Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

A GAUCHE !

Recevez notre Hebdo:
"A Gauche!" 

Abonnement 29 €  par an
Chèque adressé à :
BP 7 - 91301  MASSY Cédex 
Pour 4 semaines gratuites écrire à :
isaroul@wanadoo.fr ou
jcharlesv@yahoo.fr

Recommander

Recherche

Images aléatoires

  • rs4.jpg
  • pierre laurent du PCF
  • charlotte, et ses invités
  • 38.jpg
  • débat en tribune

campagnes en tous genres

Samedi 14 novembre 2009 6 14 11 2009 00:00

 

M’est tombée dans la boite à courrier cette prise de position, venant de Martine, laquelle est une copine de mon copain Joseph. Vous voyez bien qu’on peut se faire des amis sur la toile, et pas seulement comme certains pensent…  

 

Régionales : le marché de dupes !  

 

Peut-on s'allier aujourd'hui avec le  parti socialiste ? C'est là une proposition qui ne tient aucun compte de l'évolution de la situation politique de ces dernières années. La crise du système capitaliste s'est considérablement aggravée. Elle pousse la droite à renforcer son pouvoir personnel et centralisé : atteintes multipliées contre la démocratie parlementaire et élective, main mise sur la justice, les médias etc. Dans ce contexte le PS a maintenant choisi de se situer à droite, comme dans les années cinquante. Les partis sociaux démocrates européens font pression sur le PS pour qu'il se transforme en parti social démocrate non sans résultat. Germain, maire de Tours ne cache  pas qu'il n'est pas socialiste mais social démocrate. Bonneau (à la Chapelle-Saint-Mesmin dans le Loiret) ne cache pas sa volonté de s'associer au MODEM en fonction du résultat du premier tour. On peut multiplier les exemples. Ségolène Royal en Poitou Charente ne cache pas sa volonté d'ouvrir sa liste dès le premier tour, etc. 

La compromission de responsables socialistes avec le pouvoir de Sarkozy continue avec dernièrement Jack Lang devenant son envoyé spécial en Corée du Nord.

Dans ces conditions comment prétendre faire des régions un pôle de résistance en confiant la responsabilité au parti socialiste qui a choisi de se situer à droite ?

Pôle de résistance le conseil général ? Quand Claude Roiron Présidente socialiste augmente de 15% les impôts, reçoit Martin Hirsch en grande pompe et décide de faire de l'Indre-et-Loire un département test du RSA ? 

 Aujourd'hui face à ces manœuvres  politiciennes d'un autre âge la seule solution est celle du rassemblement populaire. Avec des propositions claires de réel changement, y compris de la vie politique, le front de gauche représente une perspective nouvelle qu'il serait grave de gâcher. En permettant de rassembler largement, y compris les socialistes qui n'acceptent pas la dérive droitière de leur parti, en permettant à chacune et chacun de conserver sa personnalité, la bataille pour des élus efficaces, libres et déterminés à changer de société le front de gauche peut remporter de véritables victoires durables.  Proposer d'échanger quelques élus communistes, dont le dévouement et la ténacité pour faire avancer les choses n'est pas discutable, contre une direction de la Région par un PS qui a choisi d'être à droite est un marché de dupes. Nos ministres communistes ont certes en leur temps remporté quelques victoires mais que pèsent-elles à côté du bilan final : Le Pen au deuxième  tour, une gauche complètement discréditée, et une droite encore plus réactionnaire au pouvoir ? Faut-il localement refaire le même chemin ? 

Prétendre aujourd'hui que cette stratégie de la gauche plurielle (même camouflée sous des termes plus attractifs) qui fut un échec au plan national dont nous payons encore  les conséquences, puisse être  aujourd'hui une réussite au plan régional est une erreur politique fondamentale.

Le fait que les cotisations des adhérents ne représentent que 12% des ressources du parti (selon le rapport financier du 34ème congrès) conduit-il certains à nous proposer cet autre marché : alliance avec le PS afin de sauvegarder le financement du parti ? Qu'en serait-il alors de notre indépendance ? Mais bien sûr cette hypothèse ne peut être qu'une élucubration issue d'un esprit totalement perturbé… !

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 16 octobre 2009 5 16 10 2009 00:00

En France, près d’une femme sur deux a recours une fois dans sa vie à l’avortement. C’est le constat fait à l’occasion de la troisième Journée mondiale de la contraception, qui a eu lieu samedi 26 septembre.


