« Et si le refus de vaccination contre la grippe n’était qu’une manifestation du rejet
de l’état UMP et de la communication de la comique Bachelot ? »,
par Claude-Marie Vadrot, journaliste et universitaire (extrait de Politis).
(…) Et si le refus larvé de la vaccination n’était tout simplement que la démonstration lumineuse que la majorité des gens de ce pays, qu’ils soient de gauche, de droite ou de nulle part, ne fait plus aucune confiance à l’Etat-UMP, à l’Etat sarkozien ; comme un réflexe pavlovien né de l’expérience des deux ans et demi déjà écoulés. Une méfiance qui deviendrait à la fois chronique et pathologique, une méfiance qui se renforce à chaque fois que Roselyne en remet une couche, en s’agitant à la télé et en lançant ses hussards de la vaccination à l’assaut des journaux, des radios et de la télévision. Avec l’idée politiquement fascinante du pouvoir que si la grippe « spéciale » ne fait pas plus de victimes qu’une autre, Bachelot pourra être vénérée comme Jeanne d’Arc pour nous avoir évité la peste. Sainteté et efficacité fabriquées qui rejailliront sur le Prince qui aura magiquement fait guérir les écrouelles comme les illustres monarques du Moyen Âge.
Et si, donc, ce refus compulsif n’était que la traduction que les Français ont vu venir la manipulation, si la méfiance n’était en fin de compte que le symptôme, difficilement curable, d’un phénomène de rejet de l’UMP se manifestant quelques années après la greffe comme cela se produit parfois et sans que les médecins puissent fournir d’explications rationnelles.
Les Français, ou une grande majorité d’entre eux au moins, seraient-ils tout simplement en train de dire « merde » au pouvoir avec la certitude de ne prendre aucun risque, seraient-ils en train de tenter de ridiculiser un Etat qui les trompe, qui les énerve et qui les insupporte de plus en plus ? Un virus du doute et de la méfiance qui « dormait » dans leurs inconscients et que les excès et les messages ridicules de la campagne menée depuis des mois « contre la grippe » auront réveillé. Au point d’en faire une épidémie que les reportages complaisants et laudateurs sur la sainteté et l’efficacité de la Bienheureuse Bachelot auront du mal à masquer au cours des jours qui viennent.
Et que fait-on des 94 millions de doses achetées à grands frais aux grands laboratoires qui comptent joyeusement leurs sous ?
" LE SOCIALISME PROCLAME QUE LA REPUBLIQUE POLITIQUE
Le monde paysan attendait du
chef de l’État autre chose que ces phrases aux accents maurassiens, sur « les liens charnels avec la terre ». Quand le chef de l’État a déclaré hier de façon appuyée que « la terre
fait partie de l’identité nationale », l’écho d’un autre discours semblait remonter d’un sombre passé : « La terre ne ment pas. » Une odieuse machination est à l’œuvre, mise
en scène par le ministre des basses œuvres. Éric Besson, ce transfuge du PS prêt à tout pour témoigner à son nouveau maître son zèle de néoconverti, est chargé de lancer un « débat »
sur « l’identité nationale ». Serait-ce donc le sujet le plus grave, la préoccupation la plus prégnante des Français ? Le chômage qui n’en finit pas d’étendre ses ravages,
bagatelle ! La protection sociale plombée par les hausses du forfait hospitalier, les médicaments déremboursés, billevesées ! L’école mise à mal par les 16 000 suppressions
d’enseignants, broutille !
Caracolant
en tête au premier tour de l’élection partielle, dimanche, l’extrême droite pourrait prendre les clés de la ville, si le candidat divers gauche arrivé second refuse la fusion de listes.
Après avoir vécu ce que nous avons raconté ici samedi à Strasbourg, voilà que pour se remettre le cœur dans l’épaule, comme
on dit chez moi, on a la bonne idée de regarder Ripostes, l’émission « dominicale » de Moati. Puisqu’on nous avait annoncé Jean-Luc Mélenchon en invité. Mais non, pas en « vedette
américaine » ! Pour ça, ils avaient prévu quelqu’un d’autre, et une sacrée pointure, même.
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