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laïcité

Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 00:01

Octobre 2009 : après avoir dit non au Traité de Lisbonne en 2008, l’Irlande dit oui : les anti-IVG ont reçu l’assurance que l’IVG resterait illégale. (En 2004, Malte avait posé le même préalable pour adhérer à l’U.E.)
Toujours en octobre 2009, en Espagne, à l’appel de l’épiscopat, la droite défile en masse contre le projet de loi de Zapatero visant à dépénaliser l’IVG.
Le 7 novembre 2009, les démocrates américains cèdent sur le financement de l’IVG : l’interdiction d’utiliser des fonds publics est renforcée.
Rappelons que le 2 octobre dernier, Benoît XVI recevait à Castel Gandolfo, le nouvel ambassadeur des États Unis auprès du Vatican, Miguel Humberto Diaz, et soulignait que « l’Église aux États-Unis contribue à ce discernement en particulier à travers la formation des consciences et son apostolat éducatif, par lesquels elle rend une contribution significative et positive à la vie civile et au débat public américain », ajoutant : « Je pense surtout à la nécessité d’un discernement clair sur les questions qui touchent la protection de la dignité humaine et le respect inaliénable du droit à la vie, du moment de la conception à la mort naturelle, et la protection du droit à l’objection de conscience de la part des médecins et, de fait, de tous les citoyens ».
Benoît XVI avait également reçu au Vatican le président Obama, en juillet dernier, et le thème de la « défense de la vie » avait été au centre de leur rencontre.
La messe était dite.

En France, 35 ans après la loi Veil, des menaces pèsent sur l’IVG : l’État se désengage peu à peu — il est vrai que l’IVG est un acte peu rentable ! —, ferme des centres d’IVG et ne renouvelle pas les crédits des centres de planification.

De par le monde, le libre choix des femmes sur leur corps est ainsi remis en cause et les avortements clandestins peuvent refleurir, dangereux pour la santé des femmes et coûteux pour les femmes des couches populaires.

Décidément, l’obscurantisme religieux n’en finit pas de « reprendre du poil de la bête » !

( lu dans le bulletin de l'UFAL)

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Lundi 9 novembre 2009 1 09 11 2009 00:01

Depuis huit ans, Solie Lautsi, résidente d’Abano Terme, n’arrive pas à faire admettre à l’État italien que la présence de crucifix dans l’école publique est une atteinte au principe de laïcité. En général, les tribunaux estiment que la croix ne relève pas de la religion mais est une tradition italienne et un « symbole » de l’Etat italien !

La Cour européenne des droits de l’homme a condamné l’Italie, mardi 3 novembre, pour la présence de crucifix dans les salles de classe car elle a estimé que la croix peut aisément être interprétée par des élèves de tous âges comme un signe religieux, et donc troubler des élèves d’autres religions ou athées. La Cour a conclu à l’unanimité à la violation de l’article 2 du protocole n°1 (droit à l’instruction), conjointement avec l’article 9 de la convention (liberté de pensée, de conscience et de religion). La Cour a même voté un dédommagement de 5 000 euros à la requérante pour dommage moral. La ministre de l’Éducation et le gouvernement italiens ont condamné cet arrêt. Preuve supplémentaire que les arrêts de la Cour sont de plus en plus favorables au principe de laïcité.

À cette occasion, dans le prolongement de la campagne qu’elle a menée en juin dernier, l’UFAL appelle le gouvernement français à respecter la laïcité en interdisant les croix dans les salles (d’établissements privés) utilisées pour l’examen du bac.

L’UFAL appelle le ministre de l’Education à dévoiler les mesures qu’il compte prendre et les instructions qu’il donnera aux recteurs et au président du SIEC pour la région Ile-de-France, afin que ces atteintes à la laïcité ne se reproduisent pas.

Sans une réaction du ministère, l’UFAL étudiera les moyens juridiques pour contraindre le gouvernement français à respecter la laïcité. L’UFAL ne tolérera plus la complaisance coupable du ministère de l’Education nationale sur ce point.

En France, à quand l’interdiction des crucifix pour l’examen du bac ?

L’UFAL Union des FAmilles Laïques

 

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Mardi 13 octobre 2009 2 13 10 2009 00:01

On aura tout vu. Au pays de la laïcité et de la séparation des églises et de l’État, on assiste ici à un curieux mélange des genres. À diffuser sans modération.