Le recours à l’IVG reste stable depuis 15 ans. Environ 200 000 interruptions volontaires de grossesse sont pratiquées chaque année. C’est dire si l’information sur la contraception et l’éducation à la sexualité a des progrès à faire.

Pourtant de nombreux moyens sont à la disposition des femmes : nouvelle pilule à base d’œstrogènes naturels, nouveau contraceptif d’urgence. Les intervenants à cette journée ont relevé que chez les jeunes femmes de 15 à 19 ans, principales cibles de cette journée mondiale, le taux d’IVG a tendance à augmenter.
« Un avortement est toujours traumatisant pour une femme, mais chez une adolescente, c’est un moment très délicat qui peut affecter le moral et les résultats scolaires », expliquait une infirmière scolaire.
Bien évidemment, il est possible d'autoriser les différents contraceptifs d’urgence, après un rapport à risque. Bien sûr, il est possible de le faire distribuer sans ordonnance et gratuitement pour les mineures comme le demande le Planning familial. Mais ce ne sont là que des mesures d'urgence.
C'est pour cela qu'il faut produire et combattre pour une politique alternative et pour cela il faut combattre le lobbying catholique qui, sachant qu'il ne peut revenir sur la loi de 1975, utilise son lobbying pour assécher financièrement toutes les structures publiques qui en ont besoin. Il faut engager une campagne nationale de prévention basée sur l'éducation à la santé et la diminution des facteurs de risque.
Il faut une infirmière scolaire dans tous les établissements scolaires du secondaire, il faut augmenter les crédits des centres IVG, augmenter le nombre de centres IVG, mieux aider les centres de planning familial, organiser dans toutes les écoles, collèges et lycées une éducation à la santé avec une part importante sur la contraception et l'IVG, permettre le lien rapide entre les professions paramédicales et médicales et les jeunes filles en toute gratuité et en toute confidentialité.
Il est temps d'arrêter de mettre la tête dans le sable et de lutter efficacement pour plus de contraception et moins d'IVG, tout en maintenant intégralement le droit à l'IVG.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 8 octobre 2009 4 08 10 2009 00:00

En France, près d’une femme sur deux a recours une fois dans sa vie à l’avortement. C’est le constat fait à l’occasion de la troisième Journée mondiale de la contraception, qui a eu lieu samedi 26 septembre.
Le recours à l’IVG reste stable depuis 15 ans. Environ 200 000 interruptions volontaires de grossesse sont pratiquées chaque année. C’est dire si l’information sur la contraception et l’éducation à la sexualité a des progrès à faire.

Pourtant de nombreux moyens sont à la disposition des femmes : nouvelle pilule à base d’oestrogènes naturels, nouveau contraceptif d’urgence. Les intervenants à cette journée ont relevé que chez les jeunes femmes de 15 à 19 ans, principales cibles de cette journée mondiale, le taux d’IVG a tendance à augmenter.
« Un avortement est toujours traumatisant pour une femme, mais chez une adolescente, c’est un moment très délicat qui peut affecter le moral et les résultats scolaires », expliquait une infirmière scolaire.
Bien évidemment, il est possible d'autoriser les différents contraceptifs d’urgence, après un rapport à risque. Bien sûr, il est possible de le faire distribuer sans ordonnance et gratuitement pour les mineures comme le demande le Planning familial. Mais ce ne sont là que des mesures d'urgence.
C'est pour cela qu'il faut produire et combattre pour une politique alternative et pour cela il faut combattre le lobbying catholique qui, sachant qu'il ne peut revenir sur la loi de 1975, utilise son lobbying pour assécher financièrement toutes les structures publiques qui en ont besoin. Il faut engager une campagne nationale de prévention basée sur l'éducation à la santé et la diminution des facteurs de risque.
Il faut une infirmière scolaire dans tous les établissements scolaires du secondaire, il faut augmenter les crédits des centres IVG, augmenter le nombre de centres IVG, mieux aider les centres de planning familial, organiser dans toutes les écoles, collèges et lycées une éducation à la santé avec une part importante sur la contraception et l'IVG, permettre le lien rapide entre les professions paramédicales et médicales et les jeunes filles en toute gratuité et en toute confidentialité.
Il est temps d'arrêter de mettre la tête dans le sable et de lutter efficacement pour plus de contraception et moins d'IVG, tout en maintenant intégralement le droit à l'IVG.

