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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


l'édito de septembre

Publié le 2 Septembre 2011, 23:00pm

Catégories : #école

Ne pas se payer de mots !

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De manière récurrente, l’éducation est hissée par tous les acteurs politiques au rang de priorité nationale. Les discours les plus lyriques sont alors de mise pour vanter les mérites de l’école garante de l’avenir de notre jeunesse. Cela va être encore davantage le cas en cette période de rentrée scolaire coïncidant également avec le coup d’envoi d’une longue séquence électorale qui ne s’achèvera qu’en juin de l’an prochain. D’ici là, nous devrons faire face au foisonnement de déclarations de bonnes intentions qui n’engagent que celles et ceux qui manifestent la faiblesse de bien vouloir y accorder un quelconque crédit.

            Celles et ceux qui s’échinent à casser méthodiquement le service public d’éducation depuis 2002 tenteront de nous faire prendre des vessies pour des lanternes : tragique méprise  s’ingéniera-t-on à nous persuader, tout ce qui a été fait ne visait qu’au bien de tous ! Celles et ceux qui quelque temps auparavant n’ont guère été meilleurs tenteront de nous convaincre de l’imminence d’un avenir radieux pour l’institution scolaire : pourtant certaines déclarations récentes sur les effectifs des classes doivent au contraire nous alarmer.

 

            La question de l’école est bien évidemment particulièrement sensible. Elle met en jeu les valeurs les plus fondamentales de notre vivre ensemble. Elle concerne ce que nous avons de plus cher, nos enfants qui constituent l’avenir de notre société progressivement construite à la suite de conquêtes arrachées par des luttes collectives. La  gravité de la crise économique que nous traversons accroît de manière significative la demande sociale à laquelle est confrontée l’École de la République. Qu’on le veuille ou non, et ce en dépit des dysfonctionnements de l’ascenseur social qu’il n’est nullement question pour nous de dissimuler ou de minimiser, cette dernière reste encore le moyen le plus facile d’accès pour la grande majorité de la population en vue d’une élévation tout à la fois en tant qu’être humain, que travailleur ou que citoyen.

Pour cela, ne laissons pas les pyromanes se vêtir, à des fins uniquement et bassement électoralistes, de l’uniforme de pompier quelques mois avant une échéance d’une telle importance. Cette supercherie ne peut raisonnablement être couronnée de succès dès lors que nous déciderons de porter le débat sur le fond des contre-réformes qui ont tant déstabilisé le service public d’éducation. Comme pour la campagne référendaire de 2005, c’est à un travail d’analyses  approfondies et de déconstruction radicale de la pensée dominante auquel nous sommes conviés. En somme, un travail d’éducation populaire dans la plénitude de l’expression. À cette condition, le peuple sera en capacité de balayer le discours de toutes les oligarchies qui n’ont pour unique projet que de mettre en coupe réglée ce qui reste de l’intérêt général afin de perpétuer leur domination.

 

Le Parti de Gauche place au premier plan de ses préoccupations la question éducative. Il n’a pas attendu la proximité des élections présidentielles pour s’en saisir. Pas question, comme d’autres, de se contenter de discours lénifiants aux antipodes des pratiques. Si certains font le choix de se payer de mots pour masquer soit la dangerosité soit le vide de leurs programmes, le Parti de Gauche et son candidat au titre du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, feront le choix d’un projet exigeant dont le maître mot sera « émancipation pour tous ! ». 

 

Francis Daspe

Le 1er septembre 2011

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