 

 

L’évêque pro-coup d’état de Tegucigalpa (Honduras) décoré par Institut catholique de Paris

Le 24 novembre 2009, à 19 heures, à l’Institut catholique de Paris, 

Monsieur le cardinal André Vingt-Trois et Monsieur le recteur Pierre Cahné présideront la séance solennelle de la rentrée universitaire de l’ICP.

A cette occasion, les insignes de docteur Honoris Causa de l’Institut catholique de Paris seront remis à... Mgr le cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa (Honduras).

Laudatio prononcé par Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont, vice-président de la Conférence des évêques de France.

Les insignes de Docteur honoris Causa seront également remis à Michel Camdessus, ancien directeur général du FMI. Laudatio prononcé par... Jean-Claude Trichet. 

 

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Samedi 3 octobre 2009 6 03 10 2009 00:00

Lors du dernier conseil national, à Bagnolet, notre déléguée Brigitte Blang a défendu, (une fois de plus, c’est un peu une idée fixe chez elle !) la laïcité, en Alsace et en Moselle. Un sujet qui tient particulièrement à cœur à celle qui enseigna si longtemps dans un département concordataire. Nous transcrivons ici l’essentiel de son intervention :

 

« Mes camarades.

Partant de la constatation plus qu’évidente de la singularité des 3 départements concordataires, que certains qualifient joliment de « contrées excentriques », permettrez-moi un bref rappel aux fondamentaux.

Ces trois départements ne sont concernés ni par les lois scolaires de 1881- 82- 86, ni par les lois de séparation de 1905. En 1919, le retour de ce territoire dans la République pose avec gravité le problème de l’application des lois laïques en Alsace et en Moselle. C’est pourtant le statu quo qui sera choisi. En 1924, arrivant au pouvoir, la Gauche tente le coup, et se heurte à l’opposition déclarée des catholiques, des évêques, et faut-il se le cacher, d’une partie de la population. Où on constate alors un affrontement idéologique entre ceux qui défendent la République une et indivisible, comme principe universel, et les tenants d’un fédéralisme régional et particulier. 

Dès lors, la question est clairement posée : la laïcité est-elle un principe indépassable ou bien plutôt un concept aménageable, et pourquoi pas élargissable... à une forme de laïcité positive, par exemple ?

Les cadres conjugués de nos travaux sur les élections régionales et notre Congrès programmatique de décembre semblent bien nous offrir LE moment idéal pour mener enfin cette réflexion incontournable, tant il est vrai, mes camarades, qu’à force de ne pas faire aujourd’hui ce que les autres ne feront pas davantage demain, tout espoir de changement devient impossible.

C’est pourquoi je vous demande, ici et maintenant, de graver dans le marbre de nos propositions l’abrogation de l’exception territoriale, en matière scolaire, de ces trois contrées excentriques. »

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Dimanche 2 août 2009 7 02 08 2009 00:12

Lycées privés centres d’examen pour le bac : un renoncement républicain

Lors la session 2009 du Baccalauréat, les exemples se sont multipliés où des lycées catholiques ont été choisis par les Rectorats pour être centre d'examen. Ce fut notamment le cas dans les départements de l'Ardèche et de la Drôme, mais aussi dans le Val-de-Marne ou en Gironde.

Courageusement, des enseignantes et des enseignants se sont émus de ces pratiques. Ils ont, de manière très professionnelle, alerté sur les entorses graves au principe de laïcité, pourtant inscrit dans notre constitution, qu'elles constituaient.

Le Parti de Gauche fait part de son indignation devant cette nouvelle attaque du principe de laïcité, fondement de l'Ecole de la République. C'est la neutralité qui est remise en question, la liberté de conscience qui est bafouée, le principe de séparation des Eglises et de l'Etat qui est violé. Seuls les établissements laïques accueillant tous les élèves sans exception doivent être habilités à être centres pour les examens et concours d'Etat.