 

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 21 septembre 2009 1 21 09 2009 00:00

Le Parti de Gauche participera aux rassemblements organisés par le Réseau Education Sans Frontières tous les dimanches jusqu'à l'anniversaire de la Convention Internationale des droits de l'enfant.

Paris, le 19 septembre 2009.

À grand renfort de communication, le gouvernement ne cesse de s'acharner contre les familles en situation irrégulière, par le biais de son Ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale. Il lui faut atteindre coûte que coûte les objectifs chiffrés de reconduites à la frontière !

On ne peut mesurer les souffrances et les désespoirs provoqués par les arrestations et les expulsions d'un parent, les traumatismes occasionnés sur les enfants. Ces politiques sont totalement contraires à la Convention Internationale relative aux droits de l'enfant dont nous allons prochainement célébrer le 20ème anniversaire. Le Parti de Gauche dénonce le piétinement des droits fondamentaux de la personne humaine que constitue ce déni du droit de vivre en famille.

Le Parti de Gauche dénonce le but inavoué du gouvernement : derrière cet acharnement de la politique du chiffre, la volonté est bien de criminaliser l'immigration, de détruire dans les consciences citoyennes que des droits objectifs peuvent être accordés de manière distincte à la situation de résidents en situation irrégulière ou non. C'est le fondement de la conception de notre nation républicaine qui est en jeu.

Le gouvernement s'est engagé dans une bataille idéologique et culturelle, visant à faire croire que notre identité nationale serait menacée par l'immigration. Mais notre identité nationale ne saurait être autre que notre identité républicaine, celle qui défend l'égalité des droits, l'accès de toutes et tous aux services publics et à la solidarité sur le territoire national. C'est au contraire les politiques de criminalisation de l'immigration, telles que celles orchestrées par le gouvernement, qui la menacent aujourd'hui. Les récents propos inacceptables de Brice Hortefeux en révèlent la portée.


Le gouvernement n'a d'autres objectifs que de substituer à la question sociale, la question nationale. Plus que jamais, Le Parti de Gauche réaffirme son attachement aux principes républicains, et exige :

-       Un plan de régularisation de l'ensemble des sans-papiers actuellement en France afin de remettre les compteurs à zéro ;
-       La dépénalisation de l'immigration.

 

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 9 septembre 2009 3 09 09 2009 00:00

À l’heure où le débat fait rage (vraiment ? Sans blague ?...) entre partisans et opposants au principe des primaires à gauche (à gauche ? Vraiment ? Sans blague ?), à l’heure où nous voyons les plus réfractaires à la méthode se laisser aller à de douteux rapprochements (et par charité, nous éviterons ici de citer leurs noms, après tout, c’étaient de bons camarades, il n’y a pas si longtemps…), à cette heure-là, donc, il ne nous a pas semblé inutile de rappeler cette tribune que Philippe Marlière produisait en mars 2008. Il ya des raccourcis saisissants, non ?

 

   

Démocrates ? De gauche ???

Les primaires aux USA ou l’illusion démocratique

Tribune de Philippe Marlière

Jamais les élections primaires américaines n’avaient suscité un intérêt aussi vif et soutenu dans le monde. La couverture médiatique du premier vote qui s’est tenu dans l’état d’Iowa a déclenché une frénésie médiatique sans aucune mesure avec l’importance de l’événement. Les candidatures hétérodoxes d’Hilary Clinton et de Barack Obama, côté démocrate, et de John McCain, côté républicain, n’expliquent qu’en partie un tel engouement.

Le public fatigue

Les primaires américaines seraient-elles aussi « addictives » que le Super Bowl ou la Coupe du monde de football? Rien n’est moins sûr. Le site de la BBC a récemment été pris d’assaut par des membres du public qui se sont plaints de « primary fatigue ». Certains, exaspérés, demandaient pourquoi la BBC devrait apporter une aussi coûteuse attention à des votes non décisifs, plus de dix mois avant le scrutin présidentiel.

On pourra rétorquer qu’il s’agit d’une étape fondamentale de l’élection la plus importante pour l’humanité. Elle justifierait donc un tel déploiement médiatique, quitte à négliger le traitement d’informations nationales et européennes de premier plan. Après tout, ne partageons-nous pas indirectement le destin de la plus influente démocratie du « monde libre »?
Les partisans des primaires estiment que ces élections mettent en scène ce qu’il y a de meilleur au sein de la démocratie américaine. Les records de participation à ces primaires tranchent en effet avec la médiocre participation à l’occasion du vote présidentiel. Ces primaires ne constituent-elles pas un vecteur essentiel de politisation citoyenne? Ne permettent-elles pas l’organisation de débats qui renseigneront sur les intentions des différents concurrents?

