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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


PS-NPA, même combat ?

Publié le 31 Janvier 2011, 00:00am

Catégories : #parti de gauche

Les paroles en l’air d’Olivier et Benoît.

 

79.jpgUn petit mot rapide sur mon blog que je ne parviens hélas qu’à remplir trop peu souvent. Même si j’avoue goûter à l’exercice, j’attends avec hâte la fin des négociations sur les cantonales dont je m’occupe au PG pour me libérer un peu de temps (plus de 1900 cantons en jeu où l’objectif est de parvenir au maximum d’accords Front de Gauche avec la diversité politique qui va avec… D’ailleurs j’y consacrerais un billet une fois fini, promis…). Mais justement parce que cela parle élections et négociations et que la presse n’a guère relayé le communiqué que nous avons diffusé, je reviens sur les déclarations de Benoît Hamon qui prétendait lundi dernier que nous négocions déjà les législatives avec le PS. Il n’a toujours pas répondu à nos questions : où et quand ont eu lieu ces négociations sur les législatives ? Où en sont-elles ? Il aura bien du mal à nous éclairer puisqu’elles… n’existent pas.

Il parle de rencontre avec le PS. Donc soit le porte-parole du PS n’est pas tenu informé de ce que fait sa direction (en l’occurrence le trio Claude Bartolone/Christophe Borgel - respectivement responsables nationaux aux relations unitaires et aux élections- et François Lamy). Soit il ment consciemment.

 

Car, et ce fut public, nous avons rencontré ce trio socialiste il y a plusieurs semaines pour discuter sénatoriales comme d’ailleurs nous l’avons fait avec Europe Écologie-Les Verts, le PCF et le MRC. Nous considérons en effet que cette élection indirecte n’a rien à voir avec les cantonales ou législatives. Elle est l’équivalent d’un 3ème tour et, surtout si on pense utile d’imposer un président de gauche au Sénat (institution que l’on fera disparaitre, en tous cas telle qu’elle est aujourd’hui, si nous gouvernons ce pays, mais c’est une autre histoire), il est normal que nous ayons à la sortie le nombre de sénateurs qui correspondent, nationalement, à la représentativité de nos grands électeurs et de ceux que nous influençons. C’était un premier contact, rien n’a abouti avec quiconque. Ah si ! À cette réunion nous avons aussi parlé cantonales : pour dénoncer les rares accords PS-EÉ LV de premier tour, notamment en Essonne et Val de Marne, qui ont pour but de faire perdre des sortants du Front de Gauche alors qu’ailleurs les partis de C. Duflot et et M. Aubry ne s’allient guère y compris contre des sortants de droite. Cela a mis un peu d’ambiance dans la discussion mais nous sommes habitués.

 

Si, comme on peut quand même le supposer, le porte-parole du PS est tenu au courant du contenu de ce genre de réunion, alors c’est qu’il fabrique une autre réalité consciemment. Simple coïncidence de temps ? En tous cas je remarque que cette déclaration survient juste après celles d’Olivier Besancenot et de Pierre-François Grond, porte-parole et « N°2 » du NPA, qui le week-end dernier ont tous deux refusé la proposition de candidature de Jean-Luc Mélenchon sous prétexte qu’il a été socialiste et ministre du gouvernement Jospin et que du coup il ne saurait être aujourd’hui indépendant du PS.  Sur ce thème - que l’on pourrait résumer ainsi : « social-traître tu fus, social-traître tu resteras » - on remarque également les performances d’André Gerin et Maxime Grémetz. Ce procédé du soupçon a un avantage : il prétend s’exonérer de preuves. Ce procédé a un défaut : sans preuve aucune (et les observateurs du PG chercheront vainement trace d’une quelconque dépendance au PS depuis notre création), il renvoie à terme les dénonciateurs à la figure de calomniateurs sectaires. C’est là qu’arrive fort opportunément la « révélation » de Hamon qui donne du grain à moudre à cette thèse puisqu’il insinue qu’au final, en « secret », le PG ne serait pas si indépendant du PS que cela… On exagère ? Peut-être mais on admettra qu’il y a au moins une alliance objective bien comprise contre une candidature qui dérange les rentes et positions établies, qu’elles soient protestataires ou gestionnaires. On peut aussi espérer que ces camarades de valeur reprennent leurs esprits. Que les dirigeants du NPA entament enfin avec nous un vrai débat sur l’urgence toujours plus grande de l’unité de l’Autre gauche et que le leader de l’aile gauche du PS s’interroge sur la promotion qu’il aura à faire d’un  candidat social-libéral à la Présidentielle. On peut rêver non ? Les Tunisiens nous invitent bien à le faire à l’orée de cette année 2011 !

 

Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de Gauche

(photo pg 57 Éric au Mans novembre 2010)

 

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