Cet épisode malheureux s'ajoute à un ensemble de paroles, intentions ou faits convergeant dans un même sens depuis le discours du Latran du Président Sarkozy qui théorisait la prétendue « supériorité du prêtre sur l'instituteur dans la transmission des valeurs ». Il traduit une entreprise malheureusement cohérente de destruction de l'édifice républicain comme en ont témoigné ces derniers mois la reconnaissance des diplômes de l'enseignement supérieur catholique, la suppression programmée de la carte scolaire ou encore les avantages de financement pour les écoles primaires privées accueillant des enfants issus de communes voisines.

Le Parti de Gauche soutient les enseignantes et les enseignants qui ont de manière républicaine refusé de compromettre l'éducation nationale dans ces errements graves et appelle à une réaction vigoureuse du camp laïque.

 

François Cocq, SN à l'éducation du PG

 

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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 07 2009 00:00

Qui voudrait transformer la France en théocratie ?

 

Le droit de fonder un parti politique est incontestable, donc incontesté à l’endroit de la ministre du logement de N. Sarkozy : celle-ci vient d’annoncer pour le 20 juin, la naissance du parti chrétien-démocrate. Même si on n’a de cesse de s’interroger sur la valeur du mot « démocratie » , arrêtons-nous aujourd’hui sur un futur parti qui se nomme chrétien, initié par Christine Boutin, une catholique qui n’a pas hésité à brandir la bible dans l’hémicycle. Elle présente dans la presse (« La Croix » et « Famille chrétienne ») l’opportunité qu’elle estime avoir aujourd’hui, de créer ce parti, à la faveur d’une nouvelle donne qui serait constituée par différents facteurs : la place occupée en France par la religion musulmane (pourquoi alors dans le cadre d’un parti politique, privilégier une religion particulière ?), la notion de « laïcité positive » qu’elle reprend en citant le livre du président « La République, les religions, l’espérance » et la référence à l’héritage chrétien de la France.

Grâce aux résultats des élections du 7 juin dernier, grâce à la politique anti-laïque du gouvernement, C. Boutin ne peut qu’aspirer à la concrétisation de l’avènement à la fois d’une France et d’une Europe chrétiennes.

Madame Boutin a besoin de relire la loi de 1905 qui respecte toutes les croyances, religieuses ou non, et qui dans sa sagesse, maintient les religions hors des affaires de l’Etat.

Madame Boutin a besoin de relire notre Histoire qui a connu, bien avant la loi de Séparation, des conflits sanglants entre catholiques et protestants, des expulsions de juifs, ceci n’ayant cessé qu’avec notre Révolution qui a reconnu le statut de citoyen à chacun et les mêmes droits.

En créant ce parti, souhaiterait-elle faire de la France une filiale du Vatican ? S’accorde-t-elle avec N. Sarkozy pour placer le prêtre au-dessus de l’instituteur ? Veut-elle accélérer le financement des écoles privées au détriment de l’école publique ? Peut-être même restituer à l’Eglise les biens légitimement confisqués par le peuple ? Qu’en serait-il des libertés et notamment celle des femmes à disposer de leur corps ? Des lois de bioéthique ? Sachons attendre quelques jours et nous connaîtrons le programme…

Le moins que l’on puisse dire aujourd’hui est que ce parti annoncé s’affiche comme un projet anti-républicain.

Certes, on peut gloser sur un projet, mais le bilan d’une mandature ne manque pas non plus d’intérêt : C. Boutin s’est-elle par exemple saisi de l’exercice de son ministère pour faire appliquer la loi républicaine instaurant 20% de logements sociaux dans chaque commune ?

Jocelyne Clarke

 

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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 07 2009 00:00

L‘UFAL demande l’interdiction du voile intégral dans la rue.

Le débat qui vient de s'ouvrir sur le port du voile intégral (Burqa, Niqab, ...) suite à la proposition de mettre en place une commission d'enquête parlementaire sur le sujet, se déroule dans une grande confusion. L'Ufal tient à souligner qu'on ne saurait interdire le port du voile intégral dans l'espace civil au motif qu'il violerait le principe de laïcité.

Comme l'a justement rappelé la loi du 15 mars 2004 sur le port des signes religieux à l'école publique élémentaire et secondaire, le régime de laïcité impose l'abstention dans le seul espace relevant de l'autorité publique. Il établit parallèlement la tolérance dans l'espace civil où les individus ont le droit de jouir de leurs libertés dans les limites du droit commun. C'est la raison pour laquelle l'UFAL a combattu le port des signes religieux à l'école publique, mais a toujours défendu la liberté d'arborer des signes religieux (y compris le voile qui laisse le visage visible) dans l'espace civil.