Prime au consensus centriste

En réalité, les primaires n’ont pas, jusqu’à présent, rempli ces fonctions. La percée de l’évangéliste Michael Huckabee a amené John McCain à se repositionner sur les thèmes de la morale et de l’ordre chers à la droite républicaine. Les différences sont ténues entre Obama et Clinton sur les questions internationales (ex-partisane de l’intervention armée, Mme Clinton promet vaguement de retirer les troupes d’Irak, tandis que M. Obama ne se démarque pas nettement du consensus inter-partisan sur la « guerre contre le terrorisme ») et nationales (assurance santé). Les médias privilégient les tenants du consensus centriste et négligent les candidatures atypiques (Ron Paul ou Dennis Kucinich).
Les candidats rivalisent donc de prudence, s’engagent de manière floue et adoptent peu ou prou des positions identiques. Bon gré, mal gré, ces candidats deviennent les stars d’un feuilleton à forte densité humaine.

Prime aux clichés

Plus d’un mois après le début de ce divertissement médiatico-politique, qu’a-t-on retenu des primaires? Les larmes d’Hilary dans le New Hampshire ; l’agressivité maladroite de Bill; l’élégante gestuelle de Barack. Le débat « s’élève » par instants quand les commentateurs dissertent sur le sexe ou la couleur de peau des candidats. Le paroxysme de l’analyse va à ceux qui émettent quelques généralisations -souvent non fondées sur le plan scientifique- à propos du « vote Noir » ou « Latino ». À quelques exceptions près, les primaires organisent une parodie démocratique, dont sortent renforcés les principaux clichés et préjugés socio-politiques.

Prime aux « faiseurs d'opinion »

Les primaires accordent une influence sur-dimensionnée aux « faiseurs d’opinion »: aux sondeurs qui prédisent les résultats état par état (dont la « large victoire » d’Obama dans le New Hampshire, alors qu’il fut finalement battu par Clinton) et surtout aux commentateurs qui décrètent sentencieusement les « moments décisifs » (le momentum) que la campagne serait censée avoir atteinte (attestés par des sondages souvent contradictoires, par le montant des sommes collectées par les candidats, par les discours d’auto-promotion des spin-doctors des candidats repris complaisamment par les médias, etc.).

Le tirage au sort serait moins coûteux

On le voit, un tel système gangréné par le pouvoir de l’image consensuelle et par l’argent ne peut traiter l’ensemble des candidats de manière égale et juste. Les primaires consacrent avant tout le triomphe de la forme sur le fond. Les électeurs sont amenés à trancher entre Clinton et Obama, deux candidats en apparence aussi capables et déterminés l’un que l’autre; deux compétiteurs que rien de politiquement fondamental ne vient séparer. Les électeurs doivent choisir entre des personnalités qui viennent ni plus ni moins « vendre » leur récit de vie. Plutôt que de procéder à ces primaires si coûteuses en temps et en argent, Noam Chomsky a
suggéré d’investir un candidat par tirage au sort.
Ce système rapide et économe ne serait pas moins aléatoire que les votes à répétition que l’on inflige aux américains et… au reste du monde par médias interposés. On pourrait sourire de telles pratiques si celles-ci n’étaient sur le point de faire leur apparition en Europe. Le système des primaires a déjà été adopté par le Parti démocrate italien (un regroupement post-social-démocrate et post-démocrate-chrétien). Ségolène Royal et la direction du Parti socialiste souhaitent introduire ce mécanisme de sélection en vue de la prochaine élection présidentielle. Si cette mesure était reprise à son tour par le PS, cela sanctionnerait la mort du parti d’Epinay comme lieu de débats sérieux, contradictoires et pluralistes.

 

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 5 septembre 2009 6 05 09 2009 00:00

Des nouvelles du Front !


