faire passer le message suivant :

Debout les jeunes, vos ainés sont avec vous !

 

Madame l’Inspectrice d’Académie, j’ai l’honneur de ne point vous saluer.

(signature)

 

Eh bien voilà comment on répond aux injures lorsqu’on porte le beau nom de citoyen responsable !

Bravo Étienne !

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