Cela étant dit, le voile intégral pose un réel problème : non seulement il est un signe insupportable d'un projet idéologique et sectaire visant à asservir les femmes en leur refusant le statut de personne (puisque les femmes intégralement voilées, inaccessibles au regard d'autrui, ne sont, à proprement parler, personne), mais il est aussi un masque qui rend impossible l'identification de l'individu.

Le voile intégral est plus qu'un symbole d'oppression pour les femmes : il est une manière d'abolir l'humanité, la sienne propre puisqu'on se retire des relations ordinaires entre les êtres humains, celle des autres puisqu'une personne peut devenir ainsi invisible et intouchable. En cela, Burqa et Niqab ne sont pas des signes religieux, mais bien des dénis d'identité. À ce déni d'identité s'ajoute un déni d'identification susceptible de poser des problèmes de sécurité publique.

À ce titre l'Ufal demande l'interdiction du port du voile intégral dans tous les espaces de la société civile (dans les transports individuels et collectifs, dans les lieux clos accessibles au public, dans les commerces, mais aussi dans la rue).

On ne saurait s'opposer à une telle interdiction au prétexte qu'on condamnerait à la claustration les femmes portant le voile intégral. Cela reviendrait à maintenir une injustice et une oppression au prétexte d'une autre, mais ce serait aussi méconnaître que la Burqa et le Niqab n'ont de sens que s'ils sont visibles.

L'UFAL se tient à la disposition de la commission parlementaire pour faire connaître aux députés sa position et ses arguments.

Nicolas Gavrilenko, Caroline Brancher

 

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Vendredi 22 mai 2009 5 22 05 2009 00:00

L'article 89 de la loi relative aux libertés et responsabilités locales, votée le 13 août 2004, obligeait les communes à financer les frais de fonctionnement des élèves inscrits dans une école primaire privée sous contrat d'association, même si celle-ci était située hors du territoire de la commune de résidence. Précisons que le financement hors commune d'un élève fréquentant une école primaire publique ne s'applique pas automatiquement : il est facultatif et conditionné à l'accord préalable du maire ! Face à l'émoi suscité par une telle mesure, tant chez les partisans de la laïcité que dans les rangs d'élus locaux attachés à leur école de proximité, le Sénat lui a substitué, le 10 décembre 2008, une nouvelle disposition. La proposition de loi du sénateur Jean-Claude Carle pose, certes, des conditions aux avantages concédés à l'enseignement privé, mais celles-ci sont tellement vagues qu'au final, l'article 89 continuera à produire ses effets.

Actuellement étudiée par l'Assemblée nationale, l'adoption de cette proposition de loi aurait des conséquences désastreuses. Ce serait ainsi ouvrir la porte à l'instauration d'un « lien de guichet » fondé sur un financement individuel de nature consumériste entre les communes et les familles, dans la logique du « chèque éducation » préconisé par les libéraux. Les menaces sur le maintien de nombreuses écoles publiques de proximité, notamment pour les classes uniques des zones rurales, seraient puissamment aggravées par les effets de la politique gouvernementale s'ingéniant à mettre en concurrence les établissements en généralisant les principes conduisant à leur autonomie (ÉPEP) ou en contournant, avant de la supprimer, la carte scolaire. Il est également à prévoir un accroissement significatif des inégalités sociales et territoriales : d'une part, un alourdissement des dépenses pour les communes qui ne pourront y pourvoir qu'en augmentant les impôts locaux - les plus injustes, vu qu'ils ne prennent pas en compte les revenus -, d'autre part, l'obligation de fait, pour les communes les moins fortunées (c'est-à-dire les communes rurales isolées ou celles de banlieues défavorisées), de financer une partie des frais de fonctionnement des communes les plus nanties, qui accueilleront ces élèves au motif d'une image de marque meilleure. Autrement dit, pour reprendre la formule pertinente heureusement popularisée par les opposants, dont le collectif pour la promotion et la défense de l'école publique de proximité : « Nanterre paiera pour Neuilly ! »

Le débat ne se résume pas à une simple question technique de financement. L'angle d'attaque retenu est en réalité double.