Dimanche, à Nice, grande première : la gauche (oui, on veut bien dire la vraie gauche) présente une candidature d’union pour une cantonale partielle. Le PG, les Alternatifs, le PCF, le NPA et aussi une association de par là-bas, NICÉA (Nice Citoyenne et Altermondialiste, 100% à gauche, 100%écologiste, association créée à Nice pour les dernières municipales). Les candidats sont Emmanuelle Gaziello, du PC et Olivier Sillam du NPA. Comme quoi, la volonté unitaire, ça finit toujours par payer, quoi qu’en pensent les fâcheux. Même si le préfet a fixé la date du scrutin à l’arrache, n’incitant guère les électeurs au déplacement. Évidemment, nous aimerions avoir de bonnes nouvelles à donner lundi matin. Mais le fait d’y aller ensemble, tous ensemble, c’est déjà un bien beau scénario, non ? D’autant que ça se passe à Nice, tout de même. Alors, d’ici demain soir, on croise les doigts…

On ajoutera, et ce n’est pas rien : cette élection, elle a lieu pour remplacer un invalidé : Jean-Pierre Mangiapan, ci-devant conseiller général UMP. L’invalidation (accrochez-vous, ça devient carrément compliqué !) avait été prononcée parce que le candidat socialiste (enfin divers gauche, qu’ils disent) Pierre Laigle, n’avait pu déposer sa candidature à temps pour le second tour en 2008. Le plus rigolo, dans l’histoire, c’est que le Pierre Laigle en question, aujourd’hui, il milite à l’UMP ! Après, on va s’étonner que les électeurs ne s’y retrouvent plus entre la gauche et la droite… Rien que pour ça, les représentants de la gauche unie, ils devraient gagner, non ?

brigitte blang


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 22 juillet 2009 3 22 07 2009 00:00

Pour tous les libéraux du PS, ceux qui ont opté pour le libéralisme, pour le capitalisme, pour le traité de Lisbonne, pour la concurrence libre et non faussée (cet été ils en font une pitoyable démonstration), ont abandonné les valeurs du socialisme, mot grossier qu’ils veulent rayer de leur vocabulaire, justice, égalité, fraternité, solidarité, leur sont tellement pénibles à prononcer qu’ils n’ont qu’un objectif faire alliance avec la droite pour en finir avec ce qu’ils dénomment les vieilles lunes archaïques. Lorsqu’ils parlent de liberté c’est celle du renard dans le poulailler, tout doit être fait pour que le système d’exploitation perdure, que les plus nantis conservent un maximum de privilèges en exploitant un maximum de pauvres. Pour réaliser cette conversion il faut s’allier à la droite de Bayrou.

L’élection municipale partielle d’Aix en Provence était l’occasion d’en faire une brillante démonstration. Elle a échoué, la défaite est totale, la candidate UMP face à une alliance contre nature l’emporte de peu. Pour le PS la défaite est lourde, sa stratégie d’alliance à droite est battue en brèche, sa mascarade d’offrir une possibilité d’alternance à gauche disparait. Le but du PS, depuis longtemps, est de créer deux partis capitalistes libéraux en France, afin de présenter une fausse alternance tout en offrant la même politique. A Aix il vient d’en faire la démonstration. Heureusement les électeurs ne sont pas dupes. Le Parti de gauche doit dénoncer cette supercherie, s’opposer en proposant une autre politique. Les répercussions de cette alliance contre nature conduisent à :

- Une forte augmentation de l’abstention, (2009 1er tour = 55,9%, 2ème tour = 50,54%, 1er tour 2008 = 40,82%).

- Un profond discrédit des politiques, le PS en 2008 avait dans une triangulaire obtenu 42,9%, le Modem 12,8%, l’UMP 44,3%. En 2009 le renversement d’alliance tactique, électoraliste, et malsain a été désavoué par les électeurs. Au premier tour PS + Modem 34,08%, les Verts 11,31%, droite dissidente 7,08%, liste de gauche PCF, PG, NPA, 4,21%,  UMP 43,3% dix points de plus qu’en 2008. Malgré les appels très forts de la liste de droite dissidente, des Verts, de la liste de gauche, les résultats sont là. Deuxième tour UMP 50,22%, liste PS, Modem, Verts 49,78% 187 voix d’avance contre 747 en 2008 soit 560 voix de moins.

- Un affaiblissement de la démocratie entre les deux tours. L’UMP a amélioré son score de 6,92%, l’augmentation de la participation + 5,36% n’explique pas tout. L’unité de façade 56,78 est loin d’être atteinte. Les électeurs ne suivent plus les consignes des états major politiques. Plus le message est confus, plus le refuge dans l’abstention est important. Le constat pour cette alliance contre nature est accablant.

