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le blog de brigitte blang

l'actualité politique vue par une militante du parti de gauche.


Il est passé par la Lorraine.

Publié le 18 Octobre 2011, 23:00pm

Catégories : #front de gauche

Vivre en Lorraine n’est pas sans risques, tout le monde l’a bien compris au fil du temps. Terre de batailles. Terre de travail. Terre de galères, aussi. Aussi loin que remontent les mémoires, ici les vies sont jalonnées de luttes et les rues de défilés.

flo55.jpgVendredi encore, autour de deux scènes de conflits sociaux, les équipes du Front de gauche ont appris ce que résister veut dire.

Résistance pour les ouvriers d’Arcelor-Mittal, qui veulent conserver leur outil de travail ici et maintenant. Pas dans vingt ans, quand il sera trop tard pour eux, et sûrement pour leurs enfants. Qui veulent empêcher l’histoire de bégayer et de leur rejouer la même musique qu’en 79, en 81, en 98, et qu’en 2008. Et qui ont juré de tout faire pour casser la logique du capitalisme forcené qui étrangle les hommes et les pays. (revoir notre article ci-dessus)

Résistance pour les travailleurs de l’hôpital d’Hayange, unis devant l’adversité qui va emporter leur savoir-faire, leur savoir-écouter les malheurs, leur savoir-adoucir les douleurs. Et qui ne baissent pas la tête. Sauf peut-être pour essuyer une joue luisante, lorsque Yann Cochin rend hommage à leur dévouement sans égal. Tous ensemble, médecins, infirmières, soignants, administratifs, tous sont là et racontent leur angoisse de voir les services engorgés par des politiques ineptes. Quand les médecins libéraux ne consultent plus que sur rendez-vous, les malades s’orientent vers les urgences. Et quand à son tour le service d’urgences disparaît… Faut-il mourir sur place ? Implacable raison comptable, qui oublie que dans la Vallée de la Fensch, les hommes ont transpiré leurs forces pour l’usine et sa survie, qu’ici la santé est plus fragile qu’ailleurs, et que même si ça ne saute pas aux yeux de prime abord… oui, bien sûr, leur combat et celui des sidérurgistes ne sont pas si étrangers, finalement.

Tous ils font face, avec courage et détermination. Et aucun d’entre eux ne crie à la récupération politique. Ils savent qu’ils peuvent compter sur les hommes et les femmes du Front de gauche pour les accompagner dans leur parcours semé de chausse-trapes. Sur leurs camarades d’au-delà des frontières aussi, car d’Allemagne, de Belgique, ou du Luxembourg, tous étaient venus leur apporter leur soutien. Ils savent aussi que Jean-Luc Mélenchon, le candidat qui les a rencontrés ce jour-là, n’a pas dans sa besace de solutions miracles. Il est venu pour les écouter. Venu pour comprendre les problèmes. Venu pour entendre les pistes proposées par les représentants syndicaux : alerter les institutions européennes, obliger les pouvoirs publics à revoir leur copie, celle qui brade la sidérurgie lorraine, le tissu social et la santé de ceux qui ont fait le choix de vivre et de travailler ici, faire passer les hommes avant le profit, considérer la vie. En un mot, penser à l’humain. L’humain d’abord… Un slogan plein d’espoir.

brigitte blang

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