À la reconfessionnalisation de la société, annoncée par Sarkozy dans son discours de Latran théorisant la prétendue « supériorité du prêtre sur l'instituteur dans la transmission des valeurs » et l'affirmation de son concept de « laïcité positive », s'ajoute l'aspiration des libéraux à ouvrir les portes du vaste marché de l'éducation, estimé à 1 400 milliards d'euros annuels. Ainsi, si 95 % de l'enseignement privé est à caractère confessionnel, les marchands visent eux aussi à ouvrir de nouvelles écoles en bénéficiant d'un double financement, public et privé. La même alliance du marché et du goupillon s'est traduite, dans l'enseignement supérieur, par la reconnaissance des diplômes de l'enseignement supérieur catholique, à égalité avec ceux décernés par l'enseignement supérieur public. Par transitivité, et conformément aux recommandations contenues dans le processus de Bologne ou la stratégie de Lisbonne, c'est permettre demain la reconnaissance de l'ensemble des diplômes du privé au nom de « la concurrence libre et non faussée », ce qui entraînera la mise en concurrence des universités entre elles. Le traité de Lisbonne est aussi un tableau à double entrée, lui qui refuse toute harmonisation en matière d'éducation (article 176 B du TFUE) mais ouvre en même temps l'espace public aux Églises (article 10 de la charte des droits fondamentaux).

Il est donc nécessaire d'inverser les données du débat relatif aux relations du public et du privé dans le domaine de l'école. Les « contraintes » imposées à l'école publique sont son honneur et font de ses missions une spécificité, dont le privé ne pourra jamais se réclamer. Parce que l'école publique est elle seule porteuse de l'intérêt général, il est malhonnête de parler d'une parité entre public et privé. La seule réponse adaptée serait la mise en place d'un grand service public laïque et unifié de l'éducation nationale, seul à même de garantir justice sociale et cohésion territoriale au sein de notre République. L'abrogation pure et simple de l'article 89 serait déjà un premier pas de rééquilibrage républicain.

François COCQ, secrétaire national du PG (Parti de gauche) à l'éducation,
Francis DASPE, président de la commission enseignement primaire et secondaire du PG

 

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Mardi 5 mai 2009 2 05 05 2009 00:12

Quand le prêtre formera l’instituteur.

On assiste à un assaut sans précédent pour tenter d’affaiblir l’enseignement républicain et laïque au profit de l’enseignement privé et confessionnel. En principe, la République « ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ». En coulisse, tout est fait pour torpiller l’esprit de cette loi dès qu’il s’agit d’éducation nationale.

Dans la plus grande discrétion, tout un pan du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Saint-Jean-de-Latran vient d’entrer en vigueur. On se souvient de cette phrase dans laquelle le président plaçait le prêtre au-dessus de l’instituteur « dans la transmission des valeurs ». Depuis, il a tenté de minimiser. Ces mots traduisent pourtant une vision de la transmission et de l’enseignement que son gouvernement applique à la lettre.

Dans une autre partie de son discours, moins célèbre, le président regrettait que la République ne reconnaisse pas la « valeur des diplômes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur catholique ». On pensait à la reconnaissance de diplôme de théologie... Ils n’ont pas à être validés par la République puisqu’elle ne « reconnaît aucun culte ». Mais le président s’obstine. Notamment avec l’arrière-pensée de pouvoir estampiller la formation des imams rêvée par le ministère de l’intérieur mais dispensée par la Catho. Un bricolage qui ne fait que renforcer l’impression d’une gestion postcoloniale de l’islam, donc la propagande islamiste. Tout en tuant à coup sûr l’esprit de 1905.

L’affaire est plus grave qu’il n’y paraît. Les décrets de cet accord - signé en catimini entre la France et le Vatican le 18 décembre 2008 - viennent de tomber. Ils prévoient la « reconnaissance mutuelle des diplômes de l’enseignement supérieur délivré sous l’autorité compétente de l’une des parties ». Or cette « reconnaissance » ne vaut pas seulement pour les matières théologiques mais aussi profanes. Autrement dit, le baccalauréat ou d’éventuels masters.