Nous ne devons pas  nous en servir pour masquer la contre performance de l’alliance à gauche. Aux européennes sur Aix, le Front de Gauche + le NPA réalisent respectivement 4,76% et 3,54% soit 8,30%, avec 4,21%, la contre performance est telle qu’il faut se poser des questions :

- La campagne a été courte, le sigle AIX à GAUCHE différent du Front de Gauche dans sa composante puisqu’il intègre le NPA n’a peut-être pas eu le temps de s’imposer.

- Les électeurs de gauche dégoûtés de l’alliance du PS avec la droite ont-ils préféré se réfugier dans l’abstention tout en sachant qu’il serait difficile voire impossible de siéger au conseil municipal ?   

- Les électeurs PC, PG, NPA, ont-ils accepté cette alliance ? C’est une question qui mérite d’être étudiée.

Au Parti de Gauche nous devons travailler dur pour proposer une politique de gauche qui redonne confiance aux électeurs de gauche. Ces abstentions massives sont inquiétantes, elles font le lit du populisme. Le désespoir des salariés et des couches populaires est grand, au point que leurs revendications ne portent plus sur l’amélioration des salaires, le maintien de l’emploi, les conditions de travail… elles portent sur l’importance de la prime pour accepter d’être licencié, bientôt ils seront licenciés sans prime et ils auront tout perdu. À nous la gauche de relever le gant ! Ne croyons surtout pas que les libéraux affichés ou masqués le feront. Faisons passer le message.

Alain Piégay (pg21)

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 25 juin 2009 4 25 06 2009 00:12

Ne pas se laisser intimider

Si Versailles lui était compté - en temps de parole par le CSA – on verrait beaucoup moins Sarkozy le restant de l’année sur les écrans de télévision… Voilà le présidentialisme à la française poussé jusqu’au bout, en vertu d’une réforme constitutionnelle voulue par Sa Majesté et votée par sa majorité : le chef de l’Etat parle à la nation à travers la représentation nationale, laquelle n’a surtout pas le droit de lui répondre. D’ailleurs après comme avant la réforme, le président peut dissoudre la Chambre des Députés, mais le Parlement n’a aucune prise sur l’hôte de l’Elysée…

Ce grand irresponsable, en terme constitutionnel, en prend donc de plus en plus à son aise. Car lui et son parti ont remporté les élections européennes, claironne-t-on dans les medias. Visiblement, nos commentateurs se soucient des chiffres comme d’une guigne, sinon ils auraient ramené le score de l’UMP à sa juste médiocrité en tenant compte de l’abstention, et auraient remarqué que plus de 70% des votants ont donné leur préférence à des partis hostiles à la reconduction de l’ultra-libéral José Manuel Barroso à la tête de la commission de Bruxelles, quand seule la formation présidentielle s’y déclare favorable. Cherchez l’erreur…


Mais laissant sonner les trompettes de la communication, Sarkozy entend bien faire croire qu’il a pris l’avantage…pour le pousser plus loin. À commencer par le dossier des retraites, qui focalise les affrontements sociaux depuis une quinzaine d’années. Résumons : l’homme qui a fait des milliards de cadeaux fiscaux aux contribuables les plus riches, qui en a autant et plus à mettre à la disposition des banques, joint sa voix au chœur des bonnes âmes qui pleurent misère à l’idée de financer les régimes de retraite ; l’homme qui fait semblant de réformer le capitalisme veut vraiment« réformer » les retraites, autrement dit détruire l’un des plus importants de nos acquis sociaux, le départ légal à 60 ans. Une incongruité doit nous mettre la puce à l’oreille. Sachant que l’âge médian de sortie du marché du travail est en France de 58 ans, que le taux d’emploi des 55-64 ans n’est que de 38, 2%, et que le chômage n’en finit plus d’exploser, comment diable pourrait-on travailler jusqu’à 67 ans ? En fait, le pouvoir sait très bien que ce nouvel horizon est illusoire. Mais peu lui importe, car sa finalité est autre : en repoussant l’âge légal du départ en retraite, il cherche à repousser d’autant la perception des pensions à taux plein. Les retraités sont trop riches, alors à l’appauvrissement ! Comme les salariés et les chômeurs !