L’accord feint d’appliquer une directive européenne (le processus de Bologne), pensée pour reconnaître les diplômes étrangers, mais il change de nature à partir du moment où il est signé avec le Vatican, pour « reconnaître » des diplômes délivrés sur le sol français par des établissements de l’Eglise. Ce qui revient non seulement à casser le monopole des diplômes qu’avait l’Etat depuis 1880, mais aussi l’esprit de l’article 2 de la loi de 1905.

Jusqu’ici, les établissements catholiques privés pouvaient parfaitement préparer des élèves au bac, mais ceux-ci devaient passer leur diplôme avec tous les autres. Petite astuce connue des professeurs : de nombreux établissements privés choisissent de ne présenter que les meilleurs élèves sous leurs couleurs et d’envoyer les autres en candidats libres pour améliorer leur score de réussite au bac. Appâtés par des pourcentages tournant autour de 100 %, de plus en plus de parents se tournent vers ces établissements au détriment de l’école publique.

Le gouvernement fait tout pour encourager ce choix : démantèlement de la carte scolaire, baisse du nombre de professeurs dans le public… Le plan banlieue est à sec, mais on racle les fonds de tiroirs pour financer - sur fonds publics - l’ouverture de 50 classes privées catholiques dans les quartiers populaires. Un grand lycée Jean-Paul-II est sur les rails. Un collège tenu par l’Opus Dei est déjà sous contrat.

Il ne manquait plus que ça : la fin du diplôme d’Etat... Justement au moment où l’Etat annonce vouloir supprimer les IUFM, brader les concours, et remplacer leur formation par un master que pourrait préparer n’importe quel établissement privé. Comme ça, en plus de délivrer le baccalauréat, le Vatican pourra ouvrir des masters destinés directement aux futurs enseignants.


Un comité 1905 vient de porter plainte devant le Conseil d’Etat. S’il n’obtient pas gain de cause, le prêtre aura le champ libre pour reprendre la main sur l’instituteur.

Caroline Fourest

 

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Samedi 14 février 2009 6 14 02 2009 00:01
 la pilule est polluante et cause l'infertilité masculine

 



      

            Cité du Vatican, 3 jan 2009 (AFP) –

 

            La pilule contraceptive a « des effets dévastateurs sur l’environnement » et est en partie responsable de « l'infertilité chez l'homme », écrit samedi le journal du Vatican, l'Osservatore Romano.

            La pilule « a depuis des années des effets dévastateurs sur l'environnement en relâchant des tonnes d'hormones dans la nature » à travers les urines des femmes qui la prennent, affirme l'auteur de l'article, le président de la Fédération internationale des associations de médecins catholiques, Pedro José Maria Simon Castellvi.

            « Nous avons suffisamment de données pour affirmer qu'une cause non négligeable de l'infertilité masculine (marquée par une baisse constante du nombre de spermatozoïdes chez l'homme) en Occident est  la pollution environnementale provoquée par la pilule », poursuit-il, sans donner plus d'explications. Cet article, consacré à l'encyclique du pape Paul VI « Humanae Vitae » qui a interdit il y a quarante ans aux catholiques l'usage de la pilule et du préservatif, résume les grandes lignes d'un rapport publié récemment par la Fédération des médecins catholiques, explique son président. « Nous sommes face à un effet anti-écologique clair qui exige davantage d'explications de la part des fabricants », souligne le Dr Castellvi, qui qualifie l'encyclique « Humanae Vitae » de « prophétie scientifique ».

             «Une fois métabolisés, les hormones contenues dans les contraceptifs oraux n'ont plus aucun des effets caractéristiques des hormones féminines », a réagi Gianbenedetto Melis, vice-président d'une association de défense et de recherche sur la contraception, cité par l'agence Ansa.

            Les hormones contenues dans la pilule, telles que les oestrogènes, « sont présents partout (...) dans le plastique, dans les désinfectants, dans la viande que nous mangeons », souligne Flavia Franconi, responsable de la société italienne de pharmacologie.

            Le pape Benoît XVI a réitéré en octobre la condamnation par l'Eglise catholique de la contraception à l'occasion du 40e anniversaire de l'encyclique « Humanae Vitae ».

            Exclure la possibilité de donner la vie « au moyen d'une action visant à empêcher la procréation signifie nier la vérité intime de l'amour conjugal », avait déclaré le pape.

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