Courage et lucidité

Il faudra, dans les rangs de la gauche combattante, expliquer patiemment, massivement, les tenants et les aboutissants de la bataille dont Sarkozy a fixé la date : 2010, soit la même année que les élections régionales. C’est dire si l’échéance du mi-mandat orientera l’avenir. La droite le sait : 2010 peut être l’année décisive du quinquennat, dont l’issue conduit à la réélection ou à la défaite. En attendant, elle prépare le terrain par la guerre psychologique, distillant l’idée que les jeux sont faits et que, fort (?) du résultat du scrutin européen, Sarkozy ne peut pas être battu en 2012.

Il est vrai que l’actuelle fragmentation de la gauche milite en sa faveur…Mais rien ne serait plus absurde que de baisser les bras devant une droite minoritaire. Rien ne serait plus dangereux que de laisser s’installer le défaitisme dans les rangs du mouvement populaire, alors que s’approche « la bataille des retraites », dont l’issue influera pour longtemps la gauche et le destin de la République. Sarkozy et ses sbires – les Bertrand, Lefèvre, Hortefeux et autre Estrosi – n’ont pas tous les moyens de leur politique. Rarement pouvoir aura été si impopulaire, quoi qu’en dise ses propagandistes. La colère court le pays comme une traînée de poudre…

 Et le Front de Gauche ? Justement, il peut et doit être le cheval de frise dressé contre l’offensive du pouvoir. À lui d’insuffler courage et lucidité, à rassembler sans sectarisme dans la perspective du combat prochain. Contrairement aux pronostiqueurs intéressés qui l’avaient simplement enterré avant les élections européennes, malgré le silence radio et la censure télé, le Front de Gauche s’est inscrit dans le paysage politique. Il pèse sur la recomposition de la gauche et ses militants sont aux avant-postes du mouvement social. Ferment de combativité, il doit maintenant irradier au plus profond des forces populaires.

 

Lu dans  www.combatrepublicain.org

 

 

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 22 juin 2009 1 22 06 2009 00:00

Quand Jean-Louis Borloo demandait aux préfets de faire la promotion de « Home »…

 

La lettre a été envoyée aux préfets de région à la veille du début de la campagne officielle des élections européennes du 7 juin, qui astreint à une obligation de réserve les ministres et les agents publics. Elle émane du ministère de l'écologie. Jean-Louis Borloo y demande aux préfets de région de veiller à la diffusion, sur leur territoire, du film Home, d’Yann Arthus-Bertrand, « un appel à la prise de conscience écologique en matière de réchauffement climatique ». Une copie du film accompagne le courrier.

Certains préfets se sont exécutés, organisant une projection du documentaire. C'est le cas, par exemple, en Moselle, où le préfet de région, Bernard Niquet, a largement invité, le 5 juin, les fonctionnaires à se rendre au Caméo-Ariel à Metz, pour assister à la diffusion du film. Dans un courrier envoyé aux différentes sous-directions de la préfecture, M. Niquet indique qu'il « serait souhaitable que les directions soient représentées par une vingtaine de personnes ». Le préfet précise qu'il agit « à l'initiative du ministère de l'écologie ».

D'autres préfets se sont montrés plus réticents. « Nous rentrions dans une période de réserve, raconte l'un d'eux. Il n'était pas question pour moi d'organiser une séance publique. Et je n'ai pas vu l'intérêt d'organiser une projection privée à la préfecture, alors que les gens pouvaient tranquillement regarder le film chez eux.» « De ma carrière, je n'avais jamais reçu une telle demande à la veille d'une échéance électorale », commente un autre.

« Il n’y avait pas malice »

Le ministère de l'écologie ne dément pas l'opération, mais se défend de toute arrière-pensée électoraliste. « Nous avons mis à la disposition des préfets le film pour qu'ils le valorisent. Nous avions la volonté de partager ce magnifique document avec des gens que nous avons beaucoup sollicité sur le Grenelle. Il n'y avait pas malice. En aucun cas, il ne s'agissait d'une instruction », explique le conseiller en communication de Jean-Louis Borloo, Benoît Parayre

Dimanche 7 juin, au moment des résultats, certains dirigeants de l'UMP se réjouissaient de l'influence du film sur le score des écologistes. « Le score des Verts : Home diffusé deux jours avant le scrutin, 9 millions de spectateurs ! », avait fanfaronné Xavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP. Le 5 juin, des membres du gouvernement avaient même organisé une soirée autour du film. Nathalie Kosciusko-Morizet avait ainsi réuni des militants de l'Essonne, aux côtés de Jean-Louis Borloo et de Michel Barnier. « Chacun était libre de s'emparer du film », justifie l'entourage de la secrétaire d'Etat à l'économie numérique.

Au lendemain du scrutin, après un début de polémique sur l'opportunité de la programmation de ce film, la direction de France 2 avait soutenu que la décision avait été prise deux ans auparavant, lorsque la date du scrutin européen n'avait pas encore été arrêtée. La chaîne avait fait valoir que le 5 juin coïncidait avec la Journée mondiale de l'environnement. La direction de la chaîne publique avait encore affirmé que le film avait été diffusé sur 81 autres chaînes étrangères. Le CSA n'avait rien trouvé à redire et considéré que le film n'avait pas « porté atteinte au principe de pluralisme, ni à l'exigence d'équité qui s'impose aux médias audiovisuels en période électorale ».

En Europe pourtant, très peu de chaînes ont programmé ce film. Une chaîne publique suisse l'a diffusé, mais la Confédération helvétique ne fait pas partie de l'Union européenne, ainsi que la chaîne publique portugaise RTP2. En Italie, en Espagne ou encore en Grande-Bretagne, le film a échappé aux... électeurs.

Sophie Landrin

(le monde.fr)

 

On pensait bien, par ci, par là, que ce bel objet en couleurs et papier glacé, ce n’était pas complètement anecdotique, deux jours avant le scrutin. Comme si, soudain, on nous avait télécommandé dans nos boites à penser des vertus et des pudeurs d’écologistes et de défenseurs de la mer bleue et des petits z’oziaux. Comme s’il fallait absolument rendre très vite responsables les électeurs du lendemain, ceux qui, peut-être auraient eu la mauvaise idée de voter de travers. Pour ceux-là, on a mis en avant les images, les nounours qui vont mourir, les petites fleurs que si ça se trouve nos petits-enfants n’en pourront plus faire des bouquets, et  le toutim. Et puis, voilà que ça a marché au-delà de leurs espérances, dis donc. Même que des électeurs de gauche depuis toujours ont mis un bulletin vert dans l’urne, au lieu d’un rose, par exemple. L’électeur de base socialiste se paie une bonne conscience en allant voter vert. En oubliant que l’écologie ne rime pas toujours avec joli. Que les enjeux sont ailleurs, dans la surexploitation de la planète, qu’il faudrait tout reconsidérer, nos modes de fonctionnement, notre façon de vivre, de consommer, de nous déplacer, bref, tout ça est dans notre programme, au Parti de gauche, on ne va pas vous faire l’article ! Mais tout ça, on n’en a pas entendu parler… Et pourtant, la liste verte, elle a fait combien ?

bb pg57

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 5 juin 2009 5 05 06 2009 00:00

Attention manœuvre électorale!

 

Le Parti socialiste est-t-il fâché avec les mathématiques ? Ignore-t-il la loi ? Est-il devenu amnésique ? À moins qu’il ne mente sans vergogne pour arracher le vote d’électeurs crédules ? On peut le craindre à la lecture de tracts de dernière minute glissés par le PS dans les boîtes aux lettres. Leur texte circule également par courrier électronique.  Il prétend sans honte que pour obtenir des sièges aux européennes les listes doivent obtenir entre 7,7% (Ile-de-France) et 11,1% (Est) et en conclut que le vote PS est le seul vote utile.

Il s’agit là d’une manœuvre mensongère.

La loi est claire : « les sièges sont répartis, dans la circonscription, entre les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés » (loi n°77-729 du 7 juillet 1977 relative à l'élection des représentants au Parlement européen).

Les mathématiques aussi : la répartition des sièges se fait en fonction du résultat de toutes les listes ayant dépassé 5%. Au-delà, il n’existe aucun seuil en-dessous duquel une liste est assurée de n’avoir aucun élu.

Quant aux scrutins précédents, chacun peut consulter les résultats par soi-même. Lors des européennes de 2004, 6 députés européens ont ainsi été élus avec moins de 7% des voix : 6,04% (en Ile-de-France), 6,08% (en Ile-de-France), 6,15% (dans la circonscription Sud-Est), 6,39% (Est), 6,80% (Nord-Ouest) ou 6,83% (Nord-Ouest).

0 en droit, 0 en math, 0 en histoire, mais 20/20 en malhonnêteté et enfumage. Le Parti socialiste est décidément tombé bien bas.



 

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés